Qui paiera le surcoût des biocarburants ?

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(Crédits : Reuters)
Les compagnies paieront au prix fort le passage aux combustibles à faible émission de carbone. Une facture à laquelle les passagers devront contribuer.

Avec la crise des « Gilets jaunes » et le Grand débat national, la taxation du kérosène est revenue sur le devant de la scène en France. Si elles n'applaudissent pas, les compagnies aériennes françaises sont néanmoins soulagées. Elles vont éviter une taxe sur le seul réseau intérieur français qui aurait posé de sérieuses questions de distorsions de concurrence avec les compagnies étrangères assurant des vols intérieurs comme la britannique EasyJet, l'espagnole Volotea, ou l'irlandaise Ryanair, lesquelles, entre deux vols dans l'Hexagone, auraient pu assurer une rotation vers un pays limitrophe pour faire le plein.

La semaine dernière en effet, la France a appelé à « une taxation du transport aérien à l'échelle européenne » avec l'étude « sans a priori » des différentes pistes possibles. Le gouvernement français a donc écarté l'idée de taxer le seul marché national qui aurait pénalisé Air France, déjà mal en point sur le réseau domestique, sans réel impact sur les émissions de CO2. Les membres de l'UE vont donc plancher sur l'élaboration d'un dispositif sur les vols intra-européens. Les discussions s'annoncent longues et incertaines. Dans l'hypothèse qu'elles aboutissent, les modalités seront à surveiller. Redoutant une taxe servant seulement à alimenter les caisses des États, certains grands pontes du transport aérien plaident pour qu'elle soit destinée à un fonds de recherche pour les biocarburants.

Inverser la courbe du CO2

Reste à savoir s'il s'agira bien d'une taxe. Car quel que soit le moyen retenu, l'idée est de renforcer la contribution du transport aérien européen à la lutte contre le réchauffement climatique. Il y participe déjà à travers le système d'échanges de permis d'émission européen, et va intégrer le programme mondial Corsia de compensation carbone à partir de 2020. Il faudra surtout clarifier si, derrière le mécanisme mis en place, l'idée est bien de pousser les compagnies aériennes à utiliser des biocarburants, qui restent le seul moyen d'inverser la courbe des émissions de CO2. Problème : leur prix est deux à cinq fois plus élevé que celui du kérosène.

Selon un expert, une obligation d'incorporation d'un certain pourcentage de biocarburants dans le kérosène semble une bonne solution. Un peu à la manière de ce qui s'est passé dans le transport routier. En raison du surcoût que génèrent les biocarburants, cette obligation équivaudrait à une taxe et aurait le mérite de lancer leur utilisation, aujourd'hui limitée à 0,04 % de la consommation du transport aérien.

Certains observateurs craignent en effet que les compagnies européennes se préoccupent davantage de compenser les émissions de carbone à travers le mécanisme Corsia que de les diminuer en achetant des biocarburants, largement plus coûteux que les crédits carbone, aujourd'hui très bon marché.

La Norvège a lancé le mouvement. En 2020, les réservoirs de tous les avions au départ du pays devront contenir 0,5 % de biocarburant, avec un objectif d'augmentation au cours des prochaines années. La France réfléchit également à un tel dispositif.

L'Iata, l'Association internationale du transport aérien, table sur une part de biocarburants dans la consommation aéronautique de 5 % en 2025, avant d'aller vers une utilisation massive à l'horizon 2050. Si l'hypothèse d'une montée en puissance des biokérosènes se confirme, la hausse de la facture va exploser. Qui paiera ce surcoût ? Les passagers dans le pur principe pollueur-payeur ? Les États pour partie, via un soutien comme ils l'ont toujours fait lors de l'arrivée d'un nouveau carburant ? D'autres acteurs ? Probablement les trois.

Dans le cadre du programme de recherche européen Horizon 2020 qui va être transformé en Horizon 2021, la Commission européenne a proposé un certain nombre d'appels à projets depuis 2016 pour financer les premières productions de biocarburants aviation en Europe. À ce titre, Total fait partie d'un consortium européen qui table sur une production de 5 000 à 10 000 tonnes de biocarburants aviation sur son site de La Mède, ce qui serait la première grande production industrielle en Europe de ce type de combustible.

Au regard de l'élasticité de la demande de transport aérien liée au prix des billets, il est difficilement imaginable que les passagers puissent encaisser la totalité de l'augmentation des tarifs, même si des hausses importantes du prix du pétrole et les surcharges tarifaires sur les billets d'avion qui les ont accompagnées, ont montré au cours de la dernière décennie que les consommateurs pouvaient les absorber. Pour autant, une hausse des prix structurelle impacterait le trafic, même s'il est compliqué de savoir s'il entraînerait ou pas sa diminution. D'autres acteurs pourraient aussi partager ce fardeau.

Le rôle clé des aéroports

En Norvège, des baisses de redevances sont prévues pour les compagnies utilisant du biocarburant. « On peut aussi imaginer qu'un aéroport prenne toute sa part dans la lutte contre le réchauffement climatique en décidant d'utiliser une partie des recettes des parkings de voitures qui génèrent de fortes marges, pour concourir à financer le biocarburant utilisé par les compagnies aériennes. La perte de recettes serait compensée par les revenus réalisés par les boutiques. C'est extrêmement vertueux, et cela servirait l'image des aéroports. Ils ont un rôle clé à jouer », estime un expert. Les avionneurs et les motoristes, qui ont intérêt à voir leurs produits achetés, devront également jouer sur le prix des avions qui pourra être obtenu par la transformation digitale des systèmes de production, soit par un changement complet de leur modèle économique.

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Le défi des biocarburants neutres pour les cultures vivrières

  Même si des avions électriques (pour l'aviation régionale) ou hybrides (pour les moyen-courriers, ainsi que des avions régionaux) voyaient le jour à l'horizon 2035, il faudrait du temps pour remplacer le parc d'avions existant. Aussi, le kérosène sera encore le principal carburant à l'horizon 2040-2050. D'où l'intérêt de développer les biocarburants aéronautiques. Depuis le premier vol de Virgin Atlantic en 2008 avec un moteur alimenté avec un mélange de kérosène et de biocarburant, près de 150 000 vols commerciaux de ce type ont été effectués. Contrairement à l'avion électrique, la technologie existe, puisque six biocarburants sont aujourd'hui certifiés par l'organisme international ASTM. Utilisant des déchets, des huiles (végétales, usagées, graisses animales), des sucres issus des plantes sucrières ou de la biomasse lignocellulosique, tous sont mélangés à du kérosène Jet A-1 selon des taux d'incorporation pouvant aller jusqu'à 50 % maximum. Parmi ces biocarburants, la solution Hefa (hydrogénation des lipides) est pour l'heure la plus mature. Elle combine le double avantage d'être la moins chère et la plus simple à utiliser. D'autant   que les carburants Hefa ont commencé à utiliser des huiles résiduelles comme celles de friture recyclée et les graisses animales alors qu'elles  emploient depuis l'origine des huiles végétales (colza, tournesol, palme, soja). Aujourd'hui, il est envisagé de recourir à des huiles végétales non alimentaires, comme l'huile de cameline ou de carinata, cultivées sur des terres non viables pour l'agriculture, ou en interculture entre deux récoltes de plantes traditionnelles. Le potentiel est gigantesque, notamment dans le Sud de l'Europe. Bruxelles l'a évalué à 5 à 10 millions d'hectares. Reste à convaincre les agriculteurs de se lancer dans une telle production. L'entreprise française Global Bioenergies planche quant à elle sur une solution à base de produits renouvelables. Utilisant la partie non alimentaire de la betterave, son procédé est en cours de certification. Son directeur, Marc Delcourt, prévoit d'ouvrir une usine en France en 2022 d'une capacité de 30 000 tonnes par an, dont un tiers sera réservé au biokérosène (le reste étant destiné à l'industrie cosmétique). Si le marché est porteur, une dizaine d'usines pourraient voir le jour.  F.G.

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a écrit le 16/06/2019 à 8:31 :
D accord pour le kérosène vert car par réaction du chaud / froid en altitude les avions augmentent non seulement le co2 mais avec un facteur x. Mais arrêtez de croire que la France aura un impact sur le climat à cause de cela alors que sa population globale n excéde a peine une des grandes villes mondiales . On a un problème des grandes villes en France , un minisere pour cela et bien qu ils actent et qu ils renversent la tendance tout beton de ces dernières années ( ça continue ...) règle : x habitant = x verdure , ça stoppera l expansion tout va et lucrative de certains élus. Merci
a écrit le 15/06/2019 à 14:27 :
Rien n'étant gratuit, il faut bien que quelqu'un paie.Il n'y a que 2 payeurs possibles : La collectivité à travers des taxes et l'utilisateur par un surcoût de son tarif. Il est toujours plus sain que ce soit l'utilisateur car il est toujours pédagogique de faire ressentir que tout a un coût et de plus il ne serait pas équitable que 65 millions de personnes paient pour quelques centaines de milliers d'utilisateurs.
Réponse de le 16/06/2019 à 17:04 :
Idem pour les écoles : aux parents de payer !!!
Idem pour les routes : aux automobilistes de payer !!!
idem pour les hôpitaux : aux malades de payer pour leurs soins !!!

non ?
a écrit le 15/06/2019 à 13:49 :
Qui surveille la destination des euros rapportés par la TAXE CHIRAC sur les billets d'avions? Qui la paye vraiment? Quels sont les malins qui ne la payent pas? A quoi sert-elle vraiment?
a écrit le 15/06/2019 à 10:54 :
Curieux que tout ce qui est écolo, est plus cher et finalement moins accessible pour les classes moyennes et populaires sans parler des très pauvres !!! Quelle régression par rapport à notre monde actuel, qui, même si il n’est pas parfait a vu des milliards d’individus sortir de la misère : Chine, Inde, Afrique, etc....
Réponse de le 15/06/2019 à 14:18 :
Les processus de fabrication depuis l'élaboration de la matière première jusqu'au produit fini étant plus long et complexe et demandant plus de main-d'oeuvre, il est logique que cela coûte plus cher. Il n'y a rien de "curieux" à cela.
a écrit le 14/06/2019 à 17:10 :
Facile ! Ceux qui prennent l'avion !
Réponse de le 16/06/2019 à 0:23 :
Voici la facture de ma réservation que je viens de faire :
Montant HT : 388.00 EUR Montant taxes : 569.58 EUR Frais d'émission : 2.00 EUR
ça fait 147% de taxes !!!
Alors, puisqu'en tant que passager aérien, il vous parait évident et "facile" que ce soit les usagers qui paient, merci de réserver la facture des écoles aux parents d'élèves, du coût des constructions des infrastructures routières aux automobilistes, des transports en commun aux usagers (halte aux subvention de la RATP et autres services de transport en commun), ... et pourquoi pas, de Pôle emploi aux chômeurs !!!! facile !!!?
a écrit le 14/06/2019 à 15:23 :
A' la fin c'est le passager qui doit payer. Qui autres?
C'est normal et c'est juste. Inutile de dissimuler que le consommateur final et celui qui paye sauf quand c'est le contribuable (et dans ce cas ça serait injuste) ou quand la concurrence ne permet pas de répercuter les prix et oblige à plus d'efficacité (mais dans ce cas il faut des gains de productivité ou une baisse des profits et de la capacité de auto-financement et d'investissement).
Les français veulent toujours croire que c'est "les autres" qui doivent payer.
a écrit le 14/06/2019 à 11:47 :
Sur un vol en A350, la consommation du carburant est de l'ordre de 2.5l/100km par siège. _ _ _ _ Pour simplifier, je me base sur le prix du Diesel auto, coût de distribution inclus, et toutes taxes s'appliquant à l'automobile inclus, et sans tenir compte des négociations dont bénéficient les compagnies aériennes, donc un coût de 1,50 €/L.
Si on considère que le biocarburant couterait 3 fois plus cher que le kérosène classique, on arriverait à un surcout de 3€/litre x 2.5l = 7.5€/100 km, soit 750 € pour un vol de 10.000 km.
Mais ce chiffre serait valable si il n'y avait pas de négociation pour des contrats "en gros", s'il n'y avait pas de coût de distribution de détail supplémentaires, etc...je neutralise ces économies quand même...
Par contre, le diesel auto inclus 60% de taxes !!!! Donc, le surcoût de 750 € -60% = 300 € !!!
Mais le biocarburant n'est prévu que dans une proportion de 0.5 à 5% , donc, même si on part sur le maximum soit 5% (horizon 2050), le surcoût réel serait de 300€ x 5% = 15€
_ _ _ (30€ pour l'aller-retour) pour mon voyage en Afrique du sud, ça me parait très raisonnable, surtout si le coût des parkings aéroport compense une partie de ce surcout !
Réponse de le 14/06/2019 à 18:52 :
Le but des taxes et augmentation des prix des carburants est d'en ralentir la consommation et de prolonger de quelques années l'utilisation des réserves qui sont limitées. In fine, c'est la mobilité des travailleurs et des touristes qui est réduite. Est-ce que nous souhaitons retourner au chacun chez soi derrière ses murs. et renoncer au progrès et au mouvement pour tous?
a écrit le 14/06/2019 à 11:45 :
Sur un vol en A350, la consommation du carburant est de l'ordre de 2.5l/100km par siège. _ _ _ _ Pour simplifier, je me base sur le prix du Diesel auto, coût de distribution inclus, et toutes taxes s'appliquant à l'automobile inclus, et sans tenir compte des négociations dont bénéficient les compagnies aériennes, donc un coût de 1,50 €/L.
Si on considère que le biocarburant couterait 3 fois plus cher que le kérosène classique, on arriverait à un surcout de 3€/litre x 2.5l = 7.5€/100 km, soit 750 € pour un vol de 10.000 km.
Mais ce chiffre serait valable si il n'y avait pas de négociation pour des contrats "en gros", s'il n'y avait pas de coût de distribution de détail supplémentaires, etc...je neutralise ces économies quand même...
Par contre, le diesel auto inclus 60% de taxes !!!! Donc, le surcoût de 750 € -60% = 300 € !!!
Mais le biocarburant n'est prévu que dans une proportion de 0.5 à 5% , donc, même si on part sur le maximum soit 5% (horizon 2050), le surcoût réel serait de 300€ x 5% = 15€
30€ pour l'aller-retour pour mon voyage en Afrique du sud me parait très raisonnable, surtout si le coût des parkings aéroport compense une partie de ce surcout !
a écrit le 14/06/2019 à 11:22 :
Mesurette qui ne servira à rien car le vrais probleme est occulté ;Petit rappel !7.5 milliards aujourd'hui mais 11 milliards en 2050 et 15 milliards en 2100 ?Il en sera ou le transport aérien en volume à ces dates !Il va en falloir des terres pour produire le bio carburant necessaire tout cela s'ajoutant aux terres necessaires pour nourrir 7.5 milliards d'humain en plus sans compter le doublement de la pression sur les ressources des océans,le doublement des dechets ,les pressions de toutes sortes sur l'environnement qui vont exploser .Il parrait que d'aprés les demographes ,quand des pays se developpent ils font moins d'enfants .Mais le hic c'est que un pays qui se developpe est un pays qui consomme beaucoup plus dans tous les domaines ,imaginez les pays pauvres consommant comme un occidental moyen et non comme un américain !Alors d'apres vous il est ou le probleme !Le jour ou vous entendrez les écolos parle de l'urgence demographique les poules auront des dents et malheureusement le vrais probleme est là.............
a écrit le 14/06/2019 à 11:11 :
Dans le bio carburant, il n'y a que le "bio" qui fait illusion car sa composition est principalement un hydrocarbure (huile d'origine biovégétale ou bioanimale) dont la combustion est similaire à celle d'un hydrocarbure pétrolier (lui aussi d'origine végétale il y a des millions d'années) et sa combustion produit du CO2. La question est de savoir si le végétal cultivé pour le biocarburant fixe plus de CO2 qu'un arbre sauvage? Sûr que non! Alors messieurs les politiques, expliquez-vous!
Réponse de le 14/06/2019 à 12:57 :
Il ne faut pas oublier le pétrole nécessaire pour les produire. Les agrocarburants et non biocarburants sont un fléau.
Réponse de le 18/06/2019 à 10:27 :
'Bio' signifie 'qui vient du vivant' (végétal ou animal) la seule 'illusion' c'est que l'on peut penser que c'est issu d'agriculture 'bio', c'est pour cela que l'on utilise aussi le terme 'agrocarburant'.
Sinon un biocarburant génère du CO2, mais uniquement (à peu de chose près) celui qu'il a consommé pour croître, alors qu'un carburant issu du pétrole génère du CO2 qui était stocké.
Le végétal cultivé, à masse égale stocke à peu près la même quantité qu'un arbre (sauvage ou non) et je ne vois pas à quoi sert cette question.
a écrit le 14/06/2019 à 10:22 :
Les compagnies low cost proposent des billets à des prix incroyablement bas.
Les utilisateurs qui payent 40 e un Nantes / Nice pourraient très bien payer une taxe
de quelques euros. Idem pour tous les autres voyages proposés a prix cassés.
On se demande, compte tenu de la pollution ou tout simplement de l'utilisation de l'énergie
si ces transports de masse ont de l'avenir. Les français veulent moins de pollution et achètent des 4X4 ou n'hésitent pas à voyager à travers le monde , un paradoxe qui ne pourra pas durer éternellement.
Réponse de le 14/06/2019 à 14:29 :
Vous avez raison, mais allez donc sur un rond-point et expliquez cela aux Gilets Jaunes, vous verrez que la logique, la solidarité intergénérationnelle, le souci des autres,... sont très difficiles à faire comprendre à des égocentriques. Seule une éducation depuis le plus jeune âge et pendant des années peut arriver à rendre un être humain par nature égocentrique, soucieux du bien être d'autres. Une fois, l'éducation ratée ou omise, croire pourvoir changer des adultes, ...
a écrit le 14/06/2019 à 9:49 :
!!!!Bio carburants, ça veut dire utilisation de ressources qui pourraient être utilisées autrement que brûlées dans un réacteur d'avion. Ça veut dire pour partie, l'utilisation de terres pour cultiver des plantes qui seront transformées en carburant, alors qu'elles pourraient produire de la nourriture.
Les bio carburants, c'est un moyen pour continuera à consommer du pétrole. De l'enfumage, tout comme l'idée de la "compensation carbone", tout comme le "low-cost" et l'avion au service du tourisme, une aberration économique.
Autant d'énergie gaspillée dans ce secteur qui pourrait être bien mieux employée ailleurs et plus écologique .
Réponse de le 14/06/2019 à 11:25 :
Il est dit : "sur des terres non viables pour l'agriculture, ou en interculture"
Merci de lire l'article jusqu'au bout, notamment l'encart "Le défi des biocarburants neutres pour les cultures vivrières" !!!
Réponse de le 14/06/2019 à 11:54 :
Visiblement, vous n'avez pas lu l'article, expliquant justement que les biocarburants utilisés et en cours de développement sont à base de déchets ou autres sources n'ayant pas d'impact sur les terres cultivables...

Sinon dommage de ne pas parler de l'initiative de KLM qui investit dans une usine de biocarburants et s'engage à en acheter la quasi totalité de la production. Peut-être un exemple à suivre pour "doper" la filière.
Réponse de le 18/06/2019 à 10:29 :
On peut en dire autant de la culture de la vigne, du tabac, du coton...
a écrit le 14/06/2019 à 9:17 :
Quelle question! Le consommateur, bien sur! Les vendeurs de carburants seraient bien avisés d'afficher une double enseigne: Gouvernement et TOTAL, ESSO ... en grossissant les lettres en fonction du pourcentage perçu. Rendons à César ce qui appartient à César.....
Réponse de le 14/06/2019 à 14:35 :
Malheureusement d'après l'article, certains pensent que ce n'est pas seulement aux passagers à payer le coût de leurs vacances à l'étranger. En effet, il serait normal, qu'ils assument le coût de leur transport, mais bon, l'industrie automobile comme aéronautique comporte des enjeux qui nous échappent.
Réponse de le 16/06/2019 à 17:10 :
On peut suivre votre logique du consommateur payeur pour le transport aérien... mais il faut alors faire de même pour tout :
plus de subvention pour le ferroviaire : incluons le coût intégral des infrastructures TGV dans le prix des billets, y compris la dette abyssale de la SNCF !!
plus de financement publique pour les infrastructures routières : que les dépenses des ronds-points, routes, ponts et autres réparations soit intégralement répercutés sur les automobilistes !!
plus de financement publique pour les transports en commun : halte aux subvention du grand Lyon pour les TCL, mais halte aussi au financement régional et national de la RATP : que les usagers paient !!!
Poussont votre logique jusqu'au bout ,: que les parents paient pour les écoles, que les malade paient pour les hôpitaux... chiche ?

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