RTE relève le défi colossal du stockage de l'électricité
Amandine Ibled
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Amandine IBLED
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C'est une première mondiale. Réseau de Transport d'Électricité (RTE) expérimente sur trois sites différents un réseau intelligent de stockage d'électricité sur batteries, permettant de gérer les pics de production des énergies renouvelables. Situés à Fontenelle (Côte-d'Or), à Ventavon, dans les Hautes-Alpes, à Bellac dans le Limousin, ces trois sites sont tous connectés entre eux, avec une gestion automatisée, et pilotables à distance, en temps réel.
Le recours au stockage de l'électricité sur batteries est un enjeu majeur pour accompagner la pénétration de plus en plus forte des énergies renouvelables sur le réseau. Aujourd'hui, le solaire et l'éolien représentent moins de 20% du mix électrique français (le nucléaire plus de 70%). Mais, à l'horizon 2050, la part de ces énergies intermittentes devrait être comprise entre 50 et 100% de la production nationale d'électricité. Dans cette optique, EDF a ainsi annoncé, en 2018, un grand plan de stockage de huit milliards d'euros d'investissements.
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Sur le site de Fontenelle, au milieu des champs, se dresse une plateforme de dix containers contenant autant de batteries que l'équivalent de la capacité de 750 voitures électriques de type Zoé. Toutefois, l'essentiel n'est pas visible. « Il ne suffit pas d'installer les batteries de stockage, il faut développer des algorithmes particuliers et un système de coordination en temps réel de nos trois sites industriels en France », souligne Xavier Piechaczyk, président du directoire RTE.
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