L'automobile chinoise en embuscade

 |   |  413  mots
Ces dernières semaines, de nombreux constructeurs chinois sont apparus sur la scène internationale pour profiter des difficultés des groupes occidentaux.

Depuis plusieurs semaines, les noms des constructeurs automobiles chinois s'illustrent. Profitant des déboires des groupes occidentaux, des entités chinoises plus ou moins connues apparaissent pour se proposer d'en devenir les repreneurs ou leurs partenaires. C'est au tour de Beijing Automotive Industry Corp. (BAIC) d'occuper le devant de la scène après avoir proposé une offre d'achat de 51 % d'Opel à General Motors (GM). Selon le journal "Frankfurter Allgemeine Zeitung", BAIC a envoyé une lettre à plusieurs membres du gouvernement allemand contenant une proposition de 660 millions d'euros. Son président Xu Heyi y assure qu'aucune usine Opel ne serait fermée mais que des suppressions d'emplois sont envisagées, y compris à la direction du groupe.

Opel n'est pas le seul actif de GM à intéresser les groupes chinois. La vente de la filiale de GM, Hummer, au groupe Sichuan Tengzhong Heavy Industrial Machinery avait fait grand bruit. Même si l'opération a du mal à aboutir. Alors que les deux parties ne se sont pas encore entendues, les médias assurent que la commission de développement national et de réforme, chargée de la planification nationale, bloquera la tentative de rachat. Officiellement, les véhicules d'Hummer consomment trop d'essence, ce qui irait à l'encontre des objectifs de Pékin de favoriser les petites cylindrées, et le candidat chinois, spécialisé dans les machines-outils, n'est pas capable de gérer une telle reprise.

Cette décision vise sans doute à empêcher le constructeur du Sichuan de se lancer vers un échec assuré. Les groupes chinois ont montré des difficultés à assurer le maintien de la qualité de la production après le rachat d'un concurrent. Comme l'explique un observateur local,  "la plupart des constructeurs chinois se comportent surtout, malgré leurs dires, comme des investisseurs. Les joint-ventures leur permettent de se remplir les poches avant d'éventuellement se lancer vers la production en leur nom propre mais ils s'intéressent peu à la production. Leurs représentants dans les joint-ventures cherchent à montrer des ventes en hausse, plus facilement perceptibles par leurs supérieurs que la qualité de la production". Guangzhou Automobile Industry Group (GAIG) veut lui aussi profiter de la bonne santé du marché intérieur chinois. Il a accepté de s'associer à 50-50 avec l'italien Fiat pour la construction d'une usine. Elle produira les modèles Fiat Linea, puis Fiat Bravo et Grande Punto. L'italien était pressé: une joint-venture avec le constructeur privé Chery annoncée en 2008 avait été repoussée sine die courant mars.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Si il n'y avait que l'Automobile qui était visée!!!, Les avions Airbus en tête Boeing ayant refusé d'implanter des sites en Chine, les Trains.. TGV en tête, etc etc. Bientôt les marques seront toutes chinoises (possédées par des Chinois) et ca, ils devaient s'en douter!!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
quand la chine s'eveillera l'europe fera la manche.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Bientot le péril jaune, guerre économique prévue depuis 1897 dans un fameux livre "le péril jaune".

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :