La fusion entre L'Avion et Openskies achevée

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Openskies, la filiale de British Airways, vient d'achever l'intégration de L'Avion rachetée l'an dernier pour 68 millions d'euros.

L'Avion n'est plus. Ou presque. La marque de cette compagnie française long-courrier 100% classe affaires est remplacée par Openskies, le nom de la filiale transatlantique au départ du Continent de British Airways qui a racheté dans la foulée de son lancement, l'été dernier, L'Avion pour près de 68 millions d'euros.

Après avoir fait volé les deux compagnies entre Paris et New-York avec deux produits différents (des Boeing 757 équipés d'une seule cabine avec 90 sièges affaires d'ancienne génération pour l'Avion et des B757 bi-classes pour Openskies), les services sont définitivement harmonisés. Et les équipes intégrées.
 

La nouvelle Openskies propose désormais une configuration unique de 84 sièges répartis en deux classes. L'une (Biz Bed) avec des sièges convertibles en lit totalement horizontaux (l'équivalent de la classe affaires de British Airways, l'une des plus confortables du secteur). L'autre de 72 fauteuils inclinables à 140°, un standard plus proche de l'ancienne génération des classes affaires qui a commencé à être remplacé progressivement au début des années 2000. Le tout avec des prix toujours attractifs à partir par exemple de 1900 euros l'aller-retour TTC en Biz Bed.

« Notre produit est une solution anticrise pour les entreprises souhaitant conserver le confort du voyage au prix le plus compétitif", a déclaré Marc Rochet , ancien président du directoire de l'Avion et aujourd'hui Executive Vice President d'Openskies

Aujourd'hui Openskies s'est positionnée sur New-York au départ des hubs de son concurrent Air France-KLM. La filiale de British Airways assure en effet trois vols par jour entre Paris-Orly et New-York (JFK et Newark). Et un autre entre Amsterdam et New-York.

Depuis sa création en 2007, L'Avion joue les troubles fêtes. La compagnie a en effet profité de la réduction des budgets voyage des entreprises. Entre janvier et mars 2009, Openskies a vu le nombre de ses passagers transportés augmenter de 20% comparé au premier trimestre de 2008. Néanmoins, son avantage tarifaire s'amenuise forcément avec la baisse des prix orchestrée par les Majors qui voient leurs classes affaires se vider au profit de la classe économique.

En ce sens, la création par Air France d'une classe intermédiaire entre la classe affaires et la classe éco dans le but de limiter la chute de recette unitaire, constitue une véritable attaque contre Openskies. « On va les torpiller », claironne t-on chez Air France. Si celle-ci souffre de la baisse du marché, elle « souffre moins que les autres en raison notamment de l'absence de couverture carburant », explique à latribune.fr Marc Rochet. En effet alors que certaines compagnies qui ont anticipé des achats de kérosène à des prix supérieurs au prix du marché ne profitent pas de la baisse du prix de l'or noir depuis septembre, Openskies ne rencontre pas cet handicap.
 

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
j'espere que ce que dit ce dirigeant d'Air France n'arrivera pas.Pour une fois q'une compagnie reussie a briser le monopole d'Air France et sa politique de prix a la limite prohibitif.Vive Openskies

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