La production mondiale de vin au plus bas depuis 1957, la France chute de 19%

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En France (2e rang mondial), le plongeon de la production de presque 20% a été provoqué par des épisodes de gel qui ont particulièrement touché le Bordelais, les Charentes, le Jura et l'Alsace. En revanche, aux Etats-Unis la baisse a été limitée (1%), ainsi qu'en Chine qui en a profité pour se hisser au 7e rang mondial. En Amérique latine, on notera le bond de 25% de l'Argentine.
En France (2e rang mondial), le plongeon de la production de presque 20% a été provoqué par des épisodes de gel qui ont particulièrement touché le Bordelais, les Charentes, le Jura et l'Alsace. En revanche, aux Etats-Unis la baisse a été limitée (1%), ainsi qu'en Chine qui en a profité pour se hisser au 7e rang mondial. En Amérique latine, on notera le bond de 25% de l'Argentine. (Crédits : Reuters)
On n'avait pas vu ça depuis soixante ans ! Les chiffres publiés mardi par l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) montre aussi une forte baisse en 2017 sur un an, de quelque 8,6%. Baisse qui se transforme en dégringolade s'agissant de l'Union européenne (-14,6%), avec la spectaculaire chute de la France (-19%) numéro deux mondial.

La production viticole mondiale, affectée par d'importants aléas climatiques en Europe, a accusé un recul de 8,6% en 2017, tombant son plus bas niveau depuis 60 ans.

Hors jus de raisins et moûts destinés à la vinification, la production de vin a totalisé 250 millions d'hectolitres l'an dernier, contre 273 millions en 2016, selon les chiffres estimés par l'Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) et publiés mardi 24 avril.

"Cette production historiquement faible s'explique surtout par des conditions climatiques défavorables au sein de l'Union européenne", souligne l'OIV dans un communiqué.

La production n'avait pas été aussi faible depuis 1957, année où elle était tombée à 173,8 millions d'hectolitres.

L'Italie chute de 17%, mais la France, c'est pire : 19% !

En Italie, premier producteur mondial, la chute a été de 17% en valeur, tandis qu'elle a atteint 19% en France (2e rang mondial) où des épisodes de gel ont particulièrement touché le Bordelais, les Charentes, le Jura et l'Alsace.

Lire aussi : Vins de Bordeaux : le CIVB veut réguler la production

En troisième place, l'Espagne n'a pas été épargnée, avec un décrochage de sa production de 20%.

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Les États-Unis baissent très peu, l'Argentine explose (+25%)

La production a limitée sa baisse à 1,0% aux États-Unis, quatrième producteur mondial, ainsi qu'en Chine qui s'est hissée au 7e rang mondial des producteurs de vin derrière l'Australie et l'Argentine. Les tendances ont été contrastées en Amérique latine, avec une hausse de 25% en Argentine et un recul de 6% au Chili (9e rang mondial).

La consommation de vin s'est quant à elle stabilisée aux environs de 243 millions d'hectolitres en 2017, contre 242 millions un an auparavant, dans sa fourchette de moyen-long terme, les États-Unis confirmant leur première place mondiale (32,6 millions d'hectolitres) devant la France (27 millions).

Les exportations mondiales grimpent en volume et en valeur

Sur le marché des exportations, l'Espagne conserve sa première place des pays exportateurs en volume avec une part de marché mondial de 20,5%, tandis que la France garde sa place de leader en valeur avec 9 milliards d'euros exportés l'an dernier.

Au total, les exportation mondiales ont totalisé 107,9 millions d'hectolitres en 2017, en hausse de 3,4% par rapport à l'année précédente, et 30,4 milliards d'euros en valeur (+4,8%).

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(*) Un graphique de notre partenaire Statista.

(Avec Reuters)

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a écrit le 27/04/2018 à 8:12 :
Cela permettra d’écluser les excédents des années précédentes (même s'il parait que cela se conserve assez bien) et éventuellement permettre une hausse des prix.

On devrait surtout s'inquiéter de la « migration » des vignes induite par le dérèglement climatique. Les viticulteurs vont ils suivre, tout sera t'il mécanisé, va t'on délocaliser la production sur d'autres continents, que vont devenir les terroirs, seront ils migrés aussi ?...

Cela permettra peut être de mieux comprendre les raisons climatiques des phénomènes migratoires, on devient en général plus tolérant quand on en est victime soi même.

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