« Cette offre "smart & green" va permettre d'acheter de l'électricité renouvelable "4 étoiles" au prix de l'électricité conventionnelle, classée & étoile. » Grégory Lamotte, fondateur du leader français des box d'autoconsommation, se réjouit d'autant plus de ce lancement qu'il s'est fait le héraut d'une nouvelle classification de l'électricité, plus fine que celle élaborée par l'Ademe, qui distingue trois catégories.
Difficile en effet pour les 49 fournisseurs du marché français de se différencier, sachant que tous les consommateurs sont connectés à un seul et unique réseau dans lequel se mélangent tous les électrons, quelle que soit leur origine.
« La traçabilité de bout en bout n'existe pas dans le monde de l'électricité », observe Grégory Lamotte. Certains s'y attèlent cependant, à l'instar d'Engie, qui teste un système de blockchain permettant de suivre l'électron depuis sa production sur un barrage jusqu'au domicile du consommateur situé à proximité. Or, ceux qui pourraient apporter la preuve de leur différence et de leur impact en matière de transition énergétique pourraient, par la même occasion, justifier un éventuel surcoût auprès de leurs clients.
D'où l'idée de cette classification, allant de 1 à 5 étoiles et fonctionnant sur le même principe que le Guide Michelin ou la plateforme Tripadvisor.
La première catégorie désigne le tout venant, incluant notamment du nucléaire et des énergies fossiles. La deuxième prouve que le fournisseur a acquis des garanties d'origine à un producteur d'énergies renouvelables, même si l'électricité achetée n'est pas nécessairement renouvelable.
Avec trois étoiles, comme le propose Enercoop, le consommateur est assuré que son fournisseur achète, sur l'année, un volume d'électricité d'origine renouvelable équivalent à celui qu'il lui vend. C'est ce qui correspond à la catégorie premium pour l'Ademe, et c'est de cette façon que s'approvisionne, par exemple, un consommateur comme Google, qui n'a de cesse de vanter son alimentation 100% renouvelable. Pourtant, comme les autres consommateurs de cette catégorie, la multinationale n'est pas à l'abri de consommer de l'électricité nucléaire, voire carbonée, en dehors des périodes de production des énergies renouvelables.
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D'où l'initiative de Comwatt et de ses partenaires, en l'espèce, Mint Energie, de garantir à leurs clients une électricité 100% verte 24/24 et 7/7. Comment y parviennent-ils ? En associant pour environ 50% de la consommation une part d'autoconsommation solaire (le marché naturel de Comwatt, qui, en 5 ans, a installé ses box dans 12.000 maisons individuelles) et en recourant, pour le solde, à la production de petites centrales hydroélectriques.
La box Comwatt permet d'abaisser de 20% la consommation d'un foyer et de ré-injecter dans le réseau national le surplus d'électricité non consommée, tandis que son réseau garantit la qualité des installations d'autoconsommation, un point souvent négligé qui alimente la défiance de certains consommateurs.
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Une catégorie encore plus premium existe, qui permettrait d'accroître à 70% la part d'électricité à la fois renouvelable et produite localement. Mais pour cela, il faudrait que l'autoconsommation collective soit autorisée et économiquement rentable, de façon plus large que ne l'autorise actuellement la Commission de régulation de l'énergie (CRE), en aval d'un même poste de transformation. Un frein qui ne devrait pas perdurer au regard des directives européennes.
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