Des circuits courts alimentaires pour mieux manger en ville
Patrick Cappelli
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... Damien Conaré, secrétaire général de la chaire Unesco Alimentations du monde à Montpellier SupAgro, Stéphane Layani, PDG de la Semmaris et Audrey Pulvar, adjointe à la Maire de Paris chargée de l'alimentation durable, de l'agriculture et des circuits courts.
Le ballet des poids-lourds et des camionnettes qui viennent approvisionner les supermarchés des villes, engendrant pollution et embouteillages, vont-ils se raréfier grâce au développement des circuits courts ? La France dispose depuis 2009 d'une définition officielle de ce mode de distribution alternatif : un intermédiaire maximum entre le producteur et le consommateur. Des circuits courts qui présentent au moins deux avantages : une meilleure captation de la valeur ajoutée par le producteur agricole et apporter au consommateur des produits de qualité. « En 2020, on en attend encore plus : des modes de production respectueux de l'environnement, une contribution à la santé et à la résilience des villes en termes d'approvisionnement » selon Yuna Chiffoleau, ingénieur agronome, sociologue et directrice de recherche à l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), qui évoque une « diversité du champ à l'assiette ».
À la Mairie de Paris, Audrey Pulvar, adjointe à la Maire, chargée de l'alimentation durable, de l'agriculture et des circuits courts rajoute toujours à ce titre la mention « de proximité ». « Un circuit court peut être long ! Ce qui compte, c'est le nombre d'étapes et non la distance. L'objectif, c'est que les 30 millions de repas de restauration collective servis chaque année par la mairie soient composés de plus en plus d'alimentation durable ou bio, mais provenant d'un rayon de 2 à 250 km ». La moyenne de distance aujourd'hui étant de 450 km, la mairie veut rapprocher producteurs et consommateurs. La part actuelle du durable et du bio dans la restauration collective parisienne est de 54%, avec comme objectif pour cette mandature de passer à 100% dont la moitié de produits provenant de moins de 250 km.
Patrick Cappelli