La mission de la PME Joly Location est de permettre aux autres corps de métier de travailler à des hauteurs vertigineuses. Grâce à leurs nacelles qui naviguent à 90 mètres, l'entreprise, située à côté de Dijon, est l'un des éléments clé sur « le chantier du siècle ». La réouverture du premier lieu touristique de France est prévue en décembre 2024.
« La cathédrale, dont la réouverture est programmée le 8 décembre 2024, aura retrouvé à l'été sa silhouette familière, celle qu'on lui connaissait avant l'incendie ; ainsi la flèche, débarrassée d'une partie de son échafaudage, devrait être bien visible dans le ciel de Paris », explique Philippe Jost, président de Rebâtir Notre-Dame de Paris, l'établissement public créé pour conduire l'ensemble des opérations de conservation et de restauration de la cathédrale et assurer la maîtrise d'ouvrage du chantier.
Dès le lendemain de l'incendie survenu en avril 2019, Joly location, l'entreprise spécialisée dans les travaux de grande hauteur, basée à Couternon, près de Dijon, s'est engagée dans la reconstruction de Notre-Dame de Paris durant deux ans et demi, pour les travaux de sécurisation.
Photo d'illustration (Crédits : Joly Location)
« La Formule 1 de la nacelle »
« Il y avait un besoin de nacelles avec des grandes capacités pour surveiller et installer des capteurs sur l'échafaudage qui était sinistré », se souvient Lionel Joly, directeur général de Joly Location. L'entreprise a su apporter une solution technique rapidement avec des machines très spécifiques. « A l'époque, il existait seulement quatre nacelles dans le monde capables de répondre aux exigences souhaitées. Nous disposions de l'une de ces Formule 1 de la nacelle », souligne le chef d'entreprise. Une utilité reconnue par l'établissement public qui lui avait permis de bénéficier d'un hôtel durant la période du Covid pour loger et nourrir ses dix opérateurs. Les équipes de la PME bourguignonne ont ensuite participé au démontage de l'échafaudage sinistré qui entourait la flèche au moment de l'incendie et au nettoyage des voûtes qui étaient recouvertes de vestiges (bois calcinés, éléments métalliques, etc.) des toitures et de la flèche. Mais également, à tous les travaux annexes, telles que les deux tours.