Couvre-feu : les restaurateurs rebelles seront sanctionnés, dixit Le Maire

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(Crédits : GONZALO FUENTES)
Le ministre de l'Économie a annoncé ce matin les sanctions qui attendent ceux qui seraient tentés de suivre ce restaurateur du Doubs qui appellent ses confrères à ouvrir leur établissement ce lundi. La suspension du droit au fond de solidarité, d'un mois pour la première infraction, définitive en cas de récidive, concerne tous les commerces qui enfreindraient les règles, a précisé Bercy. Pour mémoire, l'aide du fonds de solidarité s'élève à 10.000 euros par mois ou une indemnisation de 20% du chiffre d'affaires 2019 dans la limite de 200.000 euros par mois.

Les restaurants clandestins qui enfreignent les règles en servant des clients à table verront leur accès au fonds de solidarité "suspendu pendant un mois", et définitivement en cas de récidive, a annoncé lundi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire sur RTL.

Cette annonce intervient alors qu'un restaurateur du Doubs a lancé à un appel à ouvrir ce lundi, auquel ne se sont pas associées les organisations patronales, et que le Premier ministre Jean Castex ne prévoit pas de réouverture de ces établissements avant la mi-février au plus tôt.

Compréhension mais fermeté

"C'est extrêmement dur pour les restaurateurs, moralement et économiquement", a reconnu le ministre, mais "ça ne justifie en rien de ne pas respecter les règles, qui sont des règles sanitaires".

En conséquence, "tous ceux qui restent ouverts seront suspendus pendant un mois de l'accès au fonds de solidarité et si jamais il y a récidive, ils n'y auront plus accès du tout", a indiqué Bruno Le Maire.

Contrôles renforcés ("une amende d'abord, une fermeture ensuite")

Cette sanction concerne tous les commerces qui enfreindraient les règles, a précisé Bercy à l'AFP.

Le ministre a également indiqué que les contrôles seront renforcés dans les commerces pour s'assurer que la jauge de 10 mètres carrés par client est bien respectée. En cas de non-respect, ce sera "une amende d'abord, une fermeture ensuite", a-t-il dit.

Il s'agit de "quelques cas isolés en France", mais "je ne veux pas que ça se répande, que ça devienne soit une habitude, soit une façon de braver l'interdit", a dit Bruno Le Maire, ajoutant que "ce n'est pas un interdit, mais une règle collective pour garantir la santé de tous".

Les centres commerciaux de plus de 20.000 m2 fermés depuis dimanche

Samedi, le gouvernement a annoncé que "les centres commerciaux non alimentaires d'une surface de plus de 20.000 mètres carrés" seraient contraints à fermer à partir de dimanche pour éviter une recrudescence de l'épidémie de Covid-19.

Pour les entreprises faisant l'objet d'une fermeture administrative, l'aide du fonds de solidarité s'élève à 10.000 euros par mois ou une indemnisation de 20% du chiffre d'affaires 2019 dans la limite de 200.000 euros par mois.

Du fait des nouvelles annonces, 27.000 commerces de plus seront éligibles au fonds de solidarité, a précisé Bruno Le Maire.

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Commentaires
a écrit le 01/02/2021 à 18:32 :
"""Les restaurateurs rebelles seront sanctionnés, dixit Le Maire""" Je suis d'accord avec lui. Mais qu'il applique également cette sentence, en supprimant les aides sociales, à ceux des quartiers qui commettent eux aussi des délits. Car je crois savoir en France: LILBERTE - EGALITE - FRATERNITE. N'est-ce pas Monsieur Bruno Le Maire!!!!!!!!!
a écrit le 01/02/2021 à 17:18 :
Pendant ce temps; Le Maire écrit son troisième bouquin .
a écrit le 01/02/2021 à 15:43 :
Je serais curieux de voir la tête de Mr Le Maire (transfuge LR) si on lui sucrait les trois quarts de ses indemnités de ministre et tous ces avantages payés par les contribuables dont les restaurateurs.
a écrit le 01/02/2021 à 13:39 :
En principe, la sanction doit passer par la loi et le parlement n'a pas était consulté pour quoi que ce soit! C'est une fois de plus de l'autoritarisme qui devra répondre en justice!
a écrit le 01/02/2021 à 13:26 :
Petit à petit, nous entrons dans le dur. Le cycle contestation/répression est enclenché. L'Histoire nous apprend qu'une fois enclenché, ce cycle fait monter la pression pour atteindre un pic de violence qui peut fort bien déboucher au minimum sur la chienlit, au pire sur le chaos.
Réponse de le 02/02/2021 à 13:57 :
Bof. L'Histoire prouve aussi que les contestataires finissent rapidement par revenir sur leur canapé. La jaunasserie en gilet, après avoir brûlé quelques voitures, commerces et bâtiments publics, a fini par se lasser, elle aussi.
a écrit le 01/02/2021 à 10:40 :
"Les centres commerciaux (non alimentaires) de plus de 20.000 m2 fermés depuis dimanche"

Heu... ben pourquoi ils s'en prennent uniquement à IKEA ? Parce que à part eux...

Pendant qu'ils jouent de la carotte et du bâton avec les petits les gros eux font toujours ce qu'ils veulent, comme ils veulent, quand ils veulent. Un autre avantage de cette crise mettre bien sous notre nez ce régime oligarchique et donc non démocratique dans lequel on est.

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