Pétrole : le baril, sous les 40 dollars, continue de dégringoler

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Le baril pour livraison en janvier est tombé à 39,81 dollars mardi vers 14H00 GMT, soit un minimum depuis le 20 février 2009.
Le baril pour livraison en janvier est tombé à 39,81 dollars mardi vers 14H00 GMT, soit un minimum depuis le 20 février 2009. (Crédits : reuters.com)
Les cours du pétrole poursuivent leur chute, après le constat de désaccord dressé vendredi à l'issue de la réunion de l'Organisation des pays exportateurs de l'Opep, peu enclins à réduire leur plafond de production. Le Brent dégringole sous les 40 dollars ce mardi après-midi.

Le baril de Brent de la mer du Nord -la référence européenne du brut- a chuté mardi 8 décembre sous la barre des 40 dollars pour la première fois depuis près de sept ans.

Le cours du Brent échangé sur l'Intercontinental Exchange de Londres, avait déjà franchi lundi son précédent plus bas atteint fin août...Ce mardi, en début d'après-midi, le baril pour livraison en janvier est tombé à 39,81 dollars, soit un minimum depuis le 20 février 2009.

Sur le New York Mercantile Exchange, le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en janvier est tombé mardi vers 14H00 GMT à 36,64 dollars, son niveau le plus faible depuis le 19 février 2009. La veille, il avait clôturé à 37,50 dollars.

 Pas de changement de cap pour l'Opep

En dépit de la chute des prix du pétrole, qui ont perdu plus de 60% de leur valeur depuis la mi-2014, l'Opep a décidé à Vienne vendredi 4 décembre, lors de sa réunion semestrielle, de maintenir sa production à ses niveaux actuels, estimant qu'une réduction de celle-ci n'aurait pas beaucoup d'effet sur le marché.

Fidèle à sa position adoptée un an plus tôt et maintenue il y a six mois, le cartel n'a donc pas annoncé de réductions de production. Encore plus inattendu, l'Opep n'a même pas pris la peine d'établir un objectif chiffré de production.

"Aucun plafond n'a été mentionné, ce qui suggère que le groupe n'a pas réussi à s'entendre sur la meilleure façon de tenir compte du retour du pétrole iranien sur les marchés maintenant que les sanctions ont été levées", et que le retour de l'Iran sur le marché devrait être pleinement effectif en janvier, a noté Craig Erlam, analyste chez Oanda.

Le quota de production du cartel était de toute façon théorique, puisque la production réelle des pays de l'Opep se situe actuellement aux alentours de 32 millions de barils par jour (mbj), selon différentes études, soit nettement plus que l'objectif de 30 mbj maintenu lors de ses précédentes réunions.

Vers de nouvelles baisses des cours

Selon l'analyste Craig Erlam, la décision de l'Opep ne présage donc rien de bon pour les producteurs de pétrole alors que l'année écoulée a vu le marché être inondé de brut et que les conteneurs de stockage ont quasiment atteint leur capacité maximale, ce qui, selon l'analyste, laisse encore largement le champ libre à de nouvelles baisses des cours.

"La combinaison d'un marché saturé d'offre et d'une demande mondiale molle semble être favorable à un nouveau déclin des cours vers les 35 dollars le baril (pour le Brent) et 32 dollars le baril (pour la référence new-yorkaise), soit le niveau atteint durant la crise financière de 2008", a observé pour sa part Ipek Ozkardeskaya, analyste chez London Capital Group.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 08/12/2015 à 20:02 :
Etrange... Peut-être y-a-t'il une crise économique mondiale que l'on nous aurait caché. Bon, il faut que nous réagissions : vu le bas prix, il est de notre devoir de consommer un maximum de pétrole afin de polluer plus. Les us l'ont bien compris.
a écrit le 08/12/2015 à 18:42 :
Vont monter en 2016, à cause des taxes : alignement du diesel sur l'essence. Taxes, taxes, taxes....
Réponse de le 08/12/2015 à 22:58 :
Et les prix a la pompe ne baissent pas tant que ca c'est une honte!!
Autre scandale: savez vous que les banques peuvent creer de l'argent a partir de rien et bien si c'est vrai demander donc a monsieur rotschild

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