Ryanair sauve son modèle économique

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La Cour européenne de Justice a cassé la décision de la Commission européenne qui en 2004 avait condamné la compagnie low-cost a remboursé des aides publiques (jugées illégales) reçues pour son installation à Charleroi. Alors que le modèle de Ryanair est en grande partie lié à ces aides, la décision menaçait de faire jurisprudence. La Commission a deux mois pour faire appel.

"C?est la meilleure journée que Ryanair ait jamais connue", a déclaré Michael O?Leary le PDG de la première compagnie aérienne à bas prix européenne, après une décision de justice qui lève les doutes sur la validité de son modèle économique. La Cour européenne de justice a en effet cassé ce mercredi une décision de la Commission européenne de 2004 qui obligeait Ryanair à rembourser une partie des aides publiques reçues depuis 2001 pour la desserte de l?aéroport de Charleroi en Belgique.

La Commission jugeait illégales les aides de la région wallonne et du gestionnaire de l?aéroport. Et a instauré ainsi une jurisprudence désastreuse qui menaçait le modèle économique de Ryanair (d?autres contentieux du même type sont en cours sur d?autres aéroports). La compagnie troque son installation sur les aéroports (et le trafic qui l?accompagne) contre une baisse importante des redevances mais aussi, le plus souvent, une enveloppe financière, appelée "soutien marketing ". A Charleroi, Ryanair avait obtenu un rabais des charges de 50%. En France, la quasi-totalité des aéroports qui accueillent Ryanair sont également très généreux provoquant régulièrement la colère du PDG d?Air France-KLM Jean-Cyril Spinetta.

La Cour européenne de justice estime que la décision de la Commission était "entaché d?une erreur de droit". La Commission a "pris acte" et prendra une décision sur un éventuel appel, une fois examiné dans le détail l?arrêt de la Cour. Un porte-parole a toutefois indiqué que l?arrêt lui semblait "motivé par des questions de méthodologie plutôt que de fond" et qu?il "n?avait pas d?impact immédiat sur d?autres affaires".

Au contraire, Jim Callaghan, responsable juridique de Ryanair appelle Bruxelles à clore tous les contentieux en cours aujourd?hui sur plusieurs aéroports pour se concentrer au contraire sur les aides d?Etat accordées par certains Etats membres à leurs compagnies nationales comme l?Italie avec Alitalia et l?Autriche avec Austrian Airlines.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
L'ESCOC gagne! Sur notre territoire il remporte 1,2 M? par an sans compter l'amortissement des travaux de l'aéroport qui sont supprtés par la commune propriétaire et que le préfet veut faire transférer à la communauté de commune...
De plus ces singlèls veulent faire une communauté d'aglomération pour nous filer leurs déficits
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
A REMBOURSER
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
cette affaire n(est qu'une partie de l'iceberg, gageons que si cette compagnie rembourse ces aides, que dire alors des autres industries et des BANQUES . Ne nous leurrons pas , la planche à billets est bien rodée, et fonctionne toujours dans le meme sens, alors si BRUXELLES accepte un sauvetage des banques , ? ? ?

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