Moins de 1.000 départs volontaires sur 4.000 programmés chez Renault

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Confirmant en partie des informations syndicales, la direction de Renault indique que 900 salariés ont signé pour quitter l'entreprise dans le cadre du plan de suppression de 4000 postes d'ici le mois d'avril. Elle table sur une accélération au cours du mois de janvier.

Le plan de départs volontaires mis en place par Renault ne rencontre pas un succès démesuré. Les syndicats ont indiqué ce mercredi que 980 salariés, ont signé pour quitter l'entreprise sur les 4.300 suppressions de postes sans licenciement prévues d'ici avril. La direction a indiqué à la tribune.fr que selon son décompte, elle a enregistré pour l'heure 900 départs annoncés pour un objectif de 4000.

Sur ces 4000, 3000 concernent des effectifs de structure  et 1000 l'usine de Sandouville. Pour cette dernière, 189 départs sont actés et 90 solutions de mobilité interne dans le groupe ont été trouvées. Renault estime qu'avec 270 départs conclus depuis la mi-décembre, les demandes ont tendance à s'accélérer. La fin décembre doit constituer une étape avec la fin d'une première tranche de mesures incitatives.

Pour autant, Renault refuse de dire si le plan est en avance ou en retard sur les prévisions. La direction indique que 4400 salariés sont engagés dans une démarche avec des entretiens pour décider s'ils choisissent ou non de partir. On devrait en savoir plus lors de l'annonce des résultats financiers du groupe Renault pour l'ensemble de l'exercice 2008 par Carlos Ghosn.

Lundi prochain, le 19 janvier, les délégués du personnel sont convoqués par la direction de Renault pour une réunion d'informations et d'échanges sur la situation de l'entreprise en 2009. La station de radio Europe 1indiquait ce matin que la direction devrait à cette occasion demander un nouvel effort au personnel, avec un plan d'économies spplémentaires, l'ouverture du plan de départ volontaires à d'autres cétagories de personnel, et plus de chômage technique sur le modèle de l'usine de Douai, par exemple, pour laquelle on peut facilement stopper la production.

Renault répond qu'aucune nouvelle mesure n'est envisagée à ce jour et que l'extension du plan de départ volontaire est pour l'instant exclue. Le groupe pourrait en revanche miser sur la volonté du gouvernement d'assouplir les règles du chômage partiel afin de pouvoir y recourir plus largement.

Financement quasi direct du gouvernement

Si annonces il y a tout de même, elles seront faites à la veille des états généraux de l'automobile convoqués le 20 janvier. A ce propos, François Fillon, invité du Grand Journal sur Canal Plus mardi soir a déclaré que le gouvernement envisageait de "financer presque directement" les entreprises du secteur automobile confrontées à la difficulté d'accéder au crédit, comme l'a récemment souligné le patron de Renault Nissan, Carlos Ghosn. "On est en train de réfléchir à des mesures beaucoup plus ambitieuses qui consisteraient, en réalité, à financer presque directement les grandes entreprises automobiles qui n'arrivent pas à trouver sur le marché financier aujourd'hui les sommes dont elles ont besoin à des niveaux, à des taux qui soient raisonnables", a déclaré le Premier ministre.

Un système d'obligations convertibles en action a également été évoqué. Selon l'agence Reuters, mais Renault pourrait projeter une telle émission à hauteur de trois milliards d'euros. Le groupe répond qu'il ne commente ni le fond, ni la forme, ni le montant évoqués.

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, avait affirmé lundi que la piste d'un "renforcement des fonds propres des constructeurs" serait évoquée lors des états généraux de l'automobile programmés le 20 janvier. "On a réservé 320 milliards d'euros pour les liquidités des banques, pour faire en sorte que les banques puissent prêter", a rappelé François Fillon: "Si cet argent n'arrive pas suffisamment vite et à des prix suffisamment raisonnables à des grandes entreprises comme (celles du) secteur automobile, on est en train de regarder si on peut nous-mêmes apporter l'argent".

Le secteur a déjà bénéficié d'aides à effet temporaire comme la "prime à la casse", dans le cadre du plan de relance de l'économie. L'Etat a aussi accordé un prêt à taux réduit d'un milliard d'euros pour les établissements financiers filiales des constructeurs français qui financent les achats de voitures à crédit. Il a en outre annoncé la constitution d'un fonds de soutien à la sous-traitance doté de 300 millions d'euros.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
On sent le GOUFFRE financier et aucun plan stratégique.
Premier point quel est la situation exacte de Renault et Psa. Il faut arrêter la politique des petits pas qui ne sert à rien sauf à engendrer de nouveaux déficits pour l'état donc pour le contribuable.
Oui à une aide pour, dans un premier temps maintenir ou sauver l'emploi dans une deuxième temps pour relancer le secteur automobile et cela vaec une vraie stratégie expliquée aux salariés et aux citoyens. Oui également pour la démission des dirigeants actuels car si crise il y a, c'est avant tout des erreurs statégiques industrielles et commerciales (exemple: LANCER DES 4x4 en fin de période pour ce type de produit,la VALSATIS ou autres, la fiabilité des véhicules, un réseau de concessionnaires dont la seule stratégie est la commisssion sur les volumes...etc) montre l'incompétence du management.D' ailleurs un salarié est licencié pour moins que cela.
On oubli de demander aux actionnaires de participer à l'effort oui aux gains pendant les périodes fastes oui à l'effort commun pendant les périodes maigres.
Il ne faut se laisser intimidé par l'actionnaire car une grande partie des instituionnels sont les banques et entreprises de premiers plans et la caisse des dépôts, Je suis actionnaire oui pour ne pas toucher de dividende pendant 5 ans, à condition de mettre en place de vraie stratégies innovantes et cela pour l'ensemble de l'industrie de notre pays, pour l'avenir de nos enfants.
Donc Mme LAGARDE au lieu de dire tout et n'importe quoi, ayez du COURAGE non pas politique cela il ne coûte rien et n'intéresse ni les salariés ni le contribuable mais le courage de votre fonctionne financière pour laquelle vous êtes rémunérées. Si vous étiez un homme je dirais ayez des C....., comme l'ensemble de la classe politique.
J'EN AI ASSEZ DE PAYEZ L'INCOMPETENCE.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je partage assez le point de vue de Samarinda; voir C. Gohn demander à l'état (c'est à dire le contribuable)de financer la recherche en matière de véhicules propres, électriques ou autres,laisse à penser que, dans les périodes fastes, une partie des résultats florissants n'ont pas été affectés à cette recherche; cela constitue une faute lourde.
Et ce sont les salariés qui vont trinquer...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le gouvernement a taxé les grosses voitures et maintenant va donner des subventions pour essayer de sauver les usines qui font ces automobiles du segment supérieur(Sandouville et Rennes). Cela sent le Diaphoirus.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Qu'on laisse la construction de voiture aux pays à bas coûts, c'est de toute façon au travers des délocalisations que nos Renault et Peugeot peuvent encore faire du profit.
Si il reste du pognon (ca j'en doute après le hold up bancaire) il serait beaucoup plus judicieux d'investir dans des produits et technologies à très hautes valeurs ajoutées de façon à avoir quelque chose à proposer que les pays à bas coûts ne savent pas faire.
OUPPSSS, C'est vrai j'oubliai, en occident la recherche fondamentale n'existe quasiment plus, on préfère faire du pognon avec du pognon en investissant sur la CAC ou Wall street et en spéculant sur la misère des autres.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
On marche sur la tête : on taxe les grosses voiture, au nom d'une pseudo prime écolo on favorise la vente des petites citadines diesel SANS FILTRE à PARTICULE, ce qui au passage fait le bonheur des constructeurs asiatiques.

Si on s'inspirait un peu de ce que font nos voisins allemands : eux aussi ont instaurés des primes écolos mais pas sur les mêmes critères et les leurs favorisent la stratégie de leurs constructeurs !!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Soyons réaliste. Il ne faut pas croire que les pays à bas coûts vont se contenter d'emplois subalternes
Ils ne sont pas plus bêtes que nous et accèdent aussi bien que nous à la formation
Aujourd?hui, la délocalisation concerne l?ensemble des emplois, de l?ouvrier à l?ingénieur
D?ailleurs, Renault ne construit-il pas un centre de recherche en Roumanie, ne délocalise t-il pas certaines fonctions de recherche en Amérique latine ?
Quel type d?emploi sera-t-il conservé en France ?
Qu?allons nous devenir ? Quel avenir pour nos enfants ?
Sommes nous destinés à devenir le tiers monde de demain ?
Avec des très riches qui vivent grâce à leurs usines à l?étranger et de plus en plus de pauvres sans emploi ou avec des emplois très précaires et sous payés
L?industrie automobile allemande a beaucoup moins délocalisé que nous. Et en France Renault a plus délocalisé que PSA.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Cessons de critiquer. que proposons nous ? laisser couler le secteur automobile ? et bien pourquoi pas. Renault a investit dans la recherche via Nissan, profitons en, ne laisson pas les profits et les emplois au japon. Reintegrons une partie de la production nouvelle, et de la recherche de Nissan en France. Peugeot coulera peut-etre, mais c;est un moindre mal, et comme vous le dites tous, a juste titre, investir a fond perdu au detriment des citoyens va a l'encontre du mandat politique de nos dirigeants. Carlos, tu en dis quoi de celle-la ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
N'oublions pas que pour que des constructeurs automobiles existent, il faut de la demande...
Arrêtons de croire qu'il y a encore tant de besoin de véhicules neufs... il y a une surproduction mondiales et trop de constructeurs,... soyons réalistes !!!
Pour échapper à cette nréalité on voulu faire de l'automobile un objet de consommation..; au même titre qu'un PC est dépassé au bout de 2 à 3 ans, nos véhicules changent de forme et démodent les anciens...
Aller vers de technologies innovantes ne résoudra pas le déséquilibre de l'offre et de la demande.
PSA, Renault avec leur volume de vente (surtout PSA) ont un seuil de rentabilité trop limite à tel point que le financement de lIinnovation (avec un grand I) est impossible seul...
Tout cela va dans le même sens, réduction du nombre de constructeur, mutualisation des moyens (fusions,...); les quelques sous garantis par le gouvernement ne seront sans aucun effet... moyen terme.

C'est dommage pour la France et ses constructeurs, mais il faut se résoudre à l'évidence... ou essayer de croire qu'un groupe plein de cash comme TOTAL en rachète un mais pétrole et voiture... ce n'est plus à l'ordre de nouveau jour...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
que souhaitez vous tous les uns et les autres? une nouvelle catastrophe comme celle de la sidérurgie?
Ayant été longtemps chez Renault je peux vous dire que si mes ex collègues ne voyaient que le centième de ce que certains beaux penseurs balancent à longueur de journée sur le net ils seraient complètement démoralisé. Vraiment on peut dire que l'on aime bien son industrie francaise.
Si Renault a lancé des fabrications de véhicules low cost dans les pays low cost c'était au départ pour ces pays et c'est encore le cas majoritairement. Seulement quand une offre est intéressante, le consommateur que nous sommes tous demande ce produit et Renault doit répondre à la demande du réseau.
quand à la qualité vous feriez bien de lire les dossiers de JD power et autres organismes officiels et vous arreteriez de rabacher des choses data,nt de plus de 10 ans!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
C combien la prime ??????
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Chez Renault,il y a des vérités à dire.Les départs volontaires ont été financés par l'état,l'impôt du condribuables,après que ce même gouvernement est instauré une taxe soit-disant écolo,une taxe sur les automobiles qui soit-disant polluent,cela depuis maintenant,pourquoi ne pas avoir étalé dans le temps ces nouvelles normes de rejet de co2 par les automobiles,que de faire crever l'industrie automobile,d'un coté il y a des aides après avoir fait crever celle-ci.Les états unis et les écolos Français ont réussi à faire crever l'automobile en France!!!
Tous les PDG de l'automobile de France,sont d'accord avec le gouvernement,
même si il y a maintenant une taxe écolo qui les a fait crever,ils disent MERCI,mais c'est les employés qui en subissent les conséquences.
Aujourd'hui,il n'y a plus investissements dans l'industrie automobile,ou à part de la recherche vers des moteurs moins polluant,pour 2011 chez Renault et le moteur électrique qui donnera le coup de grâce final à l'automobile traditionnelle.
Tous ces départs volontaires,deviennent allocataires de l'ACCEDIC,mais personne n'en parle,pas le gouvernement qui est complisse,comme tous les politiques,aussi,ces personnes perçoivent une allocation mais ne sont pas comptabilisés parmi les chômeurs,c'est bien mieux comme cela pour le gouvernement,etc . . .
Enfin,toutes les voitures soit-disant Françaises par ce que le siège de l'entreprise est en France,comme les Méganes,Modus,Grand Modus,Clio et bien d'autres n'apportent rien aux travailleurs Français de l'automobile,cela apporte cela des dividendes aux actionnaires,etc . . .

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