Les territoires en première ligne de la guerre climatique
Patrick Cappelli
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Qu'ont en commun Lorient Agglomération, la ville d'Échirolles, la coopérative Les Vignerons de Buzet, le Syndicat des Eaux et de l'Assainissement Alsace-Moselle, la commune de Saint-Martin-d'Auxigny, l'Office National des Forêts-Guadeloupe ? Ces six collectivités et organismes sont les lauréats 2022 des « Trophées de l'Adaptation au Changement Climatique Life ARTISAN » organisés par l'Agence de la transition écologique (Ademe), en partenariat avec l'Office Français pour la Biodiversité (OFB) et L'Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC) qui récompense des projets utilisant des Solutions d'adaptation fondées sur la Nature (SafN). Ces SafN ont deux avantages par rapport aux dispositifs classiques : un moindre coût et une réversibilité possible des actions. « Elles sont conçues pour répondre à l'enjeu du dérèglement climatique en rendant des services écosystémiques naturels ou modifiés (production de l'oxygène de l'air, épuration naturelle des eaux, activité des pollinisateurs, etc.) » explique Aurélie Tailleur, du pôle adaptation au changement climatique des territoires de l'Ademe, qui encourage vivement ce type de solutions. Le fait que le programme européen Life, instrument financier de la Commission européenne dédié au soutien de projets innovants privés ou publics dans les domaines de l'environnement et du climat, soutienne ces actions locales n'est pas anodin. Car c'est en se mobilisant partout dans les territoires qu'élus et administrations peuvent atténuer les conséquences néfastes du réchauffement et des événements climatiques extrêmes qui se multiplient, comme les mégafeux de cet été.
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À Gâvres, commune de Lorient Agglomération, c'est la montée des eaux qui menace. Cette presqu'île reliée au continent par un tombolo (langue de sable) qui abrite 287 habitants est très vulnérable aux submersions marines. Le projet d'aménagement comprend l'implantation d'épis hydrauliques en rondins de bois, l'alignement de casiers de ganivelles (lattes de bois) pour fixer le sable et la végétation, et la restauration d'un espace dunaire afin d'accroître la réserve de sable, pare-chocs naturel aux assauts marins.
Patrick Cappelli