La difficile lutte contre le marché noir des places de concert sur Internet

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Les sénateurs ont tenté d'interdire la revente spéculative de billets de concert, en forte hausse avec Internet. Mais le Conseil constitutionnel a censuré l'amendement. Le ministère de la Culture promet d'agir.

Pour lutter contre le marché noir, le groupe Black Eyed Peas a décidé de remettre en vente des billets pour les 22, 24 et 25 Juin au Stade de France ». Impossible de rater ce message en rouge vif sur le site de la Fnac pour celui qui veut acheter sa place de concert pour un des groupes les plus en vogue du moment. Si la vente de places de concerts à la sauvette a toujours existé, elle connaît ces dernières années un vrai boom avec Internet. Malgré le message des musiciens, des places pour leur concert aux mêmes dates cherchent toujours des repreneurs sur eBay mais à 120 euros. Et le phénomène ne touche pas que les amateurs de rock. Cet hiver, des billets pour le ballet « Coppélia » à l'Opéra de Paris étaient en vente à 150 euros sur la Toile pour un prix facial de... 89 euros.

Les premières victimes sont les consommateurs, dénoncent les artistes comme les acteurs du secteur, qui commencent à s'impatienter du silence des pouvoirs publics. Les particuliers qui s'adonnent à la revente spéculative ne sont pas les plus incriminés. Ceux qui sont montrés du doigt sont les sites devenus de vrais spécialistes de l'achat massif de places de concert pour, une fois les ventes officielles terminées, mieux les revendre 3 à 4 fois plus cher. « Ils assèchent le marché, les fans sont furieux et s'en prennent aux artistes et aux organisateurs », dénonce un professionnel.

Législation « obsolète »

Un avis partagé par Bertrand Gstalder, président de France Billet, la filiale de billetterie de la Fnac et leader du secteur, pour qui « la spéculation n'a que des incidences négatives, et notamment des effets inflationnistes sur le prix du billet ». Même si la Fnac « n'est pas touchée par ce second marché », cela ne l'empêche pas de trouver la législation qui date de 1919 « obsolète », déplore Bertrand Gstalder.

Reste qu'il n'existe aucune statistique sur les ventes spéculatives. En France, près de 180 millions de billets de concerts, spectacles, foires, sport et autres festivals sont vendus chaque année, dont près de 20 millions achetés en ligne. Quelque 15 millions sont des billets de concerts, et 3 % à 5 % (environ 750.000 tickets) ne sont pas utilisés, souvent pour des raisons de dernière minute.

Pourtant en janvier dernier, dans le cadre de la loi Loppsi 2, les parlementaires avaient adopté un amendement interdisant tout simplement la revente de places de spectacles sur Internet à un prix supérieur au prix de vente initial, sous peine de 15.000 euros d'amende. Cela malgré l'opposition du ministère de la Culture, qui estimait que la loi Loppsi 2 n'était pas le cadre approprié. Tandis que les socialistes jugeaient une telle sanction « disproportionnée » et « portant atteinte à la liberté d'entreprendre ». Un argument qui a convaincu le Conseil constitutionnel, qui a censuré l'amendement. Du côté du ministère, on affirme se pencher sur le problème. Un porte-parole nous a cependant démenti l'information selon laquelle Georges-François Hirsch, directeur général de la création artistique, rencontrait actuellement les acteurs du secteur pour rendre, fin juin, un rapport au ministre Frédéric Mitterrand.

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Commentaires
a écrit le 09/12/2011 à 16:34 :
La chasse est ouverte :-)
http://www.facebook.com/pages/Halte-au-march%C3%A9-noir-sur-eBay/256787774377142
a écrit le 06/06/2011 à 7:27 :
Quand je vois qu'on fait de lois pour ça, je ne m'étonne pas de la situation économique du pays
a écrit le 06/06/2011 à 5:08 :
On est aise de l'entendre, tous ces politiciens bien gras, qui pensent qu'ils peuvent régenter le monde, c'est de l'arrogance, car il y a quelque chose de plus puissant que ces politiciens, la liberté et l'internet. Ensuite, ils sont présomptueux et dangereux, mais le pouvoir en France a toujours été liberticide, les libertés se sont acquises dans le sang et le feu, c'est une vérité qu'il faut toujours avoir en tête.
a écrit le 05/06/2011 à 8:16 :
N'y aurait-il pas une piste a faire comme les compagnies aériennes ? Moins simple de revendre à la sauvette un ticket électronique nominatif. Même si cela a des effets indésirable, c'est vrai aussi.
a écrit le 03/06/2011 à 16:58 :
on a le droit d'acheter des action et de les revendre en y faisant de la plus value! pourquoi n'a ton pas le droit de le faire avec des place de concert
Réponse de le 05/06/2011 à 9:07 :
Qu'ils attendent un retour sur investissement me semble être la moindre des choses. Les investisseurs participent aux projets des entreprises en apportant leur argent en échange de titres financiers. Ils prennent le risque de perdre la totalité de leur apport si l'entreprise fait défaut. A mon sens, la seule chose qui est répréhensible c'est la spéculation financière. En revanche, la surenchère sur les places de concerts devrait être interdite par la loi, c'est de la revente à la sauvette, un marché noir.
a écrit le 03/06/2011 à 10:25 :
Rappelons que le prix des concerts est aussi fixé par les maisons de disques :) Faut-il réellement s'etonner que les monstres de boites a fric non artistiques (Universal et BEAUCOUP d'autres...) garde les prix très haut? Quand on achète une place de concert d'un artiste d'une maison de disque indépendante, le prix est LARGEMENT inférieur.
Après, c'est aux gens de voir si ils veulent continuer a aller voir Lady Gaga ou Michel Sardou...
Moi, mes places de concerts ne dépassent que rarement les 30 euros.
a écrit le 02/06/2011 à 19:53 :
Les places nominatives...
a écrit le 01/06/2011 à 21:10 :
Ce qui est illégal c'est l'exercice d'une activité économique non déclarée.
Sinon, je ne vois pas quel est le problème, et pourquoi les Sénateurs s'en occupent. N'ont-ils rien de plus important à faire?
Ceux qui achètent des billets pour les revendre prennent le risque de les garder sur les bras ou de les revendre à perte. Ceux qui les vendent ont une trésorerie optimale et la certitude d'avoir vendu leurs billets. Où est le problème?
Que des officines spécialisées le fassent semble admis, que tous les grands hôtels qui servent les clients aisés trouvent des places pour tous les spectacles prouve également que c'est pratiqué partout et par tous.
Va-t-on interdire aux hôtels ou aux agences qui les servent d'acheter à l'avance des billets? Non? Alors?
Réponse de le 02/06/2011 à 9:25 :
Commentaire évident d un revendeur qui n ose MEME pas s afficher
Nô comment
Réponse de le 03/06/2011 à 21:22 :
Ah bon? Parce que la logique et le raisonnement vous sont à ce point étrangers?
Probablement le commentaire d'un sénateur floué aux portes d'un stade, si je vous en crois! Hahaha!

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