UFC-Que Choisir dénonce les prix des produits alimentaires

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Selon cette enquête menée dans 1.250 magasins, la baisse des prix de la volaille, du porc et du lait constatée par les éleveurs et les producteurs ne s'est pas traduite dans les rayons, augmentant d'autant la marge des distributeurs.

Industriels et distributeurs n'ont pas répercuté la baisse des prix agricoles sur les étiquettes des produits alimentaires de base en France, dénonce UFC -Que Choisir dans une étude publiée mardi. L'organisation de défense des consommateurs propose l'instauration d'un mécanisme de coefficient multiplicateur pour remédier à ce qu'elle considère comme des "abus" révélateurs d'un "marché qui ne fonctionne pas".
 

Selon cette enquête menée dans 1.250 magasins, la baisse des prix de la volaille, du porc et du lait constatée par les éleveurs et les producteurs ne s'est pas traduite dans les rayons, augmentant d'autant la marge des distributeurs.Entre septembre 2007 et septembre 2009 par exemple, le prix payé aux producteurs de lait a chuté de 7%. UFC -Que Choisir a constaté dans le même temps que le prix d'une brique de lait de grande marque avait augmenté de 5% et celle d'une marque distributeur de 11%.
 

"L'objet de notre étude est de dire que le marché ne fonctionne pas car le lien entre prix agricole et prix en rayon n'existe qu'à la hausse, jamais à la baisse", explique Olivier Andrault, chargé de mission alimentation à UFC -Que Choisir. "L'argument généralement utilisé selon lequel le prix en rayon est strictement lié aux prix agricoles est faux", a-t-il dit à Reuters.
 

Pour faire cesser ces pratiques, UFC -Que Choisir propose d'étendre le coefficient multiplicateur, déjà applicable aux fruits et légumes, "à tous les produits bruts ou peu transformés, et au minimum pour les viandes fraîches de boeuf et de porc". Le principe consiste à calculer le prix de vente maximal "en multipliant le prix agricole par un coefficient défini avec les professionnels, sur la base de l'historique hors période de crise", explique UFC -Que Choisir dans un communiqué.
 

L'organisation en appelle aux parlementaires pour mettre en place ce dispositif."Nous allons leur demander de faire des propositions législatives pour introduire cette disposition dans le droit français", souligne Olivier Andrault. "Attention, ce coefficient n'est pas la solution à tout", prévient-il. "Il ne peut être utilisé que pour des produits bruts ou peu transformés".
 

L'étude d' UFC -Que Choisir est publiée au terme d'une année marquée par de nombreux mouvements de colère de producteurs agricoles français, de lait notamment, dénonçant les difficultés à vivre décemment de leur travail.

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Commentaires
a écrit le 30/03/2010 à 6:11 :
que choisir devrait s'intéresser un peu plus fortement aux prix des logements (loyers-achats) car celà est un frais fixe ;alors que la nourriture est variable et le choix est laissé aux consommateurs.
a écrit le 08/01/2010 à 10:22 :
quand est-ce qu'un vrai gouvernement aura le courage et la volonté
de penaliser très fortement et d'interdire à tous jamais, de telles pratiques,
voire meme d' appliquer une fermeture administrative juger par un tribunal compètant.Faire toujours plus de fric sur le dos de tous les citoyens de categories pauvre,et moyenne,Y EN A MARRE.

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