A Rouen, Samfi Invest candidat à la reprise de l’usine Vallourec

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Lesté par la chute des marchés pétrolier et gazier, le fabricant de tubes en acier sans soudure avait annoncé en novembre 2020 la fermeture au 30 juin prochain de son usine de Déville-lès-Rouen.
Lesté par la chute des marchés pétrolier et gazier, le fabricant de tubes en acier sans soudure avait annoncé en novembre 2020 la fermeture au 30 juin prochain de son usine de Déville-lès-Rouen. (Crédits : Reuters)
Après avoir acquis l’ancien site Vallourec de Tarbes en association avec l’homme d’affaires Franck Supplisson, l’entrepreneur caennais Alain Samson est aussi candidat à la reprise de l’usine rouennaise lâchée par le fabricant de tubes en acier.

C'est Hervé Morin qui a vendu la mèche dans les colonnes de Paris Normandie quelques jours avant la tenue (le 26 avril) de la commission de réindustrialisation au cours de laquelle le projet sera détaillé. Le groupe caennais Samfi Invest, présidé par le patron des transports Malherbe Alain Samson, est candidat à l'acquisition de l'usine Vallourec de Déville-lès-Rouen (190 salariés) dont la fermeture définitive était programmée en juin prochain.

Soutenue par le président de la Région qui applaudit des deux mains à cette « solution normande », l'opération est conduite par le serial entrepreneur Franck Supplisson. Polytechnicien et ancien directeur de cabinet adjoint de Christine Lagarde à Bercy, l'intéressé avait repris, avec l'appui d'Alain Samson, l'ex-établissement gascon de Vallourec - rebaptisé depuis Tarbes Industrie - en janvier 2020.

Un projet de reprise axé sur la métallurgie...

Samfi Invest, dont l'offre est en concurrence avec celle d'une entreprise turque, serait prêt à investir 200 millions d'euros sur cette vaste emprise industrielle d'une vingtaine d'hectares localisée aux portes de Rouen. Selon les informations glanées par La Tribune auprès de plusieurs sources, son  projet comprend deux volets.

Le premier prévoit le maintien des installations d'usinage et de traitement thermique pour servir les marchés de l'armement en lien avec le site tarbais, fabricant des obus des chars Leclerc. « Les managers des deux usines se connaissent bien, certains sont même passés de l'une à l'autre. Ils ont l'habitude de travailler ensemble », indique un proche du dossier.

... et l'hydrogène

Le second volet, et le plus important en taille, porte sur la création d'une unité de production et de distribution d'hydrogène « vert » : petite sœur de celle que Samfi Invest projette de construire aux abords du Havre, sous l'égide de sa filiale H2V Products co-détenue à hauteur de 40% par Air Liquide depuis janvier dernier.

Contrairement à l'entité havraise vouée au moins dans un premier temps à la décarbonation de l'industrie, celle-ci pourrait être dédiée à la mobilité lourde. Un sujet qui intéresse particulièrement Alain Samson. A la tête du deuxième groupe de transports français, le caennais mouille la chemise pour verdir sa flotte de 3.500 camions. Il est notamment impliqué, avec l'industriel manchois Chéreau, dans l'expérimentation de la première remorque frigorifique au monde fonctionnant à l'H2.

Desservie par une voie ferroviaire, l'usine située au barycentre de l'axe Seine pourrait aussi viser les marchés de la maintenance des autobus (la Métropole rouennaise a prévu d'en acheter 12) et des trains hydrogène. Un thème au cœur de l'actualité alors que quatre Régions françaises viennent de commander une première série de trains à Alstom.

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