Notre santé menacée par la pénurie de médicaments

 |   |  2704  mots
(Crédits : © Srdjan Zivulovic / Reuters)
De plus en plus de remèdes se font rares. En cause : la compression des prix, les exportations vers des pays plus rémunérateurs et l'industrialisation décentralisée de la production.

Ce mois-ci, une ordonnance de Solupred ne risque pas de guérir un patient : il n'y a plus guère de ce médicament dérivé de la cortisone dans les pharmacies. Un phénomène de pénurie dont on entend désormais souvent parler et qui inquiète de plus en plus sérieusement les autorités de santé. Sommes-nous face à une alerte de santé publique ? La souveraineté sanitaire de la France serait-elle menacée ? L'an dernier, 530 médicaments se sont retrouvés en tension ou en rupture de stock, soit 30 % de plus qu'en 2016 et dix fois plus qu'en 2008. Plus grave encore, ces chiffres concernent seulement les médicaments d'« intérêt thérapeutique majeur », selon l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), ceux dont l'indisponibilité peut dégrader l'état de santé et augmenter les risques de mortalité chez les patients.

De quoi s'agit-il ? La rupture d'approvisionnement est prononcée lorsqu'une pharmacie d'officine ou d'hôpital ne peut pas disposer du traitement commandé dans un délai de soixante-douze heures. Elle concerne environ 2 % des médicaments d'officine, mais bien davantage les hôpitaux. À l'automne dernier, c'était le cas du vaccin DTP (diphtérie-tétanos-poliomyélite) obligatoire...

Article réservé aux abonnés

Achetez l'article
Pour
0.49TTC
J'achète
Abonnez-vous
Accéder
Déjà inscrit ou abonné ? Connectez-vous
Se connecter

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 22/05/2019 à 12:03 :
Ultra nocivité de l'idéologie de l'UE!
Les services de santé des armées devraient produire en France tous les médicaments remboursés!
Certains sous licence en fonction de leur efficacité, mais la majorité d'entre eux se trouve déjà dans le domaine public!
L'UE ne peut pas interdire à l'état français l'obligation de production en France des médicaments remboursés par notre sécu!
De même que le financement de la santé, en dehors des maladies et accidents professionnels, responsabilité des employeurs, ne devrait être assurer que par des taxes indirectes sur tous les produits et service menaçant celle-ci d'une quelconque manière.
a écrit le 22/05/2019 à 11:21 :
Bon article. Il y a actuellement notamment une pénurie de Prednisone, (cortisone). Cette molécule est utilisée dans le traitement post-greffes, pour éviter les inflammations du greffon..Cette pénurie est potentiellement dangereuse pour les patients car l'inflammation peut favoriser le déclenchement de rejets.
a écrit le 22/05/2019 à 11:10 :
Nous ricanons du Royaume Uni qui en raison du Brexit, craignent un pénurie des médicaments de base qu'ils importent massivement. Nous lui somment évidemment très supérieurs car sans Frexit, nous nous trouvons dans la même situation. Cherchez l'erreur!
a écrit le 22/05/2019 à 8:38 :
Menacée vous êtes vraiment sûr ?

"Scandale des effets secondaires : "15.000 décès par an liés aux médicaments"" https://www.lci.fr/sante/scandale-des-effets-secondaires-15000-deces-par-an-lies-aux-medicaments-1505710.html

L'industrie du médicament est tellement cupide qu'elle scie la branche sur laquelle elle est assise, incapables de comprendre les alertes laissons les s'écrouler on va bien rigoler quand tout affolés ils comprendront qu'ils ne peuvent plus rien faire de leurs brevets.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :