Essai auto- Ford Focus «Powershift» : une compacte douée pour les embouteillages

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Une boîte automatique à double embrayage rend la berline compacte de Ford particulièrement plaisante dans la vie quotidienne.

La Ford Focus, récemment restylée, tout le monde connaît. Cette brave berline compacte a toujours pour elle son habitabilité, son confort (sauf quelques trépidations sur chaussée ondulée), son dynamisme routier (hormis le freinage un peu juste) et l'avantage de diesels plaisants et sobres, étudiés en commun avec PSA Peugeot Citroën. La carrosserie, rendue plus agressive par une nouvelle face avant, n'a pas perdu son originalité avec, notamment, des feux arrière placés en hauteur. A l'intérieur, la finition reste très correcte pour la catégorie, à l'exception des placages en faux aluminium mais vrai plastique inutilement clinquants de la version «sportive» Titanium.

La grande nouveauté, c'est la nouvelle boîte automatique à double embrayage, déjà essayée ici sur la Volvo V50, la s?ur suédoise de la Ford Focus. Cette transmission sophistiquée, inspirée de la fameuse DSG de Volkswagen, rend les passages de rapports fluides et quasi-imperceptibles, sans à-coups, à la montée comme à la descente. Si elle se montre suffisamment réactive sur un coup de frein appuyé, elle rechigne à rétrograder autrement. Ford l'a réglée ainsi, pour préserver les consommations. L'agrément sur route sinueuse s'en trouve altéré. Il manque une touche « S » qui ajouterait du frein moteur. En conduite coulée, cette boîte transfigure néanmoins la conduite, mêlant douceur et efficacité. On peut de toutes façons recourir à un passage manuel des vitesses en cas de besoin.

Montée sur l'excellent diesel de 2 litres de cylindrée développant 136 chevaux (le même que sur les Peugeot 308, 407, Citroën C4, C5), cette transmission a aussi l'avantage sur les autres boîtes automatiques de n'être pas trop énergivore. Résultat : pas de malus. Les consommations sont certes plus élevées qu'avec une boîte manuelle. Mais, elles se sont établies sur notre parcours d'essai à 7,7 litres aux cent. Ce qui reste acceptable.

Gros hic: le prix. L'option coûte 1.400 euros. Ce n'est pas donné, mais moins cher que chez Volvo (2.000 euros). Ce tarif se justifie amplement pour qui roule beaucoup en ville dans les embouteillages. Sinon, la Focus affiche toujours un rapport tarif-équipements globalement compétitif, face aux Volkswagen Golf et Peugeot 308. Cette transmission est aussi disponible sur la jolie et pratique version break (+ 700 euros).
 

Modèle essayé: Ford Focus 2,0 TDCi Powershift Titanium : 24 800 euros

Puissance du moteur: 136 chevaux

Dimensions: 4,34 mètres (long) x 1,84 (large) x 1,50 (haut)

Qualités: confort général, habitabilité, rapport qualité-prix, transmission douce...

Défauts: ... mais pas assez réactive, freinage un peu juste

Concurrentes: VW Golf TDI 140 Confortline DSG: 26.400 euros; Peugeot 308 Premium Pack 2,0 HDi (boîte automatique): 26.700 euros.

Note : 13,5 sur 20


 

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