• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Entreprises & FinanceAgroalimentaire & Biens de consommation & Luxe

Axel Dumas: "Hermès est une famille, mais la première famille d'Hermès sont ses employés"

Maxime Liévois, Les Mardis de l'Essec

Publié le 11 février 2019 à 08:46 - Mis à jour le 12 décembre 2024 à 23:58

L'essentiel de l'actualité

jeudi 2 juillet

  • OpenAI envisage de céder 5 % de son capital au gouvernement américain
  • Budget des Armées : le Parlement valide une trajectoire à 436 milliards d'ici 2030
  • Défense: le groupe franco-allemand KNDS repousse son entrée en Bourse
  • Semi-conducteurs : deux cadres américains détenus à Taïwan pour trafic
  • Kevin Warsh confirme que les risques d'inflation ont diminué
Voir plus

Le Quotidien Numérique

02 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    La découverte inattendue des scientifiques face aux déchets radioactifs au fond de l'océan

  • 2

    OPINION. « Pourquoi l’Europe doit suspendre la facturation électronique obligatoire »

  • 3

    Stéphane Bern : « J’aimais ma mère comme on aime son bourreau »

  • 4

    Sécurité : Verney-Carron décroche un nouveau contrat pour équiper les forces de l’ordre françaises

  • 5

    Pourquoi la République démocratique du Congo occupe une place unique sur les marchés de minerais

  • 6

    Or : pourquoi le premier producteur africain veut augmenter les réserves de sa banque centrale

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
ENTRETIEN VIDÉO. Mardi 29 janvier à 20h, Les Mardis de l'ESSEC, en partenariat avec La Tribune, a reçu Axel Dumas, CEO de Hermès, dans le grand amphithéâtre de l'ESSEC, à Cergy.

Mardi 29 janvier, Les Mardis de l'ESSEC recevaient Axel Dumas, Pdg d'Hermès, dans leur grand amphithéâtre à Cergy. Ce débat, conduit en anglais afin de répondre à la demande des étudiants internationaux toujours très friands de PDG français, a fait salle comble. Pas très étonnant pour un patron qui cultive la discrétion et dont les apparitions publiques se font très rares. Au cours de ce débat, Monsieur Dumas a eu l'occasion de revenir sur son parcours atypique, la tradition familiale de ce fleuron de l'industrie française ainsi que sur les nouveaux défis et l'avenir d'Hermès.

« Quand j'étais plus jeune, je n'ai jamais pensé travailler chez Hermès »

Lorsqu'on lui pose la question, le jeune patron de 49 ans aux allures de dandy dans son costume croisé et ses chaussures lustrées répond qu'il ne s'imaginait pas reprendre un jour le flambeau familial. Pourtant, Axel Dumas baigne depuis sa plus tendre enfance dans l'univers d'Hermès : sa mère dirigeait la production et son oncle, Jean-Louis Dumas était le PDG emblématique du groupe de 1978 à 2006. Son diplôme de Sciences Po Paris en poche, Axel Dumas décide de s'expatrier en Chine où il a travaillé en tant que banquier d'affaires à Paribas afin de financer des projets dans les matières premières, l'énergie et les transports.  Quand on lui demande comment l'on passe si facilement de Sciences Po à la finance, il s'amuse à dire qu'il « était le seul à avoir candidaté ».

Ce n'est qu'en 2003, à la suite du décès de sa mère, que Jean-Louis Dumas l'invite à rejoindre l'entreprise familiale. S'il convient n'avoir « jamais pensé travailler un jour chez Hermès », c'est une opportunité qu'il n'aurait pas osé refuser. Le voilà nommé dans un premier temps dans le secteur financier d'Hermès International. Digne des plus belles success-stories, sa carrière n'a pas tardé à décoller : nommé directeur commercial France de la joaillerie Hermès en 2006, il prend la tête de la maroquinerie-sellerie deux ans plus tard. En juin 2013, c'est le Graal : le voilà nommé PDG d'Hermès, poste dont il exercera les fonctions pendant quelques mois en cogérance avec Patrick Thomas. Si, à l'exception de ce dernier, tous les PDG sont issus de la famille Hermès, Axel Dumas concède que ce ne sera pas « nécessairement un membre de sa famille qui prendra la suite ». Il n'en fallait pas plus pour exalter les étudiants de l'ESSEC.

« Nous allons là où les méthodes de production sont les plus authentiques possibles »

Lors de cette soirée, Axel Dumas a souligné ce qui différencie Hermès des autres marques de luxe : son savoir-faire, son authenticité et sa « qualité de fabrication ». 118 ans après la création de la maison par son aïeul Thierry Hermès, Hermès confectionne toujours les selles qui ont fait son succès. Axel Dumas raconte d'ailleurs avoir mis l'accent sur les compétitions équestres lorsqu'il était à la tête de la branche maroquinerie-sellerie, car Hermès se doit « d'exceller dans tous les domaines ».

L'authenticité des produits Hermès passe aussi et surtout par la recherche incessante de la meilleure qualité possible. Interrogé sur la pérennité du choix du groupe de produire en France (sur les 52 sites de production d'Hermès, 41 sont implantés sur le sol français), Axel Dumas répond qu'Hermès s'évertue à « aller là où les méthodes de production sont les plus authentiques possibles ». Si l'on veut du cachemire, il faut opter pour le Népal, la Chine pour la laque, ou encore la Suisse pour l'horlogerie. Une façon polie de vanter les mérites de la confection française quand d'autres se contenteraient de pousser un « Cocorico ».

Newsletter

Industrie et service

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Illustration de la newsletter Industrie et service

Vous l'aurez sans doute compris, cette entreprise familiale privilégie le fond sur la forme.  Aussi, n'est-elle pas du genre à faire beaucoup de marketing. Contrairement à ses concurrents qui investissent des sommes pharaoniques dans des égéries, Hermès ne souhaite pas avoir d'ambassadeurs :

« On ne paye pas des personnes pour porter nos vêtements, nous sommes des manufacturiers » nous rappelle ce quadragénaire aux airs de dandy, « et nous sommes d'ailleurs très contents lorsque des égéries d'autres marques achètent anonymement nos produits » ajoute-t-il sur le ton de la plaisanterie.

Concernant la gestion financière du groupe, l'empreinte familiale est elle aussi présente. Si Hermès a frôlé la faillite dans les années 1920, l'entreprise familiale aura retenu la leçon. Depuis cet événement pour le moins traumatisant, Hermès s'est promis de ne plus jamais « traîner » autant de dettes qu'à cette époque. En digne successeur, Axel Dumas respecte à la lettre cet impératif et pense long-terme.

« Hermès doit grandir sans grossir »

Quant à l'avenir de la maison et les défis qu'elle doit relever, Axel Dumas se dit relativement optimiste. Si ses aïeux ont dû faire face à la crise de 1929 ou à la disparition de l'utilisation des chevaux comme moyens de locomotion, Axel Dumas a mené avec brio un autre combat tout aussi périlleux : repousser l'attaque du géant du luxe LVMH. Pour le jeune patron, depuis l'entrée de Bernard Arnault en 2012 au capital d'Hermès (à hauteur de 22%), la menace ne vient plus de LVMH, mais de la capacité du groupe à se diversifier tout en conservant son héritage et ses valeurs :

« On ne peut pas prévoir le futur, donc on doit faire preuve de flexibilité et être prêt à faire face à une éventuelle crise».

Axel Dumas l'a bien compris. Si les carrés de soie Hermès représentaient 50% des ventes en 1998, dorénavant ce sont la maroquinerie et le cuir qui trustent les ventes du groupe. D'autres activités, encore marginales il y a quelques années, ont connu un essor fulgurant. C'est le cas de la joaillerie ou de la parfumerie.

Enfin, la question des nouvelles technologies et de l'e-commerce a aussi été abordée. Mais rassurez-vous, Hermès ne compte pas substituer ses petites mains par des robots puisque « jusqu'à présent, ce sont les hommes qui fournissent la meilleure qualité ». Si le groupe a lancé son premier site marchand sur Internet dès 2001, la maison, depuis, ne s'est guère renouvelée. Et lorsqu'on demande à Axel Dumas si Hermès ne perd pas de sa superbe en lançant un « partenariat avec Apple », il rétorque avoir fait cela « pour s'amuser, et si cela fonctionne, c'est tant mieux ».

Si le succès d'Hermès et des autres géants du luxe participent indéniablement du rayonnement français dans ses dimensions économique et culturelle, tenter de rapprocher leur stature en France à celle des GAFA américains paraît « trop ambitieux, voire présomptueux » aux yeux d'Axel Dumas. Avec ce PDG jeune et modeste, on peut raisonnablement penser que le groupe Hermès a encore de beaux jours devant lui.

Maxime Liévois, Les Mardis de l'Essec

Sur le même sujet

Fût de déchets radioactifs présentant une dégradation importante, déversement de matières sur les fonds marins environnants et dispositif d'échantillonnage des sédiments déployé puis récupéré par le Nautile sur le site de stockage de déchets...

La découverte inattendue des scientifiques face aux déchets radioactifs au fond de l'océan

Des milliers de fûts de déchets radioactifs dorment depuis plusieurs décennies dans les profondeurs de l’Atlantique Nord-Est. À 4 700 mètres sous la surface, une mission scientifique pilotée par le CNRS à bord du sous-marin Nautile s'est attelée à mesurer leur impact sur l’environnement marin. Malgré la radioactivité, les équipes y ont découvert une biodiversité d’une grande richesse.

Premium
Energie
Matthieu Discamps, directeur général France de Powerdot.

Bornes de recharge rapides : Powerdot passe à l’offensive en Europe

Powerdot, le leader français de la recharge rapide sur les parkings de la grande distribution et des centres commerciaux, vient d’acquérir Instavolt Espagne & Portugal. Le signe que le marché européen est en voie de consolidation.

Premium
Energie
Un ouvrier passe devant des rouleaux de fer et d’acier à l’usine sidérurgique de Chongqing. (Photo d'archive)

Acier : « un jour historique », l'Union européenne resserre les importations et privilégie ses partenaires

Afin de sauver son industrie sidérurgique, Bruxelles réduit de moitié, à compter de ce mercredi 1ᵉʳ juillet, les quotas d'acier importé en Europe sans droits de douane. Plus important, ces volumes ont été alloués en fonction de négociations bilatérales auprès d'une quinzaine de pays partenaires, mais pas la Chine.

Premium
Politique industrielle
Le ravitaillement du premier camion à hydrogène acquis dans le cadre du projet Hyguane a été réalisé le 24 juin dernier, à l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry (Rhône).

Spatial : l'hydrogène vert choisi pour décarboner les lanceurs d'Ariane 6

Démontrer la capacité de l'hydrogène à décarboner les activités spatiales et terrestres, tel est l'objectif du programme Hyguane, présidé par l'Agence spatiale européenne. Le ravitaillement de son premier camion à hydrogène à Lyon (Rhône), qui rejoindra ensuite la Guyane, confirme l'avancée du projet qui doit entrer dans sa phase opérationnelle en juin 2027.

Premium
Energie et Industrie
L'opération, encore soumise aux étapes habituelles de finalisation, doit être bouclée dans les prochains trimestres.

IA industrielle : Schneider Electric met 3,1 milliards pour s'offrir l'américain Cognite

Le groupe français renforce sa stratégie de logiciels industriels en rachetant Cognite, spécialisée dans les données et l’intelligence artificielle.

Energie et Industrie
Le site envisagé par Emme pour implanter la raffinerie de cobalt et de nickel est une parcelle de 32 hectares d'espaces naturels et agricoles dont seulement 5 hectares ont été aménagées pour des activités portuaires il y a une dizaine d'années.

En Gironde, des communes attaquent un projet de raffinerie sur une zone inondable

Deux communes industrielles de la métropole bordelaise contestent en justice l'implantation d'une raffinerie de nickel et de cobalt en bord de Garonne. L'usine, déclarée d'intérêt national majeur et autorisée à marche accélérée, menace, selon elles, d'amplifier le risque inondation.

Energie et Industrie
Eco-Tech La PME toulousaine Eco-Tech Ceram a installé un système de récupération de chaleur fatale sur le site industriel de Villeroy & Boch à Valence d'Agen, comme le montre la photo ci-contre.

Pourquoi la chaleur industrielle devient un nouvel enjeu stratégique pour les usines

Face à la perte de compétitivité des usines tricolores, les industriels regardent de très près les technologies de chaleur industrielle pour alimenter leurs procédés de production. Néanmoins, si les acteurs constatent un boost d'intérêt, les commandes tardent à venir.

Premium
Energie et Industrie
En dix ans, la part de l’acier importé dans la consommation européenne est passée de 15 % à près de 30 %.

Droits de douane sur l'acier : l’Union européenne réserve la moitié de ses quotas à ses partenaires privilégiés

En doublant à 50 % ses droits de douane sur l’acier importé au-delà de nouveaux quotas réduits à 18,3 millions de tonnes par an, Bruxelles durcit la frontière commerciale tout en réservant la moitié de ces volumes à ses alliés – Royaume-Uni, Suisse, Turquie – pour protéger une sidérurgie européenne fragilisée par les surcapacités chinoises et les surtaxes américaines.

Politique industrielle