Allemagne et Royaume-Uni ont plombé le marché automobile en septembre

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Côté constructeurs, Volkswagen est resté le premier groupe automobile européen le mois dernier, captant 23,1% des immatriculations, même si ses volumes se sont effrités de 0,9% sur un an avec des contre-performances des marques VW (-3%) et Audi (-3,9%).
Côté constructeurs, Volkswagen est resté le premier groupe automobile européen le mois dernier, captant 23,1% des immatriculations, même si ses volumes se sont effrités de 0,9% sur un an avec des contre-performances des marques VW (-3%) et Audi (-3,9%). (Crédits : Michaela Rehle)
Malgré une courbe ascendante des immatriculations pendant neuf mois, deux des cinq plus gros marchés nationaux sont finalement tombés dans le rouge: le Royaume-Uni, en pleine incertitude du "Brexit" (-9,3%), mais aussi l'Allemagne, premier acheteur du continent (-3,3%).

Le marché automobile européen s'est contracté de 2% en septembre par rapport au même mois de 2016, tiré vers le bas par le Royaume-Uni et dans une moindre mesure l'Allemagne, selon les statistiques publiées mardi.

La tendance des immatriculations de voitures particulières neuves est restée positive sur neuf mois, avec une progression de 3,7% relative à la même période de l'année dernière, a précisé l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) dans un communiqué.

Robustesse des marchés italien (+8,1%) et espagnol (+4,6%)

Alors que 1,43 million d'automobiles neuves ont été mises sur les routes de l'Union le mois dernier, deux des cinq plus gros marchés nationaux sont tombés dans le rouge: le Royaume-Uni, en pleine incertitude du "Brexit" (-9,3%), mais aussi l'Allemagne, premier acheteur du continent (-3,3%).

"Ces déclins ont été partiellement compensés par les performances robustes des marchés italien et espagnol, en croissance de 8,1% et 4,6% respectivement", a remarqué l'ACEA.

La France, troisième en volume après l'Allemagne et le Royaume-Uni, a vu ses immatriculations croître de 1,1% le mois dernier.

Sur les trois premiers quarts de l'année, 11,7 millions d'unités ont été écoulées dans l'UE, une hausse obtenue là encore grâce à la forme de l'Italie (+9%) et de l'Espagne (+6,7%). L'Allemagne (+2,2%) et la France (+3,9%) sont dans le vert. Parmi les cinq grands marchés, seul le Royaume-Uni a subi un déclin (-3,9%).

VW toujours en tête malgré l'effritement de ses volumes

Côté constructeurs, Volkswagen est resté le premier groupe automobile européen le mois dernier, captant 23,1% des immatriculations, même si ses volumes se sont effrités de 0,9% sur un an avec des contre-performances des marques VW (-3%) et Audi (-3,9%).

Le géant aux 12 marques est suivi par le français PSA, assis sur 15,1% du marché du Vieux continent grâce à sa prise de contrôle cet été de la filiale européenne de General Motors (GM), les marques Opel et Vauxhall.

Renault accède à la troisième marche du podium

Cet élargissement du périmètre explique des immatriculations en hausse de 70,1% par rapport à septembre 2016. En prenant en compte uniquement les marques françaises Peugeot, Citroën et DS, PSA recule de 1,5% sur un an. Opel et Vauxhall ont quant à elles perdu 10,5% de volumes par rapport au même mois de l'année dernière, quand GM les contrôlait.

Progression en revanche pour le groupe Renault, à la troisième marche du podium des immatriculations en septembre, avec 9,1% de part de marché. Le constructeur a écoulé 0,6% d'unités de plus que lors du même mois de 2016, surtout grâce à sa marque Dacia (+5,6%).

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a écrit le 17/10/2017 à 14:07 :
Abus de langage, il y a eu moins de demande dans ces 2 pays, et non "à cause de"
a écrit le 17/10/2017 à 9:48 :
Il y a une chose très importante que vous oubliez de mentionner dans votre comparaison au mois de septembre 2016, c'est que les ventes de ce mois là restent les plus élevées jamais enregistrées dans l'Union européenne.
a écrit le 17/10/2017 à 9:33 :
"surtout grâce à sa marque Dacia (+5,6%)"

La seule marque à progresser c'est une marque low-cost, je suppose que les coréennes aussi du coup, signe évident que comme le dit le FMI et les autorités européennes, la croissance est revenue !

Allez y les gars, remontez les taux d'intérêts c'est le bon moment ! Tout va bien.
Réponse de le 17/10/2017 à 14:29 :
Sinon peut etre aussi que les habitudes des consommateurs ont changé, que les jeunes ne voient plus l'intérêt de claquer 40 000€ dans une voiture, mais non faisons des généralités, c'est que tout va mal pour sur.
Et puis prenons pour avancer ce jugement les immatriculations sur un seul mois, ca permettra de bien faire apparaitre des tendances (sic)

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