Le recyclage des eaux usées tente de percer en France

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Un arrêté de 2010, revu à plusieurs reprises, a enfin autorisé l'utilisation des eaux usées pour irriguer des espaces verts et des parcelles agricoles. Mais les conditions d'utilisations imposées restent trop exigeantes et donc coûteuses pour les agriculteurs.
Un arrêté de 2010, revu à plusieurs reprises, a enfin autorisé l'utilisation des eaux usées pour irriguer des espaces verts et des parcelles agricoles. Mais les conditions d'utilisations imposées restent trop exigeantes et donc coûteuses pour les agriculteurs. (Crédits : Reuters)
Alors que les technologies sont matures et largement utilisées à l'étranger, la France continue à se montrer réticente au recyclage des eaux usées traitées. Mais les acteurs concernés unissent de plus en plus leurs voix pour réclamer un assouplissement de la législation.

Dans de nombreux pays, la pratique est devenue quasiment une évidence. Israël, la Jordanie, la Namibie, Singapour, le Maroc, certains des États-Unis et des Emirats arabes unis, mais aussi des pays européens comme Chypre, Malte, l'Espagne et l'Italie, recyclent largement leurs eaux usées pour les besoins de leur agriculture, voire pour étancher la soif de leurs habitants. Modèle dans la matière, Israël réutilise plus de trois quarts de ses eaux usées, et arrose plus de la moitié de ses terres avec de l'eau recyclée. Windhoek, la capitale namibienne, satisfait 35% de ses besoins en eau potable et abreuve près de 300.000 personnes par jour grâce au retraitement des eaux usées effectué dans une station d'épuration opérée par Veolia. Au Maroc, les eaux dépolluées sont même utilisées pour recharger la nappe phréatique.

Pour contrer le risque croissant d'un déficit hydrique planétaire, qui selon les Nations unies pourrait s'élever à 40% en 2030 - en raison de la croissance démographique, de l'urbanisation, du changement climatique et de l'augmentation de la consommation -, ainsi que les risques sanitaires comme économiques liés au manque d'eau potable, l'institution internationale a...

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a écrit le 24/03/2019 à 2:07 :
En France, on préfère accorder des dérogations préfectorales aux pollueurs qui le demandent (en faisant du chantage à l'emploi), tout en leur tapotant sur les doigts quand leur pollution se voit trop.
a écrit le 22/03/2019 à 18:32 :
"retraitement des eaux usées effectué dans une station d'épuration opérée par Veolia."

Depuis que véolia a repris la régie d'eau de ma commune l'eau est de plus en plus chère et de plus en plus mauvaise, quoi que difficile de faire pire qu'actuellement je crois, alors qu'il y a 20 ans elle était délicieuse, comment voulez vous avoir confiance ?

Le monde médiatico-politico affairiste s'éloigne de plus en plus de la réalité à cause de leur maladive avidité.

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