Grâce à la hausse des prix de l'énergie, le chiffre d'affaires d'EDF bondit de 34,6% au premier trimestre
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EDF a publié ses résultats ce vendredi.
DADO RUVIC
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EDF a publié ses résultats ce vendredi.
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La flambée des prix de l'énergie a profité à EDF. L'électricien a, en effet, enregistré, au premier trimestre, un chiffre d'affaires en croissance organique de 34,6% par rapport à l'an dernier à la même époque. Le groupe a précisé, dans un communiqué publié ce vendredi, avoir enregistré des ventes de 47,8 milliards d'euros à fin mars.
« La nette progression du chiffre d'affaires s'explique essentiellement par une hausse des prix de vente de l'électricité et du gaz, résultant de la hausse des prix de marché en particulier en France et au Royaume-Uni », a ainsi expliqué le groupe, qui ne livre pas de chiffre trimestriel sur son rendement. « Par ailleurs, la baisse de la consommation de gaz limite cette progression », indique toutefois l'entreprise. De même que le bouclier tarifaire instauré en France pour juguler la hausse des factures des consommateurs. Le 21 avril, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a d'ailleurs annoncé que celui portant sur l'électricité, qui limite la hausse des prix à 15% en 2023, sera maintenu encore deux ans. A l'inverse, celui sur le gaz s'arrêtera « dès cette année », a-t-il précisé.
Pour rappel, EDF a enregistré en 2022 une perte nette colossale de près de 18 milliards d'euros, creusant sa dette à un niveau record de 64,5 milliards d'euros, contre 43 milliards en 2021. Depuis, le nouveau PDG, Luc Rémont, a réaffirmé : « la priorité c'est le redressement d'EDF ».
Une ambition qui se heurte à un constat : EDF produit moins d'énergie. Sur les trois premiers mois de l'année il a, en effet, fait pire qu'au premier trimestre 2022 avec une production de 85,2 térawattheures (TWh) en France, soit 6,5 TWh de moins qu'au 1er trimestre 2022, a-t-il indiqué. Or, l'année dernière avait déjà été une année noire pour l'électricien avec une production de seulement 279 TWh, la plus basse jamais enregistrée depuis 1992, contre une moyenne située habituellement aux alentours de 400 TWh.
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« Cette baisse s'explique par une moindre disponibilité du parc essentiellement due à des prolongations d'arrêts pour l'examen et les réparations des circuits concernés par la corrosion sous contrainte et aux effets induits par les mouvements sociaux », a justifié EDF dans son communiqué.
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Néanmoins, EDF a confirmé, ce vendredi, viser une production nucléaire en France entre 300 et 330 TWh cette année.
(Avec Agences)
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