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Interdire les grèves des contrôleurs aériens en France ? La nouvelle provocation de Ryanair

latribune.fr

Publié le 12 octobre 2010 à 03:58 - Mis à jour le 12 octobre 2010 à 03:59

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La compagnie aérienne irlandaise "low cost" annonce qu'elle annule ce mardi 250 vols en raison de la grève en France des contrôleurs aériens contre la réforme des retraites. Elle demande à Bruxelles d'interdire ce genre de mouvement.

Ryanair, la compagnie aérienne irlandaise "low cost" et son bouillant PDG Michael O'Leary ne sont jamais à cours de provocation. Leur dernière trouvaille : tenter de faire interdire le droit de grève en France concernant les contrôleurs aériens, mobilisés ce mardi contre la réforme des retraites, ce qui "oblige" Ryanair à annuler 250 vols.

Du coup, le transporteur annonce avoir lancé "un appel à la Commission Européenne afin de retirer « le droit de grève » de services essentiels tel que le contrôle du trafic aérien et de réformer la législation européenne EU261 concernant les droits des passagers qui sont inadaptés comme après avoir été contraint d'annuler de nouveau 250 vols. Jusqu'ici en 2010, Ryanair a été contraint d'annuler 1.650 vols et des retards ont eu lieu sur plus de 12.000 autres vols, perturbant plus de 2,5 millions de passagers, conséquence directe suite aux grèves des contrôleurs aériens belges, français et espagnols. En vertu des règlements EU261, les compagnies aériennes payent le coût de ces perturbations sans aucun recours contre ces syndicats appelant à la grève ou les gouvernements européens qui possèdent les services de contrôle aérien et ont à plusieurs reprises autorisés la fermeture de l'espace aérien européen."

Dans le détail, Ryanair demande à Bruxelles "de réformer les services de contrôle aérien comme suivant : retirer le "droit de grève" pour les services essentiels tels que les services de contrôle aérien, licencier le personnel des services de contrôle aérien qui participe à des grèves illégales (de la même manière que Ronald Reagan a limogé et remplacé le personnel des services de contrôle aérien aux États-Unis dans les années 1980), déréglementer les services nationaux de contrôle aérien en Europe pour permettre au personnel non-gréviste de garder le ciel ouvert en Belgique, France et en Espagne tandis que leur personnel surpayé et laxiste se met en grève, encore et encore. réformer la législation EU261 sur les droits des passagers pour soulager les compagnies aériennes des compensations et obligations dans des cas de force majeure qui sont clairement indépendants du contrôle des compagnies aériennes."

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Et Michael O'Leary de lancer :  "la plus grande cause de grèves des contrôleurs aériens et les retards sont la propriété des gouvernements du l'UE et la mauvaise gestion des services de contrôle aérien. Il est temps que le «droit de grève» au sein des services de contrôle aérien soit supprimé de même qu'il l'est pour d'autres services essentiels comme la police et les pompiers. Si ces gens ne veulent pas travailler, alors il suffit de les remplacer par des contrôleurs militaires ou autres qui souhaitent travailler. La Commission européenne doit agir maintenant pour mettre fin à ce chaos des services de contrôle aérien. Combien de fois encore les compagnies aériennes européennes et leurs passagers seront perturbés par des fermetures inutiles de l'espace aérien, des grèves et ralentissement du travail avant que la Commission Européenne prenne finalement des mesures? Les grévistes français des services de contrôle aérien sont l'équivalent moderne de bandits de grand chemin. Ils ne se soucient pas des consommateurs, ils ne se soucient pas des passagers, ils se mettent sans cesse en grève car ils savent qu'ils ont le pouvoir de fermer le ciel européen et de tenir les gouvernements de l'UE et les passagers en otage. Il est ridicule que les services de contrôle aérien belges, français et espagnols soient autorisés à plusieurs reprises de faire grève sans aucune pénalité financière, tandis que les compagnies aériennes soient tenues par des obligations et règles de compensations pour les passagers et absorbent les coûts de ces perturbations inutiles. "

latribune.fr

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