Nucléaire : 4.000 manifestants pour l'arrêt de la centrale de Fessenheim
latribune.fr avec Reuters
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La manifestation pour la fermeture de la centrale de Fessenheim, la plus ancienne de France a réuni des français mais également des allemands. Elle s'est déroulée dans une ambiance "très bon enfant" sur une île proche de la centrales, selon la gendarmerie.
La majorité des manifestants venait d'Allemagne. Les militants antinucléaires français et ceux venus d'Allemagne toute proche redoublent de critiques envers la centrale depuis l'accident nucléaire de Fukushima, au Japon.
Mise en service en 1977, la centrale de Fessenheim, qui possède deux réacteurs de 900 mégawatts chacun, a été bâtie sur une zone sismique. Un tremblement de terre d'une intensité évaluée à 6,2 sur l'échelle de Richter avait détruit la ville suisse de Bâle, située à 40 kilomètres, le 13 octobre 1356.
La centrale de Fessenheim a été conçue pour résister à un séisme d'une énergie cinq fois supérieure - soit 6,7 - avec un épicentre situé au plus près. Comme toutes les centrales françaises, elle doit faire l'objet d'un audit décidé après l'accident de Fukushima.
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Ses réacteurs font également actuellement l'objet de leur troisième visite décennale qui doit déterminer s'ils peuvent fonctionner dix ans de plus. Le verdict doit être rendu avant juin pour le premier réacteur et en 2012 pour le second.
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Un collectif d'associations et de collectivités locales suisses, allemandes et françaises qui demandait la fermeture de la centrale a été débouté le mois dernier par la justice.
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