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Après Camaïeu et Go Sport, Kookaï est placée en redressement judiciaire

latribune.fr

Publié le 01 février 2023 à 17:17 - Mis à jour le 01 février 2023 à 17:24

Kookaï

Photo d'illustration

Reuters

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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Fragilisée par la crise que traverse le secteur du prêt-à-porter déclenchée par la pandémie de Covid-19, la marque créée en France en 1983 a annoncé son placement en redressement judiciaire. Elle s'est toutefois montrée optimiste assurant que les 121 boutiques françaises resteront ouvertes et les 320 salariés en activité.

Après Camaïeu et Go Sport, c'est au tour d'une autre grande enseigne de l'habillement d'être en difficulté. Ce mercredi, Kookaï a annoncé son placement en redressement judiciaire à cause des « difficultés économiques que rencontre le secteur du prêt-à-porter en Europe, que la crise du Covid-19 n'a fait qu'accentuer », selon un communiqué de la marque de mode féminine. Elle regrette également avoir « manqué cruellement de moyens et de soutien des banques », évoquant notamment des refus de Prêts garantis par l'Etat (PGE).

Mais la marque, créée en France en 1983 avant de se développer en Australie dans les années 2000, assure que cette procédure judiciaire devant le tribunal de commerce de Paris « n'est pas une fin en soi ». Elle y voit même « une opportunité de rebondir et d'assainir sa situation financière » et déclare que les 121 boutiques françaises resteront ouvertes et les 320 salariés en activité. Elle avait été rachetée en 2017 par l'homme d'affaires australien Rob Cromb au groupe Vivarte (Caroll, Minelli, La Halle, Naf Naf, Chevignon...).

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Un scénario qui rappelle celui de Camaïeu et Go Sport

Bien qu'elle se montre optimiste, cette nouvelle procédure n'est pas sans rappeler celle qui a scellé le sort de Camaïeu. L'enseigne, qui avait connu un âge d'or avec jusqu'à un millier de magasins dans le monde, pour 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires, a finalement fermé ses portes. Le 28 septembre dernier, elle a été placée en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Lille.

Une fin entraînant la suppression de 2.600 emplois, et qui est le résultat de multiples difficultés qui se sont accumulées depuis de nombreuses années. L'enseigne a subi, d'une part, dans le tournant des années 2010  la baisse de 15% du chiffre d'affaires dans le textile et de la concurrence féroce de nouveaux entrants sur le marché comme Zara ou H&M. Après une introduction en Bourse en 2000, deux OPA (offres publiques d'achat) ont été opérées en 2005 et 2007, laissant Camaïeu sortir du marché boursier en 2011 quelque peu lessivée, avec des dettes avoisinant le milliard d'euros pour 850 millions d'euros de chiffre d'affaires. La marque peine à se renouveler notamment face à l'essor exponentiel du e-commerce et l'incroyable engouement pour la seconde main. Suivent ensuite la crise sanitaire en 2020 et une cyberattaque l'année suivante avant la flambée du prix des matières premières, aboutissant au scénario que l'on connaît.

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De son côté, le groupe Go Sport a été placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Grenoble le 19 janvier dernier. « Par un jugement solidement motivé, le tribunal (...)  a constaté l'état de cessation des paiements de la société Groupe Go Sport et a ouvert une procédure en redressement judiciaire », avait ainsi déclaré le parquet dans un communiqué, ajoutant que « la société Go Sport France n'est pas déclarée en cessation des paiements, mais sa situation sera impactée par celle de sa société mère », également visée depuis novembre par une enquête préliminaire pour « abus de bien social ».

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