Les Pays-Bas toujours grands gagnants du Brexit, les entreprises s'y installent à flot continu

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(Crédits : TOBY MELVILLE)
ATTRACTIVITÉ. Depuis le référendum sur le Brexit en 2016, des dizaines de compagnies (pas seulement britanniques, mais américaines ou asiatiques) ont quitté le Royaume-Uni pour emménager aux Pays-Bas. Et, selon l'Agence néerlandaise des investissements étrangers (NFIA), ce ne serait que le début.

Des incertitudes persistantes sur les conditions commerciales post-Brexit ont poussé 78 compagnies internationales à déménager aux Pays-Bas en 2020, a annoncé jeudi l'Agence néerlandaise des investissements étrangers (NFIA).

Dans l'ensemble, le nombre d'entreprises choisissant de déménager aux Pays-Bas a toutefois chuté l'année dernière par rapport à 2019, en raison de la pandémie de coronavirus, a déclaré la NFIA dans un communiqué.

Incertitudes commerciales durables

Bien que le Royaume-Uni et l'Union européenne soient parvenus en décembre à un accord sur leurs futurs liens commerciaux, "l'incertitude de ces dernières années est loin d'avoir disparu", a ajouté l'agence, qui dépend du ministère néerlandais des Affaires économiques.

"Même maintenant qu'un accord a été conclu, les Pays-Bas restent populaires auprès des sociétés dites du Brexit", a-t-elle remarqué.

De nombreuses entreprises britanniques embarrassées par le Brexit

Selon la NFIA, "de nombreuses entreprises au Royaume-Uni connaissent actuellement des problèmes", dus notamment à de nouvelles procédures administratives et à des délais de livraison supplémentaires.

Au total, 218 compagnies ont déménagé aux Pays-Bas depuis le référendum sur le Brexit en 2016, a indiqué l'agence, ajoutant être en pourparlers avec 550 autres.

La Bourse de Londres supplantée par celle d'Amsterdam

Celles-ci étaient non seulement des entreprises britanniques, mais aussi asiatiques et américaines, qui "repensaient leur structure européenne".

Parmi les 78 à avoir déménagé l'année dernière, figurent notamment la Commonwealth Bank of Australia, première banque australienne, le fabricant de collants Snag Tights et la compagnie de bonbons Candy Hero.

Les Pays-Bas s'affichent pour l'instant comme les grands bénéficiaires du Brexit, une récente étude du Financial Times constatant que la Bourse d'Amsterdam a supplanté le mois dernier celle de Londres en tant que plus gros marché d'actions d'Europe.

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Commentaires
a écrit le 24/02/2021 à 13:14 :
Amsterdam mieux que paris
a cause d'idée ubuesque de la mairie et des taxation de la france
incapables de voir le monde reel
mais toujours dans leur monde socialiste des annees 20
a écrit le 19/02/2021 à 10:49 :
looking for a job in europe
a écrit le 18/02/2021 à 22:29 :
Les analystes qui dès 2016 annonçaient un désastre du Brexit pour le Royaume-Uni, ne se sont trompés que sur la durée. Ils prévoyaient une chute rapide, en réalité elle s'étale un peu dans le temps, mais elle n'en est pas moins sévère. Les seuls recours de Boris Johnson sont à présent soit de transformer son pays en paradis fiscal, mais l'UE l'acceptera-t-elle sans rétorsions ? soit de réorganiser le business en se tournant vers les USA et un Commonwealth de plus en plus théorique, mais c'est très mal commencé.
Les politiciens français dont la boutique était fondée sur un "Frexit" font profil bas.
Réponse de le 19/02/2021 à 0:40 :
Le Brexit un échec, qu' est ce qu' il ne faut pas lire comme bêtises, le Maire se faisait fort quant à lui de récupérer le morceau pour la place de Paris et vient de voir s' évanouir ses derniers rêves pour un paradis fiscal, un paradis fiscal dans l' UE .
Réponse de le 20/02/2021 à 1:37 :
Se retourner vers les Usa, c'est échangé un borgne contre un aveugle, si l'UE a des règles discutables, celles des USA les sont toutes autant avec la différence quelles ne sont pas négociables.
Et en ce qui concerne le Commonwealth tu ne dois pas bien savoir ce que c'est, une vieille relique qui traine sur la cheminée de Grand-mère, une majorité d'anciennes colonies qui financièrement coutent plus qu'elles ne rapportent et sans retour sur investissement. Ce qui était loin d'être le cas avec l'UE. Et malheureusement pour l'UK des pays comme l'AFS, l'AUS, l'inde ou le Canada préfèrent privilégier les bonnes relations qu'elles ont avec l'UE au détriment d'un nouvelle accord avec l'UK.
L'UK est dans une impasse et va s'enliser gentiment mais surement, heureusement la débâcle annoncé par certain n'a pas eu lieu ce qui encore une fois profite plus à l'UE
a écrit le 18/02/2021 à 20:09 :
Une manne de 100 milliards € annuels nous est passés sous le nez grâce à la parfaite incapacité de Bercy (et de Bruno Le Maire) à sortir de la pensée bureaucratique pour mener des politiques intelligentes. Le Maire et Bercy : des grands mots pour cacher une immense incompétence.

C’est finalement Amsterdam qui a récupéré le morceau...

Pof… c’est Amsterdam qui a doublé Paris en quelques semaines, et qui s’est imposée comme première place boursière européenne devant Londres.

Cette défaite française (si prévisible, si programmée) qui a permis au ministre de se gorger de mots triomphants pendant de nombreux mois pour finalement balayer sous le tapis la poussière de son lamentable échec, devrait alerter toute l’opinion publique. Nos ministres, nos gouvernants, font de très beaux discours, et trouvent même le temps d’écrire des livres qui amplifient la vacuité de leurs déclarations à la Tartarin.

Mais en dehors de cette ostentation permanente, ils ne sont capables de rien. Et cette incapacité est toxique pour le pays, car elle l’appauvrit inexorablement. Et comme nos dirigeants n’ont aucune forme de noblesse, ils attribuent aux Français la responsabilité de leurs échecs.

Tout ce qui marche, c’est grâce à eux. Tout ce qui rate, c’est la faute des Gaulois réfractaires. Et comme plus ne rien ne marche, ils ne sont plus responsables de rien. Source : "Comment la nullité de Bercy nous a privés d’une manne de 100 milliards € annuels"..
Réponse de le 20/02/2021 à 2:26 :
Ton analyse binaire est assez affligeante. Il n'y a pas UN vainqueur et UN perdant, mais il y a un gros perdant qui est sans surprise la City et une multitude de vainqueurs, certes le 1er est la place boursière de Amsterdam, mais d'autres comme Frankfort , Paris, Milan ou encore Madrid ont aussi bénéficier dans des mesures un peu moindre.
Si pour l'instant un grand nombre d'établissements bancaires ont paré au plus urgent en choisissant Amsterdam pour des raisons linguistiques et de proximité , d'ici la fin de l'année la City sans de nouveaux accord risque de perdre encore pus de 30% de ses volumes de transactions et Frankfort et Paris qui a déjà doublé ses échanges pourraient vite être les grands bénéficiaires. Paris et Francfort sont plutôt en tête pour récupérer à terme une partie de la compensation des produits dérivés en Euro. Côté fonds d’investissement, c’est Dublin et le Luxembourg qui empochent la mise pour des raisons fiscales que la France ou l'Allemagne ne peuvent pas donner. Alors 1er, 2ème ou 3ème, dans tous les cas tu en ressort gagnant.
Réponse de le 20/02/2021 à 2:26 :
Ton analyse binaire est assez affligeante. Il n'y a pas UN vainqueur et UN perdant, mais il y a un gros perdant qui est sans surprise la City et une multitude de vainqueurs, certes le 1er est la place boursière de Amsterdam, mais d'autres comme Frankfort , Paris, Milan ou encore Madrid ont aussi bénéficier dans des mesures un peu moindre.
Si pour l'instant un grand nombre d'établissements bancaires ont paré au plus urgent en choisissant Amsterdam pour des raisons linguistiques et de proximité , d'ici la fin de l'année la City sans de nouveaux accord risque de perdre encore pus de 30% de ses volumes de transactions et Frankfort et Paris qui a déjà doublé ses échanges pourraient vite être les grands bénéficiaires. Paris et Francfort sont plutôt en tête pour récupérer à terme une partie de la compensation des produits dérivés en Euro. Côté fonds d’investissement, c’est Dublin et le Luxembourg qui empochent la mise pour des raisons fiscales que la France ou l'Allemagne ne peuvent pas donner. Alors 1er, 2ème ou 3ème, dans tous les cas tu en ressort gagnant.
a écrit le 18/02/2021 à 19:41 :
"les entreprises s'y installent à flot continu"

Sous le niveau de la mer c'est pas très prudent, surtout en période de changement climatique et de montée des eaux en conséquence.
Réponse de le 18/02/2021 à 22:24 :
Une boîte aux lettre fiscale, ça ne prend pas trop de place.
a écrit le 18/02/2021 à 18:43 :
Les Pays Bas, un des paradis fiscaux et légaux pour les entreprises installés en Europe, personne ne se plaint de ce dumping semble t'il.
Réponse de le 18/02/2021 à 22:55 :
Les gens sensés préfèrent toujours le paradis à l'enfer. Nous avons chez nous un système social hypertrophié. C'est peut être bien mais il y a un coût à tout et les entreprises préfèrent esquiver ce coût quand elles le peuvent. C'est à nous de nous y adapter si on veut réindustrialiser ce pays.
a écrit le 18/02/2021 à 17:44 :
bien
on decouvre dans la stupeur que bcp de boites etaient installees au uk pour son ouverture sur un marche de 400 millions de personnes
forcement, c'est plus le cas, c'est moins interessant
c'est pour ca que bojo voulait acces total a tout sans contrepartie ( pour ' garder la souverainete') que ce soit pour les boites, les banques, ou les marches
bon, la realite va vite revenir sur le devant
apres pourquoi NL? ils parlent anglais et allemand, et y a possibilite de ne pas se faire plumer comme en france
en outre on n'est pas a la merci d'une administration stalinienne, et de politiciens qui votent des lois haineuses en vociferant, tout en exigeant le retour des gens quils ont mis dehors ( a leurs conditions, hein)
ca ne fait pleurer personne
Réponse de le 18/02/2021 à 19:42 :
Un petit goulag cher monsieur ?
a écrit le 18/02/2021 à 17:34 :
noter qu'en 2019, la France était le 2e pays d'accueil des sièges sociaux d'entreprises étrangères : 16% des décisions d'investissement étrangères, contre 12% pour les Pays-Bas (Business France ; EY).
l'Hexagone était le 1er pays d'accueil des investissements dans les services financiers, juste devant le UK, loin devant Espagne, Irlande, Allemagne et Pays-Bas (Business France ; EY).
la France est de même loin/très loin devant les Pays-Bas pour les investissements de R&D, production en général, logistique, automobile, machines & équipement, chimie & médicament ou conseil.

Paris est loin devant Amsterdam en ce qui concerne l'attractivité des grandes métropoles mondiales dans les 3 années à venir (Global Cities Investment Monitor 2020, KPMG).
Réponse de le 18/02/2021 à 23:00 :
C'est bien. Crions cocorico et ne changeons rien. Continuons de rêver pendant que d'autres avancent leurs pions. Nous sommes les plus forts. gardons notre enfer fiscal pour payer notre système social que toute la planète nous envie.
a écrit le 18/02/2021 à 17:21 :
Normal, elle s'installent au Paradis.. Il faudra bien un jour faire cette UE la question est sur quelle base, prions mes frères..
Réponse de le 18/02/2021 à 17:39 :
Les entreprises quittent une plateforme de pilotages d'optimisations fiscales pour une autre.
L'Irlande, est trop petite pour être capable de défendre l'évitement fiscal face à la pression UE-non-évitement-non-blanchiment.
Les Pays-Bas sont un gros morceau qui opposera une belle résistance et fera le minimum de concessions.
Le choix de cette destination est logique, d'autant plus qu'après le Brexit, les deux Irlande sont scrutées à la loupe, en espérant elles ne repartent pas en vrille.
Réponse de le 18/02/2021 à 20:03 :
Pour compléter
Le Luxembourg, lui aussi ne fait pas le poids contre la pression.
Depuis 2018 les Pays-Bas récupère plus d'IDE que le Royaume-Uni.
Depuis 2017, la France a aussi augmenté ses investissements vers les Pays-Bas.
Euronext, c'est un peu la France, première en participations et probablement en capital des entreprises. La CDC était montée à 8%, été 2019. + Amundi, BNP Paribas.
En pré-Brexit, Euronext a récupéré la bourse d'Oslo, et racheté celles de Dublin et Milan auprès de Londres (LSE), qui hors UE, ne pouvait les retenir.
Le passage d'Euronext comme première bourse de l'EU est donc mathématique, - pour Londres et + pour Amsterdam.
La bourse allemande est donc aussi perdante sur ce coup.
On nous avait annoncé un raid allemand sur les sièges, actifs et emplois, mis en doute par ma tronche.
a écrit le 18/02/2021 à 16:58 :
Et la France ne se remet pas en cause ??? Quelle tristesse...Paris va sûrement dépêcher un comité de 500 personnes pour réfléchir à la manière de rattraper son retard .... hahaha 🤣
a écrit le 18/02/2021 à 16:34 :
Les Pays-Bas c'est pas un peu analogue au Luxembourg niveau fiscalité, facilités pour faire 'aimant à entreprises' ? Bon, si elles s'y installent, c'est mieux que des boites aux lettres, y a une présence physique. Lux, NL, Irlande, le trio gagnant (les disquettes Microsoft étaient Made in Irland). Mais quand la mer va monter, monter (pays en partie sous le niveau de la mer), la France saura les accueillir. :-) :-)
a écrit le 18/02/2021 à 15:09 :
toute la différence avec un pays (La France), et une ville (Paris) ou tout est réglementé et la moindre réussite vouée aux gémonies, et un autre avec une mentalité ouverte aux affaires, Pays et ville, on peut dire vraiment libéral (et c'est pas un gros mot).
Réponse de le 18/02/2021 à 17:23 :
J'aurais préféré la l'idée libérale décrite par Maurice Allais..
a écrit le 18/02/2021 à 15:06 :
Une excellente nouvelle pour le Royaume Uni qui petit à petit se débarasse de ce véritable fléau qui a mit le pays à genoux, croisons les doigts pour le peuple anglais que cela continue et que cela ne soit pas une simple vaguelette mais un véritable tsunami.

Ces gens en plus là seront bien plus chez eux dans le paradis fiscal que sont les pays bas !
a écrit le 18/02/2021 à 14:56 :
Avec notre fiscalité et notre administration pléthorique qui met des normes partout, encore une fois , nous sommes hors jeu.

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