La Chine a gravement sous-évalué sa consommation de charbon pendant des années

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Il est néanmoins encore difficile de mesurer les éventuelles répercussions sur les engagements chinois en matière de lutte contre le réchauffement climatique.
Il est néanmoins encore difficile de mesurer les éventuelles répercussions sur les engagements chinois en matière de lutte contre le réchauffement climatique. (Crédits : © Kim Kyung Hoon / Reuters)
De nouvelles données gouvernementales, rapportées par le "New York Times", font état d'une consommation de charbon annuelle supérieure de 17% aux précédentes estimations. Un écart qui entraîné un supplément d'émissions de CO2 qui représente plus que toutes celles produites par l'Allemagne en un an.

L'entente entre la Chine et la France pour parvenir à un accord contraignant à la conférence de Paris sur le climat constitue sans doute un important pas en avant.

Il n'empêche que non seulement rééquilibrer le modèle chinois de croissance, traditionnellement tiré par l'industrie lourde, l'immobilier et les infrastructures, secteurs très gourmands en énergie, ne se fera pas en un jour. Mais surtout, Pékin aurait également sous-évalué, pendant plus d'une décennie, sa consommation de charbon, révèlent de nouvelles données établies par le Bureau national des statistiques (BNS) et rapportées mercredi 4 novembre par le New York Times.

600 millions de tonnes de trop

Selon ces chiffres, la Chine a brûlé jusqu'à 17% de plus de charbon par an que ce qui était précédemment estimé. L'ampleur de cette correction, qui figure dans un rapport gouvernemental annuel sur l'énergie, donne le vertige: pour la seule année 2012, la consommation chinoise aurait été, selon le NYT, de 600 millions de tonnes supérieure au niveau initialement annoncé.

Cela équivaut à plus de 70% de la consommation annuelle de charbon des Etats-Unis, et cela a entraîné des émissions chinoises de CO2 supplémentaires dépassant le volume annuel des émissions allemandes. Les chiffres officiels étaient sous-évalués depuis l'an 2000 mais le décalage s'est exacerbé ces dernières années.

Une révision qui fait l'effet d'un pavé dans la mare à quelques semaines de la conférence de Paris sur le climat, alors qu'on juge déjà la Chine responsable d'environ 25% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

"En Chine, le charbon est partout! "

Interrogé mercredi par l'AFP, le BNS s'est refusé à tout commentaire dans l'immédiat. Mais plusieurs experts ont confirmé à l'agence française cette importante correction.

Les chiffres "ont bien été ajustés", a indiqué Zhou Fengqi, expert rattaché à la National Development and Reform Commission, la puissante agence de planification gouvernementale chinoise. "Nous avions depuis longtemps constaté des écarts importants entre les chiffres du BNS et ceux de la fédération professionnelle des producteurs de charbon", a-t-il ajouté en marge d'une conférence à Pékin.

Le décalage était dû, de l'avis général, à une compilation compliquée des données. "En Chine, le charbon est partout! Au niveau des districts et des villes, il y a de nombreux usages du charbon (encore couramment utilisé comme mode de chauffage, NDLR), qui n'étaient pas pris en compte dans les statistiques", a souligné Song Guojun, professeur à l'Université du Peuple à Pékin.

Pas d'impact sur les engagements chinois?

Il est encore difficile de mesurer les éventuelles répercussions sur les engagements chinois en matière de lutte contre le réchauffement climatique. La Chine a déjà promis un pic de ses émissions de CO2 "autour de 2030". Yang Fuqiang, conseiller du Natural Resources Defense Council, une ONG environnementale américaine, tempère:

"Cela ne devrait pas faire de différence, puisque Pékin s'est engagé sur un pic de ses émissions, et non sur un volume chiffré"

Avant de reconnaître:

 "Mais concernant l'objectif de limiter la hausse de la température mondiale en-dessous de 2°C, cela va susciter des inquiétudes accrues".

(Avec AFP)

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a écrit le 05/11/2015 à 2:30 :
Tant que la corruption à tous les étages sera soutenue par la culture chinoise, rien ne changera.
J'ai personnellement été confronté à ce sujet de consommation de charbon. Je fournissais une solution pour réduire de 40000 t/ an de charbon sur 1 block de 600MW dans une centrale thermique qui en compte 6, soit 2600 MW. Pas intéressé. .parce que l'acheteur perçoit sur chaque camion rentrant dans la centrale une commission.
Voilà c'est très simple. Economie 40 M/an par block.. a multiplier par autant, merci je n'en veut pas et pour cause! !
a écrit le 04/11/2015 à 20:40 :
JE NE VOUDRAIS PAS JOUE LES CASANDRES MAIS ?NOS DINAURES SONT BIEN MORT DE FAIN SUITE A UNE EMMITION VOCANIQUE/ QUI RECOUVERT LA TERRE ET A QUI TUE CES GRAND MAMIPHERES? POUR AUTANT LES HOMMES SUR TERRE EN CONTINUENT D OUVRIR DES CENTRALES A CHARBON VONT ILS REPRODUIRE LE MEME PHENOMENNE? JE PENSE COMME BEAUCOUP D ECOLOGISTES QU IL VOS MIEUX TROUVE D AUTRE FORME D ENERGE ET QU IL FAUT FAIRE VITE???
Réponse de le 31/12/2015 à 21:15 :
alors déjà 1- les dinosaures n'ont jamais été des mammifères (deux M et un F et pas ph).
2- c'est un ensemble de circonstances qui les ont tués et pas seulement les émissions volcanique (chutes d'une météorites)
3-ca pique les yeux de lire des trucs aussi mal écrit
a écrit le 04/11/2015 à 15:08 :
Ce qui contribue grandement à cette "surconsommation" pas prévue est le nombre de mines illégales et l'abandon tel quel d'un bon paquet de celles-ci, qui se mettent en combustion spontanée . On peut y ajouter aussi la comptabilité au doigt mouillé faite au niveau des régions et dont on peu supposer qu'elles doivent être en rapport avec les "plans quinquennaux" décidés par le PCC.
a écrit le 04/11/2015 à 14:52 :
Résumons : la communication qui touche actuellement le "climat" vise une action hyper stratégique : celle de notre future croissance. C'est pourquoi l'on se sépare rapidement des journalistes qui tenteraient d'en démonter les bases. Le mécanisme est celui d'un Q.E mondial dirigé. En effet, une fois le constat obtenu, il s'agit de passer à l'application et donc de chiffrer le tout. Des milliards seront distribués, en création monétaire, afin que tous les pays respectent les accords sur un programme à leur niveau local. Ils adresseront la normalisation sociale, sociétale, économique, technologique, bref une mise au pas normalisée [Les nôtres bien entendu]. Autant dire qu'en quelques années ces marchés vont s'ouvrir en même temps qu'ils seront moins compétitifs à l'export pour cause de hausse des prix. C'est la raison de la réticence de beaucoup qui se posent en conséquence la question de leur avenir général. Bien entendu la Chine trouvera intérêt à ce développement pour son économie et n'hésitera pas à en financer le mécanisme. L'écologie qui appuie la démarche est toutefois une idéologie de pouvoir créée avant et bien plus puissante que le marxisme. Il convient d'en effectuer une approche très prudente car son totalitarisme est mondial.

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