Conforama ne sera pas démantelé, assure son PDG

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(Crédits : Charles Platiau)
Pour Cédric Dugardin, le plan de transformation de l'enseigne française d'ameublement qui doit conduire à des fermetures de magasins et de nombreuses suppressions de poste, ne conduira pas à la vente à la découpe de l'entreprise.

Conforama, engagé dans un plan de 1.900 suppressions de postes et la fermeture de 32 magasins en France, ne sera pas vendu à la découpe et doit pouvoir vivre seul, assure son PDG dans un entretien au JDD.

"On est dans le fantasme intégral", affirme Cédric Dugardin, interrogé sur la possibilité d'une vente par morceaux du groupe d'ameublement.

"La force de Conforama en France c'est son réseau de magasins qui offre un bon maillage du territoire. Le vendre à la découpe n'a donc aucun sens", poursuit-il.

Sur l'hypothèse d'une cession du groupe en un bloc, "nous étudierons toutes les opportunités qui pourraient se présenter mais notre objectif est que Conforama puisse vivre seul", ajoute M. Dugardin.

Conforama, détenu par le groupe sud-africain Steinhoff, a annoncé le 2 juillet un plan de restructuration prévoyant la suppression de 1.900 postes (sur 8.229 salariés en CDI au 1er juin 2019), ainsi que la fermeture de 32 magasins de l'enseigne Conforama et celle de 10 magasins Maison Dépôt, en invoquant de lourdes pertes. Conforama France a perdu 500 millions d'euros en six ans, selon la direction.

Un plan sur 18 ou 24 mois

"C'est un plan de transformation à 18 ou 24 mois. Les fermetures interviendront au cours du premier semestre 2020", a dit le dirigeant, précisant que les départs des salariés seraient étalés "jusqu'en 2021".

Les premiers échanges entre direction et représentants du personnel sur ce plan donnent lieu à de fortes tensions. Plusieurs syndicats ont dénoncé les mauvaises conditions d'organisation de CCE, ayant décidé de ne pas y assister vendredi.

"La politique de la chaise de vide ne servirait pas la cause des salariés. Elle est inutile", a dit le patron de Conforama.

Une première réunion de négociation sur les mesures d'accompagnement doit se tenir le mardi 16 juillet.

(AFP)

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Commentaires
a écrit le 15/07/2019 à 12:12 :
Pendant ce temps :

ents contraires pour Amazon. Des salariés de sept sites allemands du n°1 mondial du e-commerce étaient en grève lundi à l'appel de leur principal syndicat, pour réclamer une amélioration de leurs conditions de travail à l'occasion des journées de super promotions "Prime Day". Ce débrayage contre "les promos sur le dos des salaires" touchait lundi matin les deux centres de distribution de Bad Hersfeld, au centre du pays, ainsi que les sites de Leipzig, Graben, Rheinberg, Werne et Coblence.

Aux Etats-Unis, les salariés d'un entrepôt d'Amazon dans le Minnesota ont aussi annoncé vouloir profiter de ces journées de super promos pour mettre en avant leurs revendications en faisant grève pendant six heures au démarrage de l'événement. "Amazon offre ces rabais aux clients aux dépens des salaires de ses propres employés et en fuyant les négociations collectives", a déclaré à l'AFP Orhan Akman, du syndicat Verdi, premier syndicat allemand du secteur tertiaire."Nous nous attendons à une bonne participation", a-t-il ajouté, sans autre précision à ce stade. En juillet dernier, pour une action similaire, 2.400 employés d'Amazon Allemagne avaient cessé le travail. La direction d'Amazon Allemagne avait indiqué en amont ne prévoir aucune perturbation dans ses livraisons de commandes. En avril, les représentants syndicaux d'Amazon venus de 15 pays s'étaient retrouvés pour la première fois à Berlin pour coordonner leur lutte face au géant américain, décrié sur le plan social à travers le monde.
a écrit le 15/07/2019 à 8:46 :
ON se demande bien surtout comment font toutes ces marques pour survivre depuis le temps, ces grands locaux moches, les zones commerciales commençant enfin en 2019 à essayer de faure du beau du moins de l'homogène mais conforama, but, casa, darty, cultura et-c... sont des bâtiments vraiment hideux, avec d'innombrables employés régulièrement vides.

IL serait peut être temps de penser le commerce plus humain.

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