L'opération de "ventes au déballage" à la peine

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
L'opération de "ventes au déballage" qui permet aux producteurs de vendre hors magasins certaines catégories de fruits et légumes a connu un démarrage - les 24 et 25 juillet - très modeste. En cause, des points de vente qui ont peiné à s'organiser.

Les "ventes au déballage" de fruits et légumes, autorisées par le gouvernement à partir de vendredi 24 juillet, ont connu un démarrage "modeste" sur les parkings des grandes surfaces.

L'arrêté du ministère de l'Agriculture, paru au "Journal officiel" mercredi 22 juillet, a autorisé la vente hors des magasins les 24, 25 et 31 juillet, ainsi que les 1er, 7 et 8 août, de certains fruits et légumes : melons, pêches-nectarines, abricots, poireaux, courgettes, poires d'été, artichauts et tomates.

L'objectif est de favoriser, par un déstockage rapide, la régularisation des cours du marché, alors que les prix de ces produits, en nombre élevés cette année, sont faibles.

"Délai très court"

"Tous les points de vente n'ont pas pu s'organiser, car la décision a été prise dans un délai très court", a expliqué la présidente des Producteurs de légumes de France, Angélique Delahaye. "Les magasins doivent demander des dérogations en préfecture" et "louer des chapiteaux [...] Il leur faut le temps de mettre tout ça en route", a-t-elle précisé, en contestant le fait que cet événement soit "ignoré par la grande distribution" et "un ratage total" comme l'affirme Le Parisien samedi.

"C'est un démarrage modeste" mais "nous ne sommes pas catastrophés", a déclaré à l'AFP le président de la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF), Bruno Dupont. "C'est un peu dommage pour nous, cela nous fait perdre un week-end."

Les producteurs, qui rencontreront lundi dans le Vaucluse le ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire, réclameront "une année blanche au niveau des charges salariales et patronales" afin de "repartir sur de bonnes bases", a expliqué Bruno Dupont. "Après les difficultés de l'année dernière et celles de cette année, il y aura malheureusement un certain nombre de dépôts de bilan", a-t-il estimé.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Acheter des lfruits et légumes en France, c'est acheter des kg et des kg de pesticides en même temps. A quand le bio ?

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