Le patron de Porsche sur la sellette

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Les rumeurs se font de plus en plus insistantes sur un départ du patron emblématique de Porsche, Wendelin Wiedeking, alors que le constructeur pourrait être absorbé par Volkswagen. Son sort devrait être scellé jeudi lors du conseil de surveillance que doivent tenir les deux groupes automobiles.

Alors que vont se tenir jeudi les conseils de surveillance à suspense de Porsche et Volskwagen, le président du directoire de Porsche, Wendelin Wiedeking, est d'ores et déjà sur la sellette. Selon plusieurs sources reprises par la presse allemande, le départ de ce patron emblématique se préciserait, les discussions avec la famille Porsche touchant à leur fin.

Ainsi, selon le quotidien financier allemand Handelsblatt de ce mercredi,  Wendelin Wiedeking devrait céder à la pression de la famille Porsche et démissionner. Le journal précise que les deux familles propriétaires, les Porsche et les Piech, seraient déjà parvenues à s'entendre sur ce point et qu'une décision formelle devrait suivre d'ici jeudi, jour de la réunion du conseil de surveillance de Porsche.

Wendelin Wiedeking s'oppose en effet à ce que Porsche passe un accord avec Volkswagen qui verrait ce dernier racheter le constructeur de voitures de sport pour environ 8 milliards d'euros. Il y a quelques mois, c'était pourtant Porsche qui donnait l'assaut en reprenant 51% et une action du capital de Volkswagen. Mais le groupe s'est pour cela fortement endetté à hauteur de 10 milliards d'euros, dans un contexte de crise du secteur automobile. Et la situation s'est renversée.

Wendelin Wiedeking a pris la direction de Porsche en 1991, agé seulement de 38 ans. Très vite, le nouveau patron a fait des étincelles, redressant le constructeur alors en difficultés. Les profits grimpent, la valeur de l'action explose et le salaire de Wiedeking avec. En 2005, le dirigeant de Porsche commence à racheter des actions Volkswagen et passe à l'offensive en reprenant  en janvier dernier 51% de son compatriote.

Mais la bataille qu'il se livre depuis des mois avec Volkswagen pourrait donc bien être la dernière. Wiedeking devrait cependant défendre son point de vue lors du conseil de surveillance. Le dirigeant plaide pour une entrée du Qatar au capital de Porsche, qui resterait indépendant, et au capital de Volkswagen.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Oui, Wendelin Wiedeking est sacrifié à juste titre sur l'autel de la réconciliation, surtout des milieux financiers, pour avoir trop parlé. Il avait déclaré, on s'en souvient "qu'il n'y aurait pas de vache sacrées" alors que c'était la peau de l'ours qu'il vendait en fait avant même de l'avoir tué. Sa position toute théorique et purement ponctuelle concernant le prééminence de l'architecture financière à venir signifiait simplement qu'il prétendait au poste et voulait être le "boss", question réglée par son départ. Il saura rebondir rapidement d'autant que la position de la plupart des entreprises allemandes est des plus embrouillées. La conclusion qu'il tirera certainement est qu'une grande entreprise ne se mène pas à la charge dans l'Allemagne socialo-démocrato-complexo.Ll'ancien Chancelier avait pourtant déjà expérimenté le processus de l'éjection.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Hein hein!!!!

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