Grand débat national : la limitation de vitesse à 80 km/h au programme des discussions ?

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La limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires suscite principalement le mécontentement des populations rurales.
La limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires suscite principalement le mécontentement des populations rurales. (Crédits : Regis Duvignau)
Des élus ruraux souhaitent remettre en cause l'instauration de la limitation de vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires. Ils demandent que cette mesure décriée, qui a contribué à l'émergence du mouvement des "Gilets jaunes", soit rediscutée à l'occasion du Grand débat national prévu le 15 janvier prochain.

Limiter la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires. La mesure, en vigueur depuis le 1er juillet 2018, a irrité bon nombre d'automobilistes et contribué à la scission entre la population et le gouvernement, prémices au mouvement des "Gilet jaune". Au point que, désormais, certains élus ruraux plaident en faveur d'une remise en question de cette loi "sur lequel on n'a tenu aucun compte de l'avis de nos concitoyens ou de leur représentants...", a dénoncé, ce vendredi, Vincent Descoeur, député LR du Cantal, cité par France Info. A l'instar de plusieurs élus, il prévoit d'amener la mesure décriée à la table des discussions lors du grand débat national.

"Localement, je vais inviter les maires à porter cette question et j'ai prévu à titre personnel de saisir tant l'Association des maires de France, que l'Association des maires ruraux pour leur demander de saisir cette occasion pour débattre de cette question", a précisé l'élu. Même son de cloche du côté de la majorité. Christophe Jerretie, le député LREM de la Corrèze, reconnait que "ça continue de râler en région" et que "beaucoup se plaignent de rester coincés derrière les camions", à cause de cette limitation, analyse-t-il, ce vendredi, dans les colonnes du Parisien. Il souhaite lui aussi inscrire la question à l'ordre du jour du Grand débat national. Des associations, comme 40 Millions d'Automobilistes ont également fait part de ce souhait.

Le gouvernement cherche des alternatives 

La question de la limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires préoccupe le gouvernement. Si ce dernier a affirmé vouloir camper sur ses positions et ne pas souhaiter revenir sur cette loi, il explore toutefois des pistes alternatives afin de répondre à ce qu'il considère comme une revendication forte des "Gilets jaunes".

Selon Le Parisien, le gouvernement envisagerait ainsi d'assouplir la réglementation c'est-à-dire que les préfets pourraient lever la mesure sur certaines routes et la laisser sur d'autres, jugées les plus dangereuses. Toujours au stade d'hypothèse, aucune annonce en ce sens n'a pour le moment été faite.

Une mesure qui a sauvé 200 vies l'année dernière

Mais qu'en est-il de la diminution du nombre de tués sur la route, l'un des objectifs principale de cette loi ? En attendant un point précis, prévu le 25 janvier prochain, les premiers chiffres sont plutôt encourageants. La mortalité sur les routes a ainsi baissé de 5,7% depuis le 1er juillet, date de la mise en application de la limitation. Sur les 11 premiers mois de 2018, il a été recensé 200 tués de moins que l'année précédente en France. D'autant plus que l'année précédente avait tout juste "gagné" 45 vies et qu'en 2014, 2015 et 2016, le nombre de tués sur les routes était en hausse.

Lire aussi : Gilets jaunes : Vinci prêt à faire un geste sur les péages autoroutiers

Malgré cela, dans le contexte actuelle, près de 60% "des radars routiers ont été dégradés depuis le début du mouvement des "gilets jaunes", a déclaré, ce jeudi, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. "Près de 60% des radars aujourd'hui ont été neutralisés, attaqués, détruits par celles et ceux qui se revendiquent de ce mouvement-là", a dit le ministre à la presse après avoir présenté ses vœux à la gendarmerie à Paris.

"J'ai vu sur les réseaux sociaux certains imbéciles s'afficher à côté de radars brûlés. Je ne leur souhaite pas d'être un jour confronté à la réalité d'une mort sur la route", avait déclaré le ministre quelques minutes plus tôt dans son discours devant les gendarmes.

"Il n'y a pas de politique du chiffre, il y a une politique de la vie", avait-il ajouté, qualifiant ceux qui s'en prennent aux radars "d'imbéciles, d'inconscients, d'inconséquents". Jusqu'à maintenant, les autorités se refusaient à donner un chiffre précis sur les dégradation et à faire un lien direct avec le mouvement de contestation des "Gilets jaunes" né le 17 novembre.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 15/01/2019 à 21:30 :
L'abandon du 80 kmh est une évidence !

Le candidat Macron avait dit aux électeurs qu'il n'y était pas favorable. Ils ont voté pour lui. Les trahir fut une erreur !

Techniquement cette mesure ne repose sur aucune étude sérieuse (la non-pertinence de la théorie scandinave des années 80 brandie par Chantal Perrichon, Emmanuel Barbe et tous les ayatollahs médiatiques anti automobilistes, n'étant plus à démontrer) et va à l'encontre de ce qui se pratique dans les pays qui ont de bons résultats en matière de sécurité routière : Ils relâchent la pression sur la vitesse mais investissent dans l'entretien du réseau secondaire, la répression de l'alcoolisme et des stupéfiants, le respect de la signalisation active et passive, l'adaptation des règles à des impératifs de sécurité et non de rentabilité. Bref, ils dépensent et investissent, là ou les gouvernements français ne pensent qu'à racketter les automobilistes !

Questions qui n'ont jamais été soulevées :
- Quel serait l'avenir des entreprises de mercenaires qui vont conduire les voitures radars si les limitations sont si bien étudiées que les français ne commettent presque plus d'infractions liée à la vitesse ?
- Les français sont-ils d'accord pour voir des opérations de police menées par des firmes commerciales plutôt que par des agents assermentés ?
- Quels sont les chiffres (recettes, dépenses) de la sécurité routière en France par rapport à l'Allemagne ? Quel lien avec les résultats en matière de sécurité ?
a écrit le 12/01/2019 à 9:04 :
Ben non , on ne dé-tricote pas ont dit les adeptes .......!
a écrit le 12/01/2019 à 8:16 :
Est-ce que les intentions du gouvernement ne sont pas de mettre en place la limitation de vitesse à 70km/h généralisée (comme déjà le font certains maires) pour permettre la circulation des voiturettes sans permis, pour ceux incapable de passer le permis le conduire????
a écrit le 11/01/2019 à 19:30 :
On parle des 200 morts évités sur les routes mais moins des 5000 morts par an dû à l’amiante ou des 10000 morts par suicides par an (environ) mais ceux ci ne rapportent pas on ne peut pas mettre d’amendes
Réponse de le 12/01/2019 à 10:55 :
Il est tout à fait évident que cette mesure des 80 Km/h a été prise pour rapporter de l’argent à l’Etat via les contraventions pour excès de vitesse. Même démarche pour la hausse des taxes sur les carburants dont on a vu que 20% seulement allait vers la transition énergétique au nom de laquelle la mesure a été mise en place !!!
a écrit le 11/01/2019 à 18:05 :
Avec tous les radars neutralisés par les gilets jaunes, nous allons voir si le nombre d'accidents, de blessés graves, de morts ont diminués. Il se peut que l'on ait une surprise.
a écrit le 11/01/2019 à 17:48 :
Ailleurs :

Pendant que la France expérimentait la baisse de la vitesse autorisée sur les routes du réseau secondaire, le Danemark testait la hausse ! Résultat? L’accidentalité a baissé de 11 % et la mortalité de 13 % sur deux ans, selon l'association "40 millions d'automobilistes".Parmi les partisans du "non", l’association "40 millions d’automobilistes", qui a décidé de démontrer l’inefficacité du procédé via l’exemple danois. A l’inverse de ce que s’apprête à faire l’Hexagone, le Danemark est passé de 80 à 90 km/h. Selon l’association, pendant les deux années d’expérimentation, l’accidentalité a baissé de 11 % et la mortalité de 13 %. "Cela a fluidifié le trafic" estime Pierre Chasseray, délégué général."Les usagers ne respectaient pas tous la limitation de 80 km/h. Cela menait à des dépassements pouvant conduire à des accidents". D’après lui, c’est la limitation qui n’était « pas adaptée » aux comportements des usagers.
Quant à l’installation de radars, là encore, les deux pays se situent aux extrêmes l’un de l’autre. "Au Danemark, il n’y a que 10 radars sur tout le territoire. Est-ce que le radar est la seule solution à la sécurité routière ? Non, puisque fondamentalement, là-bas, il n’y en a pas" assure-t-il. "Il faut choisir la voie de la prévention et ne pas miser sur la répression à tout prix".
https://www.ledauphine.com/france-monde/2017/12/19/sur-les-routes-du-danemark-on-est-passe-de-80-a-90-km-h
Réponse de le 12/01/2019 à 8:43 :
Comparer un danois avec un francais, ceci au volant, c'est visiblement manquer de jugement.
Au Danemark, le citoyen a un sens collectif developpe des l'enfance.
En France, c'est exactement le contraire on joue perso, d'ou ces comportements de bargeot sur les routes.
Réponse de le 13/01/2019 à 9:06 :
@matins calmes : 100% d'accord avec vous. Et comme l'incivisme n'est, je ne pense, pas génétique, c'est bien qu'il y a en France un problème éducatif, pas seulement scolaire, mais aussi familial. Et il ne faut pas croire que le "tout pour ma gueule" qui pilote les comportements en France soit le seul fait des "riches", loin s'en faut;
a écrit le 11/01/2019 à 15:21 :
pour l"assurance chomage on nous fait le meme cout on veut bien negocier mais pas touche aux intermittents du spectacle ,,,,????? ils ont acces aux mediats !!!!!

faut il vraiment casser pour avoir de réelles négociations ,?
a écrit le 11/01/2019 à 15:21 :
On a un gouvernement qui navigue à vue et qui n'ose pas dire que cette mesure de limitation est déjà bénéfique pour la sécurité selon plusieurs études. s'il revient sur cette mesure indispensable pour notre sécurité, le gouvernement peut dire adieu aux réformes intelligentes.
Réponse de le 11/01/2019 à 16:53 :
Pour moi cette mesure n'est pas intelligente mais simpliste. Elle montre la non volonté de travail des services publiques. La limitation a 80 est utile sur certaines routes a double sens très fréquentées par contre elle n'a pas de sens dans les zones peu peuplés avec peu de trafic (comme dans la zone que l'on surnomme la diagonale du vide).
Demander aux services de la voirie d'adapter les vitesse au trafic et et au risque routier serai plus intelligent.
Travailler pour l'entretien de la voirie et sa sécurisation couterai sans doute plus cher.
a écrit le 11/01/2019 à 15:10 :
Il vont encore tergiverser , blablater. 80 Km c'est terminé qu'ils prennent la décision.
a écrit le 11/01/2019 à 15:09 :
Il vont encore tergiverser , blablater. 80 Km c'est terminé qu'ils prennent la décision.
a écrit le 11/01/2019 à 14:45 :
Si l'on avait tenu compte de l'avis des citoyens, la ceinture de sécurité n'aurait jamais été rendue obligatoire et il n'y aurait pas non plus d'interdiction de boire de l'alcool ou de prendre des drogues avant de prendre le volant.
a écrit le 11/01/2019 à 14:37 :
Il faut "statistiquement" 2-3 ans pour voir si un effet existe ou pas, faire des bilans avant, c'est toujours la manie de vouloir sortir des chiffres, certains ne vivent que par les chiffres (gestionnaires hors sol ? Leur seule respiration, les chiffres). Mais d'un mois à l'autre, d'une année à l'autre ça varie, c'est peu dire de la difficulté à relier les choses (causes multifactorielles) à des décisions. La facilité a toujours été de dire que quand la mortalité baisse, c'est suite aux décisions, aux radars, à sais pas quoi (baraka ?).
Le 80 ne me dérange pas étant habitué quand j'y vais aux 70 en Suède sur routes parfois deux fois plus larges (on est censé s'esquiver à droite si qq arrive derrière, je m'abstiens quand je suis à la vitesse autorisée, y a qq suédois qui se latinisent, dépassent les consignes car pressés, ben, doubleront !). Pour aller à Chamonix 2h30 de route, 140km, 30 rond-points au moins (arrêté de compter), j'ai dû perdre 2 minutes, et 50 au retour, bouchons à Annecy).
Une retraitée se plaignait du 80, sans doute le principe qui dérange, surtout si c'était efficace (danger d'y rester). Les tués de la route auraient peut-être voté pour le 80 ? Ça semble parfois une fatalité.
Le peuple, n'aimant pas le 80, du moins certains, propose quoi pour réduire la mortalité routière ? Se plaindre, ne pas aimer, c'est une chose mais peu constructive. Quelles idées force comme on dit ? Rien ? La liberté de rouler vite si envie tellement les chaussées sont belles une fois refaites ? En Suède y a une machine qui grave des encoches dans le bitume des routes neuves au centre pour réveiller les gens qui changent de voie (ou en doublant, bruyant comme truc), faisons des trous dans les chaussées (pour rouler moins vite) ?
Réponse de le 11/01/2019 à 17:04 :
Le 80 km/h n'a aucune justification technique par rapport au 90 km/h.

Si vous avez pu rouler sur une voie à 90 km/h pendant 50 ans avec un véhicule qui ne comportait à l'origine ni freins à disques, ni ABS, ni airbag ni ceinture de sécurité, ni freinage assisté, ni contrôle technique, il n'y a aucune raison d'imposer le 80 km/h avec un véhicule moderne.

D'autre part, quand j'ai passé le permis, au siècle dernier, il n'y a avait que trois limitations de vitesse, 60-90-130 km/h. On savait toujours où l'on se trouvait vis à vis de la loi.
On a maintenant 6 limites de vitesses "habituelles". Sur certains tronçons à quatre voies périphériques la vitesse peut varier de 70 à 130 km/h selon des critères assez obscurs et ils sont très mal signalés.

Auto Plus a récemment consacré un article à ce phénomène. Il existe en France en 2018 des tronçons de routes où sur 36 km, il y a 42 zones différentes de vitesse, soit un changement toutes les 45 s !

Bref, c'est illisible et à tout moment un radar peut vous retirer 16% de votre permis et de l'argent sans que le danger associé soit évident.

Quand le 80 km/h a été installé, il aurait au minimum fallu retirer la limite des 70 km/h qui est trop proche et n'a plus aucune justification.

Pour terminer.
Quand les premiers radars ont été mis en place, l’État a en quelque sorte passé un deal avec la population. On ne place les radars que dans les zones dangereuses et on vous les signale puisque le but est de vous inciter à lever le pied et pas de vous piéger.

On est totalement sorti de ce pacte de confiance.
L'Etat a fini par placer des radars là où ils pouvaient prendre le maximum de personnes en défaut et non plus dans les zones réellement dangereuses.
Il tente d'interdire la localisation des radars sur les GPS et le 80 km/h a surtout eu pour effet de rajouter +30% d'amendes, ce qui était prévu par les études commanditées par l'Etat.

Étonnez vous ensuite que les français voient jaune.
a écrit le 11/01/2019 à 14:09 :
Elle a été mal appliquée cette limitation c'est évident, dans la précipitation et le chaos, méthode unique de nos LREM.

Maintenant les gars, ça fait longtemps que j'ai le permis et d'une part il y a 3 fois plus de bagnoles qu'à mes 18 ans, c'est logique puisque à la campagne on en a tous besoin d'une pour aller bosser et ensuite il convient quand même de s'apercevoir que nos routes sont beaucoup moins bonnes, que l'empilement des lois et autres a fini par générer une signalisation de plus en plus aléatoire, on commence même à voir des panneaux signalétiques contradictoires.

Merci l'UE certes mais bon maintenant on a ce problème de budgets d'entretiens des routes en baisse perpétuelle plus un trafic transfrontalier de plus en plus important détruisant nos infrastructures et polluant massivement notre pays.

Bref le mal part de loin mais nos dirigeants n'ont certainement pas les bonnes lunettes pour être capables de l’appréhender. Je redoute la moindre mesure que pourrait prendre nos LREM qui nous ont copieusement prouvé qu'ils n'étaient pas en capacité de gérer 65 millions de français.
a écrit le 11/01/2019 à 13:16 :
La limitation à 80km/h me gonfle aussi. Mais je suis encore plus contre le principe de remettre systématiquement tout en cause sous le prétexte de donner le pouvoir au peuple. Plus rien ne va pouvoir se faire dans ce pays: on va systématiquement avoir des opposants qui partent en croisade, manipulés par quelques ultra et des casseurs opportunistes.
Que la suppression des 80km/h figure au programme des candidats à la prochaine présidentielle , on aura alors assez de recul sur l'efficacité ou pas de cette mesure.
Réponse de le 14/01/2019 à 15:00 :
Après tout le 80km/h peut aussi être (malheureusement) considéré comme une conséquence inéluctable à la dégradation de notre réseau routier...
a écrit le 11/01/2019 à 13:04 :
Le 80 kms/h se doit être du débat mais le reste, tout le reste et parce que ça le vaut bien ...?
Beaucoup de monde en avait l’intuition, mais au moins les choses ont été clarifiées de façon nette et précise par le ministre de l’Economie et des Finances sur Europe 1 ce dimanche 6 janvier 2019.

Interrogé par les journalistes sur ce que serait la portée du « grand débat national » lancé par Macron à partir du 15 janvier, Bruno Le Maire a tenté d’endormir les auditeurs par une formule creuse à souhait :

« Je crois profondément que le grand débat, c’est la meilleure manière de réconcilier les Français, de les ramener à la table des discussions. Les Français ont des choses à nous dire. »

Mais, pressé par les journalistes pour savoir si ce « grand débat » pourrait déboucher sur des revendications bien concrètes, par exemple sur le rétablissement de l’ISF, Le Maire a été catégorique :

« Que les Français veuillent le rétablissement de l’ISF, on le sait, ce n’est pas une grande nouveauté. Il se trouve qu’Emmanuel Macron a été élu président de la République sur la base d’un projet qui comprend une transformation fiscale en profondeur, votée par une majorité de Français. Donc je ne souhaite pas que nous revenions sur l’ISF, sur le prélèvement forfaitaire unique ou sur la baisse de l’impôt sur les sociétés qui doit permettre à nos entreprises de se développer. »

Devant les journalistes visiblement éberlués par ce discours complètement déconnecté des réalités d’une France en ébullition, le ministre a poursuivi en fermant d’emblée la porte à tout changement significatif de politique :

« Il ne s’agit pas que le débat conduise à détricoter tout ce qui a été voulu par les Français au moment de l’élection présidentielle, et tout ce qui a été voté depuis. Sinon qu’est-ce qu’on va faire ? On va avancer en reculant. En règle générale, ça ne mène pas très loin ».
https://www.upr.fr/actualite/france/bruno-le-maire-jette-deja-le-masque-pas-question-que-le-grand-debat-national-touche-a-lisf-ni-a-lis-ni-a-quoi-que-ce-soit-dimportant/


M. Le Maire a tout de suite mis le holà : « grand débat » ou pas, il est hors de question de rétablir l’ISF ou de relever le taux de l’IS puisque la suppression de l’un et la baisse de l’autre ont été décidées pour satisfaire aux exigences de la Commission européenne dans le cadre des rapports des Grandes Orientations des Politiques Économiques (GOPÉ).

Le ministre s’est évidemment bien gardé d’expliquer aux auditeurs d’Europe 1 le rôle décisif de l’UE en la matière. Les journalistes aussi.

Mais alors ? Si le « grand débat » se voit interdire d’emblée le droit de proposer le rétablissement de l’ISF et la hausse de l’IS, on imagine sans peine ce qu’il va advenir de réformes bien plus importantes !

Quel que soit l’artifice de présentation employé, le « grand débat » ne conduira évidemment pas à un référendum sur le Frexit, ou à une sortie de l’euro, ou à une sortie de l’OTAN. Le « grand débat » n’aura pas davantage le droit de créer un RIC permettant de révoquer le président de la République ou les ministres, ou de conduire des réformes constitutionnelles, ou d’abolir une loi, ou de proposer une loi (sauf peut-être dans des domaines très marginaux).

En bref, le « grand débat » n’est lancé que dans le seul objectif manipulatoire de noyer le poisson, de lasser les Gilets jaunes par des parlottes sans fin, et d’esquiver le VRAI débat qui doit avoir lieu sur notre appartenance à l’UE ...
Réponse de le 11/01/2019 à 14:27 :
Si le niveau élevé de l'IS, l'existence de l'ISF, ou plus généralement le niveau des impôts avaient un quelconque impact positif sur l'économie la France ne se débattrait pas dans les difficultés que l'on sait qui en font l'homme malade de l'Europe et de l'OCDE. Plutôt que de nous complaire, au nom d'une conception dévoyée de l'égalité (qui nous font assommer d'impôts et de taxes tous ceux qui ne sont pas tout en bas de l'échelle... plus facile de couper les têtes qui dépassent un peu ...) dans nos certitudes, il vaudrait mieux aller voir les nombreux pays européens qui s'en sortent mieux que la France.
Réponse de le 11/01/2019 à 16:01 :
@bruno_bd A quoi bon renverser l' équation ? La France est malade de l' UE qui a près avoir détruit Grèce et Portugal, s' essaie à se faire la main sur un grand pays.
Voyons comment c' était avant l' UE ..
https://www.youtube.com/watch?v=dDwkeaTE9xE
Comment se porte l' Italie avec un ratio de 131 % de dettes VS PIB ?
Avez-vous entendu Xavier Raufer criminologue nous expliquer le pourquoi des GJ dans la rue et dans le même temps, comment et pourquoi les trois pays qui s' abritent par choix de l' oligarchie euro-mondialiste sont les peuples régicides cad les anglais qui brexitent, les russes qui se tiennent à l' abri de la globalisation et la révolte des français à travers les GJ ..?
https://www.breizh-info.com/2018/12/08/107417/face-aux-gilets-jaunes-lexecutif-a-lagonie-xavier-raufer-sur-tvl-video
Quels pays s' en sortent mieux que la France ? A l' exception de l' Allemagne qui s' est goinfrée les ex pays du COMECON comme un marché offert par l' UE que nous finançons de nos deniers et pour nous détruire, les pays hors ZE ..!
Réponse de le 13/01/2019 à 9:28 :
Il n'y a aucune gloire à tirer du fait que la France ait été régicide. La période révolutionnaire de 1792 à 1795, non seulement régicide (et dans quelles conditions de monstruosité, revoyez l'histoire de Louis XVII...) mais aussi génocidaire, a sans doute constitué la référence d'autres épisodes tout aussi monstrueux dans l'histoire (terreur révolutionnaire après 1917 en Russie... y compris l'assassinat de la famille impériale, régime des khmers rouges,...). Et oui, outre l'Allemagne,il y a beaucoup de pays dans l'UE qui s'en sortent mieux que la France : tous les pays scandinaves, le Benelux tous les pays de l'Est qui certes sont pour le moment moins riches que la France mais progressent et nous rattrapent à grande vitesse, l'Autriche, l'Iirlande. Pour tous les pays (sans exception) l'adhésion à l'UE a boosté l'économie (avant les pays de l'Est ça a aussi été le cas de l'Espagne et du Portugal, et aussi du Royaume-Uni dont il faut rappeler qu'il n'a adhéré à l'UE que parce que son économie était arrivé à un niveau de déliquescence avancé dont l'UE et le thatcherisme lui ont permis de se redresser). Si l'UE ne profite pas à la France autant qu'aux autres, elle n'a qu'à s'en prendre à elle-même et voir ce qui, en France, ne marche pas. Je pense que le problème est culturel et éducatif (si ça ne marche pas, c'est forcément à cause des autres et pas de nos choix à nous).
a écrit le 11/01/2019 à 13:02 :
Trump, GJ, Brexit, retour a la verité démocratique!
a écrit le 11/01/2019 à 12:56 :
En province presque personne ne respecte cette limitation et on continue de rouler à 90km/h.
a écrit le 11/01/2019 à 12:49 :
Ecrire que la limitation à 80km/h, appliquée seulemnt en juillet 2018, a sauvé 200 vies sur l'année est un mensonge. Cela prouve une fois de plus la désinformation sur laquelle les technocrates fondent leurs choix pour considérer que tous les conducteurs sont des criminels en puissance. Il est temps d'arrêter ces amalgames tous plus insupportables les uns que les autres. Le PM a décidé cette mesure seul dans son bureau, contre tous, y compris le PR, au mépris de la vraie vie. Affligeant car ce n'est pas digne d'un haut responsable.
Réponse de le 11/01/2019 à 13:16 :
Il y a quelques jours, une personne, apparemment faisant partie d'un comité indépendant chargé de l'efficacité de cette mesure, est intervenu (très discrètement) un matin sur RTL pour présenter des résultats partiels. Déjà, il a commencé par décrire toutes les conditions de l'obtention de ces résultats, tournant autour du pot autant que possible, visiblement pas à l'aise, espérant probablement que son temps de parole serait écoulé avant d'avoir pu arriver au cœur du sujet.
Il a pourtant bien fallu qu'il lâche quelques données à la fin. Il en ressort donc que a) y'a bien eu quelques résultats positifs, mais qu'on était très loin des résultats espérés et que de toute façon, on ne les atteindrait jamais b) ça avait et allait coûter très cher : 3 milliards la mise en place et 4 milliards à cause du ralentissement de la circulation (qui se reporte sur l'économie générale) !!
Le supplice de cette personne ayant (enfin pour lui) pris fin faute de temps, on n'en saura pas plus. D'autant que, au vu ces résultats, la radio, ses journalistes et autres médias & Cie ont bien écrasés le coup et depuis plus aucune nouvelle nulle part, comme par hasard !!
Réponse de le 13/01/2019 à 9:32 :
Effectivement, la mortalité routière avait déjà pas mal baissé au premier semestre. Et pour ce qui concerne le second semestre, on peut imaginer qu'une partie non négligeable de l'amélioration résulte surtout du report de trafic depuis les routes à 80km*h où désormais on se traine vers les autoroutes nettement moins accidentogènes et plus sûres.

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