La délocalisation de la Clio met Renault sous pression

 |   |  317  mots
Le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, doit rencontrer mercredi le directeur général de Renault, Patrick Pelata, afin d'évoquer ce dossier et d'obtenir des explications. Le parti socialiste somme le gouvernement d'empêcher le transfert de cette production vers la Turquie.

Du gouvernement au parti socialiste (PS), les responsables politiques réagissent au projet de Renault, révélé par la Tribune, de délocaliser la production de la Clio de l'usine de Flins, près de Paris, à la Turquie. Ce site français doit se spécialiser à l'avenir dans la voiture électrique.

Pour le PS, le gouvernement ne peut "pas se comporter en observateur impuissant", il doit "agir" et "peser" sur Renault, face à ce "nouvel exemple de l'inefficacité de la politique gouvernementale" selon Guillaume Bachelay, secrétaire national PS à l'industrie qui s'est fendu d'un communiqué. Il y ajoute : "l'Etat qui détient 15% du capital de Renault, ne saurait se comporter en observateur impuissant, voire en facilitateur zélé. Le gouvernement doit agir et peser sur les choix du groupe".

Le PS "demande la totale transparence sur les décisions qui seront prises" à l'issue de rencontres entre le gouvernement et la direction de Renault. Il faut un "renoncement à la délocalisation de la nouvelle Clio, des garanties précises pour l'avenir des sites français du groupe, notamment des usines de Flins (Yvelines), Sandouville et Cléon (Haute-Normandie), de Douai et Maubeuge (Nord)".

Le parti dirigé par Martine Aubry, sa première secrétaire, souligne que les constructeurs automobiles ont été aidés par l'Etat "à hauteur de plus de 6 milliards d'euros sous forme de prêts avantageux et de 400 millions d'euros pour la prime à la casse. Lors de la signature du pacte automobile à l'Elysée, en février 2009, le président Nicolas Sarkozy avait présenté le maintien de la production en France comme une condition imposée aux constructeurs en échange de la manne publique. Une fois de plus, il y a un gouffre entre les mots et les choses".

Le ministre de l'Industrie Christian Estrosi doit rencontrer mercredi le directeur général de Renault Patrick Pelata afin d'évoquer ce dossier et d'obtenir des explications.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 11/01/2010 à 16:29 :
On ne peut qu'être d'accord car nous avons besoin d'emplois et de cotisations sociales. D'ailleurs toutes les délocalisations et les investissements en FRANCE de groupes étrangers devraient faire l'objet d'autorisations administratives comme cela existait il y a 15 ou 20 ans.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :