Lente reprise des Eurostar, le RER toujours perturbé

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Neige, verglas, accident, grève : du train à l'avion en passant par la route, la France a commencé cette semaine à demi-paralysée, victime en outre d'une première grande coupure d'électricité, dans le sud. Le président de la SNCF a été reçu par Nicolas Sarkozy. Les liaisons de l'Eurostar, encore totalement bloquées lundi, ont repris ce mardi mais très partiellement. Le trafic à la gare d'Austerlitz reste gelé après un déraillement et le RER A en grève fonctionne toujours au ralenti.

Après un week-end de pagaille, la France a commencé cette semaine de Noël avec une situation des transports encore très perturbée dans presque tous les secteurs.

Sur la route, les chutes de neige et le développement du verglas ont provoqué de très importantes perturbations partout dans l'Hexagone. La circulation des poids lourds a été suspendue sur l'A16 et l'A26, dans le Pas-de-Calais ; l'autoroute A8 a été temporairement coupée dans le Var, et le Centre national d'informations routières a invité à la prudence dans l'ouest, où les usagers étaient incités à ne pas emprunter l'autoroute A13, qui relie Paris à la Normandie.

Dans le secteur ferroviaire, la situation est encore pire. La grève continue dans le RER A.  Les négociations patinent. Par ailleurs, suite à un déraillement, le trafic entre la gare d'Austerlitz et Juvisy a été interrompu. Des navettes ferroviaires assurent une desserte minimale sur le reste de la ligne. Les travaux en cours devraient durer jusqu'à Noël. 

Mais  c'est pour le train Eurostar entre Paris et Londres que c'est la situation a été la plus critique avec un trafic totalement gelé - pardon pour le jeu de mots - encore lundi après le blocage des trains et de leurs plus de 2000 passagers pendant plus de douze heures, dans la nuit de vendredi à samedi, en raison d'avaries techniques liées apparemment à la température. Le Secrétaire d'Etat aux transport, Dominique Bussereau a réclamé lundi matin une enquête, faisant écho à la doléance du député européen Dominique Baudis qui a été lui-même victime de ce problème. Nicolas Sarkozy a reçu ce lundi en fin de matinée Guillame Pépy, le président de la SNCF, et a demandé le rétablissement du trafic dès ce mardi. C'est le cas mais très partiellement seulement.

Pour s'expliquer, la SNCF a lancé mardi une campagne de pub dans la presse française (notamment dans La Tribune) pour expliquer les raisons des différents incidents recensés ces derniers jours dans ses divers réseaux (Eurostar, TGV, TER et RER).

Enfin, dans les avions, retards et annulations de vols se sont poursuivis lundi. Aéroports de Paris (ADP) a été directement touché, surtout à Roissy Charles de Gaulle (CDG). La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) du ministère des transports avait demandé aux compagnies de limiter leur trafic et aux passagers qui le pouvaient de retarder si possible leur départ.

Ce début de semaine a été d'autant plus difficile en France que le sud du pays a en outre été touché par une importante coupure d'électricité liée au froid et à la neige.

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Commentaires
a écrit le 22/12/2009 à 8:33 :
Pépy et Bussereau, premières victimes de Copenhague ? A trop vouloir anticiper, ces deux gaillards ont réussi à mettre en évidence la fragilité de nos systèmes hypersophistiqués de transport mais aussi de communication devant des aléas bien anodins de la météo.Il serait temps de substituer au pseudo-débat sur l'identité française un "vrai" débat sur la responsabilité politique !

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