Le syndicat américain de l'automobile prêt à faire des concessions

Le syndicat américain de l'automobile UAW est prêt à accepter des modifications des conventions d'entreprises qui le lient à aux constructeurs pour faciliter leur restructuration. Ces derniers réclament 34 milliards de dollars au Congrès.

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Alors que les constructeurs automobiles américains traversent une période difficile, l'United Auto Workers (UAW) s'est dit prêt ce mercredi à accepter des modificatiions des accords d'entreprises dans le but de faciliter la restructuration des "Big Three" (General Motors, Ford et Chrysler). "Nous sommes prêts à faire un pas supplémentaire", a ainsi indiqué le président du syndicat automobile américain, Ron Gettelfinger.

Le syndicat avait déjà signé en octobre 2007 un nouveau contrat d'entreprise avec GM, qui devait permettre au numéro un américain de l'automobile de réduire l'écart de coûts avec ses rivaux japonais, qui emploient dans leurs usines nord-américaines des ouvriers non syndiqués. Ford et Chrysler avaient par la suite signé des accords similaires avec l'UAW.

Le syndicat ne s'est par ailleurs pas opposé aux suppressions d'emplois. Interrogés sur les 32.000 postes que GM entend supprimer d'ici 2012, Ron Gettelfinger a simplement indiqué que c'est une question "que nous allons devons régler". "On peut espérer parvenir à faire que cette industrie recommence à croître" et donc à embaucher, a-t-il ajouté.

Mardi, les constructeurs ont commencé à présenter leur plan de restructurations demandé par le Congrès pour obtenir l'octroi en échange d'une aide publique. Les patrons des "Big Three" ont tenté de convaincre les parlementaires de leur accorder une aide de 34 milliards de dollars qui devraient leur permettre de faire face à leurs problèmes de liquidités. Les trois groupes de Detroit étaient invités à présenter des plans de restructuration crédibles, faisant notamment preuve de leur volonté de réorienter leur production vers des modèles plus économes en carburant.

Géant aux pieds d'argiles, General Motors a réclamé au Congrès des facilités de crédit de 12 milliards de dollars afin de maintenir un niveau de trésorerie suffisant pour pouvoir poursuivre normalement ses activités jusqu'à la fin de l'année prochaine. Le constructeur a demandé par ailleurs l'octroi d'une ligne de crédit de 6 milliards de dollars supplémentaires "pour fournir des liquidités au cas où le recul du marché automobile américain persisterait".

Ford espère obtenir du Congrès un prêt relais de 9 milliards de dollars, qu'il ne toucherait qu'en cas de besoin. Contrairement à ses deux concurrents, dont les problèmes de liquidités menacent la poursuite normale de leurs activités, le groupe a "espoir de réussir sa restructuration sans toucher au crédit que le Congrès déciderait de débloquer". Quant au plus petit des trois, Chrysler, a de son côté fait savoir qu'il souhaitait bénéficier également d'un prêt relais de 7 milliards de dollars pour assurer sa survie.

En attendant que le Congrès délibère, les constructeurs ont obtenu un soutien de poids en la personne de Nancy Pelosi. La présidente de la Chambre des représentants américaine a ainsi estimé qu'une faillite des constructeurs automobiles américains n'était pas envisageable, ajoutant qu'une ligne de crédit à court terme était "la façon de procéder".

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