Nissan va supprimer 20.000 postes dans le monde

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Le constructeur automobile nippon, allié de Renault, compte supprimer 8,5% de ses effectifs. Il prévoit désormais une lourde perte pour l'exercice 2008-2009.

A la longue liste des grandes entreprises  qui ont annoncé des plans de licenciement dans le monde, le constructeur automobile japonais Nissan, l'allié de Renault, ajoute ce lundi son nom avec un programme massif touchant 8,5% de ses effecfifs.

Le groupe dirigé par Carlos Ghosn a en effet annoncé ce lundi qu'il va se séparer de 20.000 de ses salariés pour ramener leur nombre à 215.000. Il réagit ainsi à une perte désormais attendue sur l'exercice fiscal 2008-2009 (clos fin mars). Elle devrait atteindre 265 milliards de yens (quelque 2,5 milliard d'euros) alors que Nissan tablait encore en octobre sur un bénéfice annuel de 160 milliards de yens.

Nissan s'attend à une perte opérationnelle annuelle de 180 milliards contre un bénéfice de 270 milliards attendus précédemment. Sur les neuf premiers mois de l'exercice, ce profit d'exploitation a chuté de 84% à 92,46 milliards de yens. Le groupe subit même une perte d'exploitation de près de cent milliards de yens (849 millions d'euros) au troisième trimestre, d'octobre à fin décembre. C'est la première fois depuis que Carlos Ghosn a pris les commandes pour redresser Nissan, en situation très délicate il y a quelques années et partiellement sauvé par l'entrée de Renault à son capital.

Le constructeur nippon va réduire sa production de 20% pour la ramener à 3,382 millions de véhicules alors qu'il comptait jusque là en fabriquer 3,77 millions. Le groupe estime être victime de la hausse du yen, notamment face au dollar, qui le pénalise fortement sur le marché américain, lui-même en fort recul alors que le constructeur nippon y est très présent. Il y a vu ses ventes plonger de 31% en janvier.

Du coup, Nissan est venue apporter sa voix à celles des trois grands constructeurs américains, General Motors (GM), Ford et Chrysler qui postulent pour des aides de l'Etat fédéral américain.

Le constructeur nippon a indiqué qu'il suspendait son projet de participation à une usine commune avec Renault à Tanger, au Maroc. Il pourrait faire de même en Inde. Le groupe français devrait aussi subir le contrecoup des pertes de son allié avec l'impact sur sa contribution aux bénéfices de la marque au losange.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
L'automobile est bien malade partout dans le monde. Les ventes s'effondrent car les consommateurs n'ont plus envie d'acheter des voitures car ils ont été échaudés par la flambée passée des prix des produits pétroliers. Et comme dit un dicton populaire : on ne peut faire boire un cheval qui n'a plus soif. Et pour l'automobile actuelle, les chevaux-vapeur ont beaucoup trop soif.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
On est rentré en recession!!!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
BONNE NOUVELLE!oui,pas de nouvelle usine au Maroc avec RENAULT,c'est en France qu'il faut produire,les constructeurs devraient comprendre?
Et les Français doivent comprendre que leurs achats sont leurs emplois!
A bon entendeur,salut!
chrsitian/PBS=parti du bon sens!
A quand la baisse de 30% des salaires des députés!

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