Prêts immobiliers : la Fnaim réclame une baisse des taux de la BCE et des banques

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La Fnaim (Fédération Nationale de l'immobilier) salue le discours tenu vendredi à Meaux par Nicolas Sarkozy. Elle estime que les banques n'ont pas assez réduit les taux de leurs prêts pour les crédits, notamment immobilier. Elle appelle la Banque centrale européenne à baisser ses taux.

Dans un communiqué publié ce lundi, la Fnaim, Fédération Nationale de l'Immobilier revient sur le discours de Nicolas Sarkozy vendredi à Meaux, et s'en dit très satisfaite. Elle souligne la volonté du Président de la république de ne pas voir la crise " durablement hypothéquer la réalisation des objectifs du pays en matière de logements". (Visualisez le discours de Nicolas Sarkozy vendredi à Meaux).

La Fnaim estime que " les difficultés liées aux subprimes et à ses conséquences sur les banques et sur l'économie générale ont fini par faire oublier que notre pays était depuis plusieurs années dans une situation d'insuffisance de l'offre de logements, tant en matière d'accession à la propriété qu'en ce qui concerne le locatif privé ou le locatif public. Pour ne pas compromettre les années à venir, il importe de relancer dans les meilleurs délais l'activité du secteur, c'est-à-dire les mises en chantier de logements neufs et la vigueur du marché de la revente. Il importe aussi de sauvegarder l'appareil de production, c'est-à-dire de préserver la santé des entreprises de promotion et des agences immobilières pour que le secteur puisse redémarrer rapidement lorsque les conditions économiques seront redevenues favorables."

 La Fédération Nationale de l'Immobilier qualifie de "souhaitable" l'actuelle baisse des prix de l'immobilier " afin de faciliter l'accès au marché aux moins argentés. Mais elle estime que les taux de crédit sont trop élevés  et excluent "de fait près de 20% des ménages de l'accès au crédit. Il est urgent que les prêteurs répercutent dans leurs tarifs les deux baisses successives du taux directeur de la BCE, il faudrait même que la Banque Centrale Européenne corrige son taux de façon plus drastique."

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Encore les commiques de la FNAIM et leurs stats bidons.
La réalité est qu'il ya quasiment un tiers des agences en trop et que cet excédent devra être résorbé.La montée des prix n'a pu se faire que grâce à une politique de crédit irresponsable de la part des banques.On ressert les vannes et ont reviens à la réalité.Le marché va s'assainir et les prix vont forçément baisser.Tant mieux pour les consommateurs.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
bien s^r il faut que les banques répercutent intégralement toute baisse de taux de la BCE
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
les pires des menteurs la FNAIM ! j'ai travaillé dans l'immobilier de 2002 jusqu'à mi 2007 et le début de cette foutu crise, les francais vendent leurs biens immobiliers à 50% de particulier à particulier ! Ils n'ont pas besoin des agences qui ont contribué à la flambée des prix de l'immobilier en acceptant de vendre n'importe quoi à n'importe quel prix juste pour rentrer un mandat de vente !
Les banques sont aussi responsables pour avoir laissé les gens s'endetter en achetant des biens surévalués !
Les prix doivent baisser d'au moins 20% point barre !

a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les statistiques sur le manque de logement sont basées sur des hypothèses fallacieuses et aléatoires, le manque n'existe pas d'après tous les analystes sérieux (où sont les 300.000 SDF ?). De plus, il est scandaleux que les entreprises de l'immobilier réclament un plan d'urgence, il existe pour elle depuis 10 ans : Borloo, Robin, Besson, taux d'intérêt bas, marché explosif, allocations logement... Ca reste cyclique, comme n'importe quel secteur, et vous l'avez allégrement oublié.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il est grotesque de baisser encore les taux d'interets, cela ne sert à rien sauf à créer des bulles totalement décorellées de la richesse réelle.
Trop de primo accédants ont acheté n'importe quoi n'importe où en grande couronne en s'endettant sur 30ans, leur bien ne vaut aujourd'hui plus rien (absence de marché en grande couronne).
Il faut laisser le marché immobilier francais retourner aux fondamentaux d'évolution du PIB et de l'inflation.
Les agences immos se sont goinfrées pendant la grande époque 2004-2007, beaucoup trop d'amateurs se sont jetés dans le métier.
La baisse est en cours et on atteindra -40% par rapport aux prix affichés en 2005.
Relancer l'investissement industriel et la recherche oui, mais pas relance l'endettement.
Quant au manque de logement en france, ce n'est qu'un argument d'agent immobilier sans fondement au même titre que les anglais qui rachetaient tout en bougogne.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La moitié des agences immo doit disparaitre, dans dix ans le prix actuel sera multiplié par deux par de craintes
baisse d taux au alentour d 4 % pour les particulier
manquera 230 000 logement l'an prochain
ruée sur l'ancien
moy européenne 73 % de proprio france 55
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le tripatouillage des indices,"prendre au riches pour donner aux pauvres", modifications continuelles de loi fiscales immobilières, égal hausse des loyers, manque de confiance des investisseurs, et crise immobilière qui est un phénomène cyclique naturel il n'y avait pas besoin d'en rajouter une couche.Maintenant il faut une nouvelle loi pour faire repartir la machine et avec le minimum de contrainte comme la périssol et vous verrez ça repartira tout seul.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
"excluent de fait près de 20% des ménages"

ces chiffres ne viennent-ils pas du courtier empruntis.com ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
J'aurai bien aimé que la FNAIM s'indigne dès 2004 sur la flambée des prix de l'immobilier. Il se sont goinfré de substanstielles commissions pendant des années en nous rabachant que les prix ne baisseraient pas et qu'il fallait acheter tout et tout de suite. Ils ont participé au délire au meme titre que les banques en nous envoyant chez des courtiers bancaires commisionneux complices et interessés. Que les adhérents de la FNAIM disparaissent et le marché se régulera tout seul. Allez bon vent... dehors la FNAIM
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
bien d'accord avec beaucoup de ces commentaires. Il y a 2 fois trop d'agences immobilières qui ont d'ailleurs été très bien rémunérées au cours des dernières années. Malgré la progression des prix de vente de 140% les commissions sont restées les mêmes en pourcentage (variant de 6 à 10%) ce qui fait qu'elles ont augmentées aussi de 140%
Notre salaire ou notre retraite n'a pas progressé autant... Et la FNAIM se plaint....Ils veulent que la marché redémarre pour s'en mettre encore plein les poches.
C'est proprement scandaleux.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Le secteur immobilier(un des secteurs les plus aidés en France),les banques, le secteur automobile avec Carlos Ghosn, réclament......
Et les salariés, eux, que font-ils?
Attention à l'implosion du système!!!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La FNAIM disait urbi et orbi à qui voulait l'entendre que tout allait bien, que les prix des biens immobiliers étaient toujours à la hausse. Au mois d'Août 2008.
Trois mois plus tard, patatras.
Il est temps de faire le ménage chez tous ces lobbys qui racontent ce qui les arrangent et se moquent totalement de leurs clients tant vendeurs qu'acheteurs. Tout cela ne va pas arranger le marché automobile quand nous allons trouver sur le marché tant de voitures de luxe d'occasion ayant appartenu à d'anciens agents immobiliers.
Trop triste.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je suis surpris de l'étonnement de FNAIM lorsque je leur annonce que je ne m'endetterai pas sur 30 ans en donnant toute mon épargne pour m'offrir une maison délabrée.
Je ne comprend plus rien au marché de l'immobilier, j,ai le sentiment que plus rien n'a de valeur juste...
Je vais attendre 2009 voir un peu si je peux acheter quelque chose à sa juste valeur...au risque de voir mon agent immobilier mettre la clé sous la porte.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Pendant les dernières années les banques on prêté à des taux excessivement bas, sans chiffre le risque liés à l'opération. Aux USA le système a craqué à cause des taux variables. Si la France est quelque peux épargnée grâce aux taux fixes, il est normal que les banques se réveillent et offre des prêts à des taux qui correspondent mieux à ce que cela leur coûte. Donc ce genre de discours de la FNAIM est inadmissible, les banques sont déjà en situation critique, elles on fait des erreurs, ce n'est pas la peine maintenant de les obliger à en faire d'autres.
Quant à Sarkozy, s'il légiférait un peu plus pour pousser les maires à libérer du foncier à un prix raisonnable pour le logement (ils y arrivent toujours quant c'est une entreprise qui leurs permet de toucher la taxe professionnelle), les choses se passeraient un peu mieux pour la construction en France....
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Merci à tous de veiller à ne pas sombrer dans l'insulte vis à vis de la Fnaim ce qui ne vous empêche pas des le critiquer vertement. Je vous rappelle que nous laissons une liberté totale aux commentaires à condition qu'ils évitent propos insultants, diffamatoires, sexistes, racistes et antisémites. J'ai laissé passer les mots "bouseux" de toto, les "stupidités et mensonges", les "goinfrés" mais ils étaient limites. Et cela ne m'amuserait pas de censurer des commentaires ce qui reste très rare.
Merci de votre fidélité et de vos réactions.
Continuez à nous lire
Olivier Provost, rédacteur en chef du site latribune.fr
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Pendant ces dernières trop longues années,les agences immobilières se sont gavées de substantielles commissions,se sont réjouies du "dynamisme" du marché et on colporté le fantasme d'une montée perpétuelle des prix.Maintenant qu'ils constatent que leur reves d'enrichissement sur le dos des autres à pris un peu de plomb dans l'aile,ils réclament à corps et à cris de l'aide au gouvernent,notamment d'obtenir une baisse des taux.
Primo-accèdants: "dont mouve",et laissez la FNAIM et consorts taper dans leurs réserves,ça leur fera le plus grand bien et ne pourra que confirmer le retournement du marché de l'immobilier.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il me feront toujours autant rire à la FNAIM, J'emmène ma fille au cirque la semaine prochaine, j'espère qu'ils seront en représentation.

Il faudra bien un jour que les gens comprennent que le taux de crédit n'est pas le seul levier pour faire baisser les prix. En 1er, il y' a la part gargantuesque de ces gloutonnes agences suivi de l'impôt (frais de notaire) directement proportionnel au prix ostentatoires demandés par les rêveurs chasseur de pigeons.

marceauf : J'ai lu et relu ton commentaire, je suis désolé mais on y comprend rien, c'est pire que du SMS.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
-50% sur cinq ans, c'est ça la triste réalité...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
chiffres bidons, annonces plus fallacieuses les unes que les autres tout est bon pour désinformer et tromper le peuple, non décidemment à la lumière de ces derniers mois la FNAIM n'est qu'une baudruche qui finira par se dégonfler et je l'espère ne pas renaître de ses cendres.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Cette bande de bouseux de la FNAIM peuvent toujours s'agiter, ca ne changera rien à la destinée du crash qui ne fait que débuter.
Petite expliquation: 2009=10% de baisse min -> ca permet de louer, tout en économisant de l'argent... 2010: 10% encore? -> pas rentable d'acheter... -> attendre le retour dans tunnel de friggit
Sinon pour calculer si il vaut mieux louer que acheter:
http://asi77.free.fr/
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a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
est-ce que quelqu'un pense vraiment qu'un agent immobilier peut concevoir la société comme étant autre chose qu'un ensemble d'individus dont le souci tout les matins doit être de se demander comment il vont se loger et/ou comment ils vont rembourser un emprunt toute une vie.
Il n'y a pas eu de destrcution massive comme au sortir d'une guerre, il y a un parc d'immeuble conséquent. L'immobilier cela devrait être comme la santé, afin de passer a autre chose, de creer d'autre choses. mais non perpeétuellement il faut que chaque génération repsne a s e loger, a faire des emprunts, a lécher le cul d'un banquier pour negocier un taux, etc , etc ,
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Bonjour à tous
je suis d'accord avec tout ce qui a été dit. Et j'ajoute que c'est de la folie des prix immo que viennent et la baisse du pouvoir d'achat et le manque de dynamisme de l'emploi : l'argent est kidnappé par la spéculation sur le logement. Je plains les jeunes, les smicards, les personnes seules : en paca, notamment autour d'Aix-en-provence, le moindre T2 (40m2) côute 700,00/ mois. Comment se loger dédemment dans ces conditions si on gagne le smic ou un salaire de prof par exemple ? Du coup les colocations se multiplient. C'est une vie ça de se contenter d'une
chambre dans un appart partagé ? C'est ce qui se passait juste dans l'après-guerre... Traduction : une forme de MISERE ! J'aimerais avoir des chiffres : combien de gens gagnent-ils
moins de 1500,00/ mois ? La majorité, non ?

AUTRE REMARQUE : on a, dans les années 60-70, construit des RESIDENCES ANTI-VILLES : des "poches" de bâtiments vaguement entourés de terrain inutiles avec des voies de circulation "privées" donc des non-rues coupées de la ville, avec d'énormes pertes 1) de terrain, 2) de sociabilité (des zones hors ville, isolées, vides, tristes, "mortes" 3) de circulation : des rues bordées de "poches" ne facilitent pas la circulation au contraire ellles sont surinvesties, bouchonnent sans cesse, etc. Et le tout très LAID, se dégradant vite. Idem pour les lotissements.
IEst-ce récupérable ? Je ne sais pas. En tout cas, il serait temps que l'on réaprenne à construire
de la ville ! J'espère que les jeunes, qui ne peuvent plus acheter vu les prix, sauf à s'endetter sur 30 ans (et encore à deux ! Et par les temps qui courrent...), et n'ont plus qu'à se faire tondre par des loyers inconsidérés sauront ré-inventer la ville
A ce PROPOS dans 10 ans, plus de manque de logement vu les courbes de natalité !
A bon entendeur !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
En Juin 2004, un ami directeur financier a acheté une maison au prix de 600.000 ?. Il m'a expliqué, le plus simplement du monde, qu'il fallait acheter rapidement, avant que les prix augmentent. Après quelques hésitations, en lisant la presse et quelques messages alarmistes, j'ai pris peur.
En Septembre 2004, j'ai consacré un mois de vacances à la prospection, en vue d'acheter une maison. Ma surprise fut grande quand j'ai découvert que les biens immobiliers étaient en vente depuis des mois, sans trouver acquéreur. Certains biens étaient même en vente depuis une ou deux années.
Le plus étonnant était la détresse psychologique des vendeurs, lassés par des centaines de visites. Les vendeurs avaient un comportement identique aux salariés en cours de licenciement. Durant chaque visite j'étais très cordial et aimable, puis je posais quelques questions et les vendeurs se décomposaient.
Ne trouvant pas d'explication à ces délais de vente importants, alors que les médias claironnaient que l'immobilier flambait, j'ai interrogé mes proches et quelques amis : "avez-vous entendu parler d'un effondrement du marché ?", est-il possible que les prix baissent ?
A chaque fois, les réponses ont été unanimes : "Tu es fou", "Mais non, l'immobilier flambe", "Les prix montent !". Parfois, on me regardait, l'air étonné et sans me répondre, comme pour dire : "le pauvre, il a un problème".
J'étais étonné de ne pas comprendre les raisons de la différence entre mon avis personnel et l'avis général.
Ce sentiment était proche de la dissonance cognitive, décrite par les psychologues : une mère vous dit "je t'aime" et dans le même temps elle vous met une gifle. La dissonance cognitive est également un notion économique et sociale. Par exemple, en ex U.R.S.S., les citoyens vivaient une dissonance cognitive permanente : les médias diffusaient des images de bonheur et de croissance, alors que les files d'attente devant les magasins duraient des heures.
En France, au mois de Septembre 2004, je vivais une situation similaire : les médias diffusaient des messages de pénurie et que je constatais par moi-même que les magasins étaient pleins.

Qu'est-ce qu'une bulle immobilière ?

Dans son éditorial de Septembre 2004, le Bulletin de la Banque de France, reprenant la formule du prix Nobel d'Economie Joseph Stiglitz, rappelle la définition d'une bulle :
"Une bulle est un état du marché dans lequel la seule raison pour laquelle le prix est élevé aujourd'hui est que les investisseurs pensent que le prix de vente sera encore plus élevé demain, alors que les facteurs fondamentaux ne semblent pas justifier un tel prix."
En France, après la hausse continue des dernières années, le marché de l'immobilier présente certaines caractéristiques d'une bulle. Les investisseurs sont conscients que les prix sont trop élevés, mais conseillent toutefois d'investir.
Durant l'année 2004, il était courant d'entendre les remarques suivantes :
- Le prix des loyers augmente sans cesse, il vaut mieux acheter tout de suite.
- Le prix de vente augmente sans cesse, il vaut mieux acheter tout de suite.
- Nous avons acheté ce logement bien trop cher, mais nous serons sauvés par l'inflation.
- Paris est devenu trop cher pour les jeunes ménages, seules les personnes âgées peuvent se permettre d'habiter la ville.
- Les biens immobiliers sont acquis par des étrangers, notamment des Britanniques, qui font grimper les prix.

L'immobilier a connu cinq années de croissance soutenue.
Entre 1999 et 2004, profitant de taux d'intérêt bas, les investisseurs potentiels - principalement des ménages jeunes - ont largement anticipé leur achat de logement, l'INSEE indique que 40,7% des ménages de 30 à 35 ans se sont endettés pour acheter leur résidence principale, contre moins d'un tiers pour leurs homologues en 1988 et 2000. Cet effet d'anticipation a soutenu artificiellement le marché immobilier en France.
Contrairement aux idées reçues, les retraités, les personnes âgées et les étrangers non-résidents ont peu investi dans la pierre.
La Banque de France avertit les investisseurs et les banques que la solvabilité des acquéreurs potentiels s'était fortement réduite. Par cet avertissement, il faut comprendre qu'il ne reste pas assez d'acheteurs potentiels dans les classes d'âge des 30 à 35 ans pour soutenir la demande. En outre, les futurs investisseurs, les classes d'âge de 25 ans à 30 ans, ne sont pas assez solvables pour dynamiser le marché.
L'anticipation des achats a perverti le marché
Le message de la Banque de France a été largement relayé sur Internet et a déclenché un début d'inquiétude. Au troisième trimestre 2004, malgré des taux d'intérêt particulièrement bas, le marché de l'immobilier s'est brusquement tendu.

Le stock de biens immobiliers anciens mis en vente augmenterait de plus de 30%, principalement durant les derniers mois de 2004.
A partir d'Août 2004, le nombre de petites annonces de biens à vendre et à louer augmente en flèche
Nombre d'annonces en Mars 2004 : 27.000 locations, 150.000 ventes.
Nombre d'annonces en Mars 2005 : 66.000 locations, 239.000 ventes.
Parfois, des immeubles ont perdu la moitié de leurs locataires. Certains biens immobiliers sont invendus depuis 18 mois ou plus. Le délai de vente d'un bien "standard" s'est allongé pour atteindre six mois à un an. Les biens immobiliers onéreux (grandes maisons des années 1960 destinées à des familles nombreuses) ou ceux comportant un défaut (quartiers non-recherché, pollution sonore, maison de ville sans jardin, appartement non-rénové, etc...) sont devenus invendables.

Cette situation fait penser à la correction de 50% des prix des années 1991-1993 et suivantes. Mais en raison du ralentissement démographique en France, la correction du marché de l'immobilier pourrait être plus importante et surtout durable.
Le moral des professionnels est au plus bas. Selon des études d'agences immobilières, les stocks de biens invendus se sont reconstitués en France au troisième trimestre de l'année 2004. Bien loin de se résorber, l'excédent d'offre de logements invendus se creuse, mois après mois.

Panique des institutionnels !
Les institutionnels sont de grandes entreprises, des banques et des compagnies d'assurances. Les institutionnels détiennent un patrimoine diversifié, composé d'actions, d'obligations et de biens immobiliers. Pour les institutionnels, la gestion du patrimoine est essentielle.
En effet, le patrimoine immobilier est nécessaire à l'activité économique des institutionnels, car il est la contrepartie de leurs engagements. La valeur des institutionnels cotés en bourse résulte directement de la valeur de leur patrimoine.
Régulièrement, les institutionnels effectuent des choix d'arbitrage. Généralement, les institutionnels disposent de leur propre cabinet d'étude économique et prennent le conseil des banques. Les institutionnels sont donc des acteurs du marché particulièrement bien informés. Leurs choix sont révélateurs des tendances du marché.
Quels sont leurs choix d'arbitrage ?
Depuis le troisième trimestre 2004, les investisseurs institutionnels vendent leurs biens immobiliers.
Dans le secteur de l'immobilier résidentiel, les institutionnels ont recours à la vente à la découpe.
Les clients sont des locataires hypnotisés et sous-informés par des médias défaillants.
Au début de l'année 2005, après les premiers avertissements des banques commerciales, les ventes à la découpe se sont accélérées.
Le Crédit Agricole indique qu'un "certain freinage des ventes et des prix devrait intervenir en 2005". En langage financier, nous pensons que cela signifie "Tous aux canaux de sauvetage, les banquiers et les investisseurs institutionnels en premier, pour les autres passagers des écopes sont à disposition".

Depuis le deuxième semestre 2004, les marchés immobiliers chutent dans de nombreux pays.
Comme aux temps du nuage de Tchernobyle, seules de rares informations nous parviennent de l'étranger. La France paraît coupée du monde, à l'abri derrière une nouvelle ligne Maginot, qui la protègerait des krachs immobiliers faisant des ravages chez ses voisins proches (Royaume-Uni, Espagne, Allemagne, Europe de l'Est) ou éloignés (Etats-Unis, Australie).
Combien de temps la France pourra-t-elle vivre dans l'illusion que la bulle immobilière perdure ?
Les fonctions magiques
Dans l'inconscient collectif, l'immobilier a les fonctions magiques suivantes :
- L'immobilier est réputé sans risque. Un bien immobilier ne perd jamais de valeur.
- L'immobilier est réputé inaltérable. Un immeuble peut être transmis de génération en génération.
- L'immobilier est un placement refuge. Ce placement est réputé fluide, permettant à tout moment de vendre ou d'acheter.

L'usage de la langue de bois :
Les professionnels de l'immobilier ont recours à la "langue de bois" pour masquer la chute des marchés immobiliers.
Le vocabulaire banni
Dans les études de marché, un certains nombre d'expressions sont bannies.
Par exemple, le terme"baisse des prix" est proscrit au profit de "ralentissement de l'activité" ou "prévisions d'activité en retrait". De même, le terme "invendu" est totalement absent, alors qu'il s'agit d'un terme courant du métier.
A la place, on utilisera l'expression "augmentation des délais de vente". L'emploi de ces expressions permet de maintenir la fiction que les prix peuvent continuer à augmenter et que la bulle immobilière est éternelle.
L'expression "atterrissage en douceur" constitue le plus bel exemple de langue de bois. Dans l'histoire économique, aucune bulle ne s'est jamais dégonflée en douceur. Il est plus rassurant d'utiliser l'expression "atterrissage en douceur", plutôt que d'employer les termes exacts de "krach", de "faillite" ou de "crise". Autant de termes bannis parce qu'ils ne font pas vendre.
Les journalistes s'y laissent prendre, mais pas les banquiers d'affaires. Pour un banquier, l'expression "atterrissage en douceur" est le signe qu'il faut délester les valeurs mobilières d'un portefeuille. Cette différence de perception illustre la fonction symbolique du langage. Les mots ou des expressions ne seront pas perçues de la même façon, selon que l'on est un simple individu ou un professionnel.

Le camouflage :
Le camouflage consiste à noyer les informations nouvelles dans un flot d'informations anciennes et sans intérêt. Les peintres en bâtiment comprendront facilement la technique, qui consiste à recouvrir d'une peinture uniforme les aspérités et les défauts.
Pour illustrer ces propos, nous allons prendre pour exemple une étude :

LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT.
LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT.
LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT.
LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT.
LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT.
LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT.
LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT.

Que retenir de cette étude ? Si vous avez une bonne vue, vous allez retenir l'information principale : LES PRIX MONTENT.
Maintenant, un autre test :

LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT.
LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT.
LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT.
LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT.
LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT.
L'OFFRE D'INVENDUS AUGMENTE DE 30%. LES PRIX MONTENT.
LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT.
LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT. LES PRIX MONTENT.

Que retenir de cette étude ? Si vous n'avez pas l'habitude de lire les études de marché, vous allez retenir l'information la plus diffusée :
LES PRIX MONTENT.
Par contre, si vous êtes un banquier d'affaires et avez l'habitude de lire des études de marché, vous allez retenir l'information principale :
L'OFFRE D'INVENDUS AUGMENTE DE 30%.
Toute l'astuce est là : dans les études de marché des professionnels, il est fait une large place à l'historique des prix. La hausse des prix est présentée comme l'argument principal justifiant l'achat. Les études martèlent des expressions phare : "le marché est fondamentalement sain", "poursuite de la hausse", "hausse des marchés", "marché soutenu", "augmentation de x%", "de y%".
Le lecteur ne retient qu'une seule information : les prix montent.

Les effets positifs de la bulle :
La création d'une bulle immobilière répond à des besoins précis. La bulle immobilière permet de canaliser les craintes d'une société et de construire des modèles. Dans un premier temps, la bulle immobilière rencontre peu d'opposition. Elle est souhaitée et encouragée par la majorité des acteurs de la société.
La bulle permet au gouvernement de recourir au secteur privé pour construire un vaste parc immobilier. Dans quelques années, la valeur de ce parc sera presque nulle. Les ménages pourront alors diminuer les dépenses de logement et libérer des capacités financières pour rembourser la dette française et payer les retraites.
La Banque de France remarque que les Français sont peu endettés et conservent une capacité de financement. Entre les lignes, il faut comprendre que seuls les ménages ayant investis en période haute resteront prisonniers de la bulle immobilière. Ces ménages sont une minorité, sacrifiée à la cause de la gratuité du logement.
La bulle canalise les efforts des classes défavorisées vers des activités productives, augmentant les profits des entreprises. La bulle permet aux classes aisées de s'enrichir rapidement, par la simple valorisation des biens acquis avant la bulle.

Le mécanisme de rejet de la bulle :
En France, on peut dater le début de rejet à Août 2004. La critique est d'abord limitée, exprimée sous forme de statistiques catastrophiques, publiées par des organismes d'Etat, par de grandes banques et par quelques analystes. Durant cette première phase, la majorité de l'opinion croit à la poursuite de la hausse et s'y résigne, faute de solution alternative. Chez les professionnels, un bon moral est affiché en façade. Mais en back-office, où l'on prend conscience de l'ampleur de la chute, tout est mis en oeuvre pour vendre les biens immobiliers à la découpe, avant qu'il ne soit trop tard.
Dans une deuxième phase, que l'on peut dater en France à Décembre 2004, la bulle doit lutter pour sa survie et devient la cible de toutes les critiques. Les déséquilibres structurels sont trop visibles et sont rapidement découverts par le grand-public.
Cette dernière phase peut durer un à deux ans, le temps que les prix s'effondrent. Parmi les principaux acteurs de l'extinction de la bulle, on peut citer les investisseurs, les classes aisées, les gouvernements, la presse et les professionnels de l'immobilier :

Les investisseurs individuels, dont certains ont basé leur stratégie d'investissement sur un endettement exponentiel, destiné à acquérir trois à quatre fois plus de logements tous les 5 ans, découvrent que leur patrimoine n'a guère de valeur intrinsèque. Dans la plupart des cas, ils ne disposent pas de fonds propres suffisants, leur plan de financement étant basé sur des hypothèses basses prévoyant -10% en 5 ans.
Avec les premières baisses de loyers, liées à la hausse du nombre de constructions neuves destinées essentiellement à la location (loi de Robien) et à la baisse tendantielle de la demande de logements locatifs, on assiste à un mouvement massif de mise en vente. Ce mouvement est lancé à partir de Décembre 2004, lorsque les ventes à la découpe atteignent des records.
Dès que les investisseurs, petits et grands, prennent conscience que les prix des loyers peuvent revenir aux nominaux de 1970, c'est la panique. Cette sortie du marché est d'autant plus rapide que certains investisseurs sont conscients qu'ils disposent de peu de temps pour vendre. Après, il sera trop tard et ils ne pourront plus rembourser leurs dettes.
Dans le meilleur des cas, ils connaîtront une faillite personnelle. Dans le pire des cas, ils devront financer le différentiel entre un loyer divisé par quatre et des remboursements constants, sur une durée de 10 à 20 années. Une catastrophe pour les banques, qui pourraient connaître des années noires. Ce mécanisme, déjà expérimenté au Japon depuis 1991, conduit tout droit à la déflation, même si les taux d'intérêt restent au plus bas.

Les classes aisées, cadres supérieurs, professions libérales et dirigeants d'entreprises, qui possèdent traditionnellement une part importante du patrimoine, découvrent qu'ils font désormais partie des nouveaux pauvres, à peine capable de se payer un 60m2 à Paris en 10 années de labeur. Dès que la bulle se dégonfle, les classes aisées, autrefois très fières d'investir dans un 60 m2, rougissent de honte et se terrent aux abris. Ils ne soutiennent plus la bulle et se mettent à détester tout ce qui touche, de près ou de loin, à l'immobilier.
Après le retournement du marché, les classes aisées trouvent l'immobilier systématiquement trop cher, même lorsque les prix sont ridicules. Un prix de 1000 ? du mètre carré à Paris dans un quartier chic ? Trop cher ! Ce mécanisme est observé en Allemagne, où des maisons de taille importante sont mises en vente pour 40.000 ? ou moins, terrain compris.
Trop cher, disent les classes aisées.

L'intervention publique
Pour enrayer ce scénario catastrophe, la Banque Centrale Européenne évoque régulièrement le projet de dégonflement de la bulle immobilière. Cette tentation est réelle, lorsque l'on sait que les effets de la faillite d'un petit nombre d'investisseurs et de banques sont limités, par rapport aux effets durable (10 ans) d'un marasme économique général, lié à une possible déflation.

Les médias
La presse et la télévision jouent un rôle moteur dans la diffusion des mythes de la bulle immobilière. Pour autant, les informations diffusées par les médias ne relèvent pas du consensus, mais sont le fruit du travail d'experts, travaillant en très petit nombre. Ces experts produisent des études, qui sont diffusées par les médias selon la méthode "photocopieuses".
Toutefois, les journalistes sont des professionnels honnêtes et sans complaisance. Dès qu'un retournement du marché se dessine, les médias, qui autrefois acceptaient de relayer une information sans relecture ni vérification des sources, perdent confiance et peuvent être tentés de se retourner contre la bulle immobilière.
Conscient de ce danger, les experts doivent prendre une décision difficile, presque booléenne :
- Logique court terme : maquiller du krach en "stagnation de la hausse"et risquer de perdre la confiance des relais traditionnels.
- Logique long terme : présenter la baisse comme une chute historique, mais conserver les relais dans les médias.
De nombreux experts ont déjà choisi. Ils préfèrent conserver la confiance des médias, plutôt que de prolonger la bulle immobilière de quelques mois. Dès lors, plus rien ne s'oppose à ce que les médias diffusent l'information du krach.
Chez les journalistes, on observe alors une opposition entre les partisans du krach et les défenseurs de la bulle, sans conséquence puisque le chute rapide des prix met tout le monde d'accord assez rapidement.

Les agences immobilières jouent également un rôle de premier plan.
Elles ont intérêt à la bulle immobilière tant que les délais de commercialisation sont courts. Mais, dès que les délais de commercialisation s'allongent, l'argent ne rentre plus. Cette situation est d'autant plus difficile que la concurrence entre agences fait baisser les marges. A partir d'un certain seuil, les professionnels de l'immobilier ont intérêt au dégonflement de la bulle.
Le jeu des forces du marché
En outre, une bulle immobilière durable entraînerait la construction de nombreux logements neufs, une catastrophe (insurmontable) pour le marché de l'ancien, dans un contexte de déclin démographique. En France, les chiffres record pour 2004 de construction et de mise en chantier de logements neufs, ont lancé le signal du dégonflement de la bulle. La France est un pays à la densité de population très faible. Partout ou presque, il est possible de construire à moindre coût.
La France a tellement construit entre 2000 et 2004 qu'il faudra des années pour résorber l'excédent de logement. Cet excédent ne sera d'ailleurs peut-être jamais résorbé, sachant que les besoins structurels de logement sont de l'ordre de 180.000 à 240.000 unités par année ... et que les achats ont été anticipés.

La démographie catastrophique de l'Europe :
Enfin, à l'échelle de 10 ans, la dénatalité touchant l'Union Européenne réglera définitivement la question. L'Europe va connaître son plus grand déclin démographique depuis la Guerre de Trente Ans. Nos maisons et immeubles sont construits pour durer 200 ans, à condition d'être correctement entretenus. Cela devrait permettre à nos enfants, les classes d'âge nées à partir des années 1990, de se loger gratuitement ou presque.

Le règne de la folie :
La bulle immobilière est particulièrement handicapante pour le malade, qui se retrouve isolé dans un monde de rêve. En période de krach immobilier, pour ne pas admettre la réalité, le malade est condamné à considérer les personnes normales comme folles.
La bulle disparaît lorsque l'individu prend conscience de sa maladie. Il peut alors comprendre qu'il a flirté avec les limites de la folie .

Les symptômes de la maladie
Un individu qui admet "Le marché est devenu fou, je vends un bien totalement surévalué" n'est pas atteint par la maladie de la bulle immobilière, bien au contraire. Mais un individu qui a acheté un bien 120.000 ? et le met en vente à 400.000 ? après quelques années, et qui vous dit "C'est bien le prix, je ne suis pas fou. Vous êtes fou" est atteint par la bulle immobilière.
Quand vous repérez un vendeur de bien immobilier atteint de la pathologie de la bulle, vous pouvez inscrire son nom dans un carnet et attendre deux années complètes qu'il sombre dans la folie. Après l'effondrement du marché, comme à l'époque de la bulle Internet, l'individu fera tout son possible pour se défaire de son bien, à n'importe quel prix, pour oublier qu'il est malade et qu'il souffre.

Quand les prix vont-ils baisser ?
En fin de bulle immobilière, les prix ne chutent pas immédiatement. Il existe un ensemble de freins à une baisse rapide des prix :
- Le vendeur n'est pas au courant de l'éclatement de la bulle immobilière. Il maintient un prix de vente élevé, souhaitant pouvoir racheter un autre bien à des prix "haut-de-bulle".
- Le vendeur découvre avec stupéfaction que personne ne souhaite acheter son logement.
En raison des efforts réalisés pour créer un habitat à son image, le propriétaire peut vivre cette situation comme s'il s'agissait d'un rejet de sa personnalité ou d'un manque d'amour - et fera donc tout son possible pour imposer son prix, même si cela va à l'encontre de ses projets initiaux de déménagement. Parfois, le vendeur s'est vanté auprès de la famille, d'amis ou de connaissances de posséder un bien de première catégorie. Dans ce dernier cas, il existe également une pression sociale encourageant le vendeur à conserver son bien.

Comme en 1991, il est nécessaire de prévoir un certain délai avant que les prix ne s'effondrent.
En se basant sur les évolutions de prix de 1991 à 1993, on peut supposer que les prix vont baisser d'environ 50% dans les 2 années à venir. Cette durée est le temps nécessaire pour que les vendeurs perdent patience.
En période de krach, les acheteurs sont en position de force.
L'achat d'un bien immobilier est un investissement que l'on réalise une à deux fois dans son existence. Souvent, lorsqu'un propriétaire décide de vendre, c'est pour acheter un autre bien, très rarement pour devenir locataire et spéculer à la baisse pour racheter ensuite.

En revanche, ne fois la baisse des prix enclenchée, il n'existe pas réellement de frein à la baisse des prix, dès lors que le vendeur est certain que le prix du prochain bien acheté est également en baisse...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il est clair que -50% peut paraitre deja beaucoup pourtant quand ca a baisser de -50% a ce moment des années 90 il faut savoir que il y a aujourd hui des facteurs supplementaires : deja les prix immobiliers ont atteints des sommets records , la crise actuelle a une ampleur superieur a celle des annnees 90 de 1973 et surtout pire que celle de 1929. Voila pourquoi une baisse deb 50% en 5 ans est plutot faible il risque de se produire un gros krach immobilier qui feront degringoler les prix de -70 sur 5 ans. On va vers la plus grande depression economique que ce systeme ai connu.
Pour résumer vendeur vendez au plus vite, acheteur patience...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La FNAIM devrait etre enregistré dans le livre des records pour sa stupidité et ses mensonges.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La meilleur nouvelle serait que la FNAIM disparaisse. Ce repaire de vautours immobiliers au ddiscours lenifiant pendant des années est en train de se rendre compte qu'ils ont faitt croire aux vendeurs que la montagne ne s'arreterait jamais, donc ceux-ci on t du mal a accepter de negocier. Plus dure sera la chute (pour la FNAIM, pas pour nous) même motif même punition qu'au debut des années 90.
ce n'est pas une crise de l'immobilier, c'est la redemption de l'immobilier : le vendeur et l'agent immobilier vont être moiins arrogant. Ils vont apprednre a leur tour ce que veut dire "la loi du marché".
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les agences ne servent à rien. J'ai vendu un appart sans agence il y a deux ans et je ne m'en porte pas plus mal, bien au contraire, mon compte en banque s'en porte mieux, à minima de quelques dizaines de K?uros, que l'agence ne s'est pas mis dans la poche.

Pourquoi les médias ne disent pas la vérité aux francais, il n'est pas et il n'a jamais été obligatoire ni indispensable de passer par une AI, contrairement au notaire et de plus, avec les moyens actuels (Internet, photos numériques, mails, etc...) il n'a jamais été aussi facile pour un particulier de vendre sans AI.

Alors dites le tous et toutes haut et fort, à vos proches, comme sur les forums, pour gagner en pouvoir d'achat et faire baisser le prix de l'immo de plusieurs %, ne passez pas par un AI !

Dites moi sincèremùent, avez vous dans votre vie versé une telle commission (de plusieurs dizaines de K?uros) pour une prestation aussi faible ?
Ramenée à l'heure de travail, personne n'est aussi bien rémunéré, d'autant que la compétence se résume à mettre une clef dans une serrure et la tourner dans le bon sens.

J'arrête là, car je pourrais en raconter pendant des heures sur ces opportunistes qui vous harcèlent, dès que vous mettez un bien en vente.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il paraît que les banques réclament une baisse des commissions par les agences immobilières lors de la vente d'un bien pour que le marché immobilier reparte !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Cessez de vous lacher dans un faux combat.La seule raison pour laquelle il y a si peu de propriétaires en France par rapport à nos voisins vient de la frilosité des banques!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
HA bon, de la frilosité des banques ?
Donc tu serait prêt à acheter un studio de 12 M² à 300 000 E sur 30 ans si tu obtenais un crédit à 1% ? Moi je préfère l'acheter 100 000 E avec un apport de 30 000 E sur 10 ans et crédit à 10%. Chacun son calcul.
Pour moi le cout du crédit n'est pas le problème aujourd'hui, il a suffisamment contribué à la spéculation. Spéculation qui n'a d'ailleurs que rarement profité au propriétaire d'un logement unique. A quoi cela sert t'il de fanfaronné en disant que l'on a revendu son logement avec une plus values de 100%, si on rachète derrière un bien plus grand (ou même identique) qui a augmenté dans les même proportions? l'écart absolu de prix entre les 2 logements, (amplifié par les frais de transactions proportionnels ) n'en sera que plus grand.
Les seules gagnants du maintien des prix élevés sont: 1/ les multi-proprio, 2/ nos parents qui ont acheté des maisons bien placés à prix abordable, profité à la fois de l'inflation et de la bulle, et revendent aujourd'hui pour acheter plus petit. 3/Toutes les professions attachées de près ou de loin à l'immobilier comme les fédérés à la FNAIM.
La FNAIM n'a aucun rôle politique, il ne peuvent pas tenir de discours objectifs puisqu'elle l'oriente en fonctions de ses propres intérêts et non pas celui des citoyens français.
Il est naturel que ce genre de lobby existent un peu partout, ce que je ne comprend pas, c'est pourquoi leurs communiqués sont si largement répandu dans la presse ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Personne n'oblige un vendeur de vendre par lui même, personne n'oblige un vendeur de vendre par un professionnel de l'immobilier. Quant au prix de l'immobilier, il vaut ce que qu'un acheteur veut bien en proposer. Toujours prompte à critiquer et à ne jamais rien proposer. Triste de lire certain commentaire avec autant de haine et d'insultes gratuites. (faites comme je dis et pas comme je fais, je sais tout et les autres sont des "cons".Très Français tout çà.....
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Après une décennie de mensonge, le lobby continue à tenter de tirer le prix de l'immobilier vers le haut.
Les prix sont actuellement surréalistes (4.7 années de salaire au lieu des 2.7 en phase normale), la conjoncture est pire qu'en 29, le chômage va exploser ... et ils veulent encore nous faire croire que l'immo va résister à tous ces maux. C'est triste de voir ce cartel se démener pour plumer les primos afin que les quinquas fassent de grosses plus-values pour que leurs retraites soient moins difficiles. Autant dire que ma génération qui a été littéralement sacrifiée (retraite à 70 ans, dette de l'état à rembourser, retraites à payer pour des gens qui sont partis en retraite à 55 ans ...) ne se fera pas totalement plumer (à part ceux qui trouvaient normal de prendre 50 ans de crédit pour un appart minable) ... à gerber. Heureusement que Sarko a commencé à comprendre que pour que l'économie reparte, il faut baisser l'immo afin que le pouvoir d'achat augmente et fasse vivre l'économie par la consommation. C'est contraire à ses principes mais là, ça devient vital pour la nation et il commence à comprendre (après avoir vendu son bien en haute des prix de la bulle).
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
C'est du grand n'importe quoi avec la fnaim. Un vrai ramassis de menteurs et d'incompétents.
5% n'est pas un taux de crédit élevé. Ce sont les prix bullesques qui éloignent une partie des gens à l'accession. Quel intérêt aurait une banque de refuser de financer un projet viable?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je crois que ces gens de la Fnaim veulent une prime de démolition de 100000 euros pour relancer le marché. En effet pour toute démolition de ruine si l'État accordait 100000 euros au propriétaire le marché pourrait repartir.
Ces gens qui dorment sur leur ruine en attendant qu'un pigeon leur paie leur retraite on une triste opinion d'eux-mêmes, de l'economie et de leur pays.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
je souhaite bientôt vendre ma maison, ne rêver pas, je ne vais pas la brader -20,-30 ou même -40% parce que c'est la crise....et moi payer plein pot pour refaire construire...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Merci Tyty pour cette démonstration très instructive .
Une suggestion, pour nous tous, si nous arrêtions de courir après le profit, pour amasser, et encore amasser... . Sans tomber dans la démagogie, est-il possible d' imaginer que ce beau concept du développement durable s'applique une bonne fois pour toute à l'économie et à nos esprit ! Combien de temps encore ce calvaire pour ces millions d'africains, de chinois et de pauvres parmi les pauvres ... la crise est à nos portes, ça craint, mais pour eux, ça va être puissance 10. Combien de temps encore cette oppression pour le profit de quelques uns.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Couple moi 31 ans, mon mari 42
Je suis contente de voir que celà bouge enfin dans la direction la plus logique à la situation économique d'un français de classe moyenne.
Depuis plus d'un an que je cherche à changer de logement, actuellement je paie 750 euros plus 150 euros de charges pour un t3 de 80 mètres carrés , Haute Savoie proche Genève. Les coûts de locations pour ce qu'aurait convenu pour ma petite famille de deux adultes et deux enfants , c'est à dire un appartement plus grand ou une maison, les prix demandés depuis le début de ma recherche jusqu'a encore il y a pas longtemps c'était de 1400 euros pour un t4 100 mètres carrés ou 1400 euros pour une maison de 100 mètres carrés le moins cher étant des prix entre 1200 à 1400 pour moins de 120 mètres carrés . Et les coûts de vente en ne parle même pas celà me fais encore tourner la tête. Terrible!!! une grange qui faisait peur à regarder les prix affichés pour ces différentes granges ou fermes qu'on se demandé avec mon mari comment elles faisaient encore pour tenir debout , enfin , prix entre 190 000 à 240 000 OUI OUI VRAI (J'ai suivis annonces journaux , internet, agences)
enfin on pouvait au moins que regarder en photo sur internet une maison qui ressemble à ce que nous aurons souhaité pour nos enfants et nous car les prix étaient sans demander de luxe entre 360 000 à 450 000 et ça on restent sur des maisons qui ressemblaient à quelque chose sans piscine ou autre.

Les Agences Immobilières des gens très sympatiques que ne se dignaient même pas à prendre en considération notre petit budget de 220 000 euros pour une maison qui ressemble à son nom, ils nous disaient achété plutôt de terrain on a 1000 mètres carrés à ce prix là (Merci)
Enfin pour les locations c'était des réponses vite fait , Agence Immobilière-le coût de location de la maison et de 1300 euros pour 110 mètres carrés donc vous gagnez trois fois le montant du loyer ? ...Moi- Oups non excuse moi on gagne pas 3900 euros par mois sur nos fiches de paie. Agence Immobilière -Bon alors c'est pas possible , vous avez quelqu'un qui peut être votre caution qui gagne ce montant ? Moi-Non merci , Bonne journée (eux ils peuvaient l'avoir à différence de nous)
On avait jamais reçu de leur part un coup de fil pour nous dire si on pouvait toujours rêver et pretendre d'avoir une maison, jamais de suite dans les nombreuses agences qu'on est passé mon mari et moi.
Mais celà a changé depuis peu , j'ai rélancé mon désir d'achat dans les nombreuses agences et miracle , on nous appelle pour nous demander ce qu'on cherche , si on peut mettre un peu plus (il faut pas leur enlever le pain de la bouche ;) ), on nous donne des rendez vous pour nous vendre ce qu'ils n'ont pas réussi à vendre ou trouver les pigeons pour l'achéter, ils sont devenus souciants des ses possibles clients , on nous appelle pour nous proposer des arrangements du prêts car ils travaillent avec certaines banques. Enfin mon portable est mon fixe sonnent autant que ça a du sonner chez eux à une époque ...

Alors ils sont devenus tout à coup aimables ? gentils? souciants d'autrui? Généreux? arrangent ?
Je peux toujours rêver ...


a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
faut pas rêver, je vous conséille de garder votre maison si elle est très bien pour le prix que vous demandez certainement.
Pourquoi la vendre?


a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Bonjour. Je ne vais pas en rajouter sur le fond, l'essentiel a déjà été dit. Mais je ne comprends pas toujours pas pourquoi (la vraie question est peut-être comment) la FNAIM obtient un aussi large et respectable écho de ses communiqués dans la presse. Il est ÉVIDENT que la FNAIM déforme la vérité (doux euphémisme) pour défendre ses intérêt propres. Or ses communiqués - tout organe de presse confondus - sont rapportés systématiquement comme un avis d'experts indépendants. Manipulation ? Conflit d'intérêt ? Bêtise pure et simple ? Corruption généralisée ? A chacun de se faire son avis...

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