Mobilités : pourquoi le normand Moveo devient NextMove
Nathalie Jourdan à Rouen
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A Rouen, NextMove accompagne le projet Autonomous Lab porté par Renault et Transdev
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A Rouen, NextMove accompagne le projet Autonomous Lab porté par Renault et Transdev
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Le faire part de naissance date du 7 janvier 2021. Mais la gestation remonte en réalité à l'été 2018 lorsque l'Etat et les Régions lancent l'appel d'offres dit de « Phase 4 » dans l'idée de revisiter le catéchisme des pôles de compétitivité jugés trop centrés sur les concepts et pas assez sur les produits ou services « vendables ».
Objectif avoué : ne conserver que les pôles les plus susceptibles de rayonner au niveau européen et les plus bankables. En clair, ceux capables de générer au moins la moitié de recettes propres. Cette nouvelle approche plus exigeante donnera lieu à plusieurs opérations de consolidation dont celle qui nous occupe ici.
NextMove est issu de la fusion opérée fin 2019 entre Moveo, l'Aria (Association régionale des industries automobiles normande) et son équivalent le Ravi (Réseau automobile & véhicules d'Ile de France). « Ce rapprochement a obéi à la nécessité d'atteindre une masse critique mais il est aussi né de la volonté de la Région Normandie et de la Plateforme Automobile de limiter le nombre de représentants de la filière » précise Marc Charlet, ex directeur de Moveo promu patron opérationnel de NextMove.
L'écosystème qu'il anime revendique une grosse puissance de feu. Il agrège, autour de la vallée de Seine, des installations industrielles de premier plan et des centres de recherche de niveau mondial. De Dieppe berceau de l'Alpine à la digital factory de PSA à Poissy, ses adhérents produisent plus d'un demi milliard de véhicules par an et génèrent 70 % de la R&D automobile bleu, blanc, rouge sur des sites comme le Technocentre de Guyancourt (Renault), le Centre technique de Vélizy (PSA) ou le campus de Saclay.
Reste que la création de ce pole XXL, dont le siège reste domicilié sur le campus Sciences et Technologies de Rouen, intervient dans un contexte très compliqué. Non seulement, la crise sanitaire a fait perdre à l'automobile 25% de ses volumes mais le secteur dans son entier est à la veille de transformations majeures qui pourraient mettre en péril le creuset hier fécond de la vallée de Seine, comme le souligne Rémy Bastien, président de NextMove.
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Nathalie Jourdan à Rouen