Ford : chômage technique en Belgique et cession envisagée de Volvo

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Ce sont 5.000 salariés de l'usine de Genk qui vont être mis au chômage technique pendant un mois. Aucune voiture ne sera produite pendant cette période. Par ailleurs, Ford envisage de vendre sa filiale suédoise Volvo.

Le secteur automobile continue de souffrir du ralentissement économique et les emplois avec. Ce lundi, c'est au tour du constructeur américain Ford d'annoncer des mesures de chômage technique en Belgique. Quelque 5.000 salariés de la chaîne d'assemblage de l'usine Ford de Genk vont ainsi être mis en chômage technique durant un mois à partir du 11 décembre.

"L'unité d'assemblage va être mise à l'arrêt, ce qui veut dire qu'entre le 11 décembre et le 11 janvier, aucune voiture ne sera produite" dans cette usine, qui emploie environ 5.300 personnes, intérimaires compris, a déclaré à l'AFP (Agence France Presse) le porte-parole de la division belge de Ford, Jo Declercq. Seuls quelques services, comme l'emboutissage et la fabrication de jantes resteront en activité durant cette période.

La production du site de Genk, l'une des plus grosses usines d'assemblage automobile de Belgique, qui produit notamment les modèles Mondeo et Galaxy, avait déjà subi des arrêts temporaires d'une vingtaine de jours. Mais la situation se dégradant, la direction a informé ce lundi les syndicats qu'elle ajoutait 2 jours et demi de fermeture en décembre et 7 jours en janvier.

Par ailleurs, la production de l'usine de Genk sera revue à la baisse dès janvier, passant de 1.290 à 1.050 voitures par jour. Ce qui provoque l'inquiétude des syndicats pour  les 1.200 salariés, sur les 5.300, qui sont sous contrats temporaires.

 

Ford pourrait vendre sa filiale Volvo
Le constructeur automobile américain a indiqué ce lundi qu'il allait étudier divers scénarios pour sa filiale suédoise Volvo Car, rachetée en 1999,  y compris celui d'une cession. "Vu les défis extérieurs sans précédents auxquels doit faire face Ford et l'ensemble de la profession, il est prudent pour le groupe d'évaluer quelles sont ses options pour Volvo", a expliqué le PDG Alan Mulally, cité dans un communiqué. La réflexion engagée sur l'avenir de Volvo, "s'inscrit dans la lignée du vaste éventail de décisions que prend Ford pour renforcer son bilan et garantir qu'il dispose des ressources nécessaires pour mettre en oeuvre son plan de transformation". Toutefois, la décision finale n'est pas attendue avant plusieurs mois. Pour le constructeur automobile suédois, la possible décision de sa maison mère américaine de vendre l'entreprise est compréhensible.
 

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