Tourisme : leur patron installé au Maroc refuse de leur parler, des salariés de TUI France se rendent au siège à Bruxelles

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(Crédits : HANNAH MCKAY)
Un CSE extraordinaire de TUI France, qui opère Nouvelles Frontières, Club Marmara, Club Lookéa, Passion des Iles notamment, devait se tenir dans la matinée mercredi et porter notamment sur le choix d'un cabinet de reclassement et les éventuels repreneurs des agences, dont 63 doivent fermer. TUI France a annoncé le 17 juin lors d'un comité social et économique (CSE) un projet de réorganisation prévoyant la suppression de 317 postes sur 904, mais le plan social pourrait concerner près de 600 postes au total.

Une délégation du CSE et de salariés du voyagiste TUI France, accompagnés, espèrent-ils, de députés et du sénateur communiste Fabien Gay, souhaite se rendre à Bruxelles-Zaventem, siège social de la Western Region qui gère TUI France, Pays-Bas et Belgique, le 23 juillet, a annoncé mercredi le secrétaire du CSE.

"Nous avons abandonné l'idée d'essayer de négocier avec le PDG de TUI France, installé au Maroc, et qui ne daigne pas nous parler, et allons nous adresser à son supérieur hiérarchique, Elie Bruyninckx à Zaventem (aéroport de Bruxelles) le 23 juillet", a précisé à l'AFP Lazare Razkallah (CGT), secrétaire du Comité social et économique (CSE).

Dans un courrier en réponse à une lettre ouverte du CSE de TUI France, M. Bruyninckx explique que "la crise a rebattu les cartes, fragilisant la situation du groupe" et que "l'urgence de la situation l'a conduit à devoir envisager des mesures drastiques afin de permettre une chance à la poursuite de l'activité".

Lire aussi : TUI France veut supprimer jusqu'à deux tiers de ses effectifs

8.000 postes potentiellement supprimés dans le monde

"Dans la plupart des cas", ces choix "impliquent une réduction des effectifs qui touchera potentiellement 8.000 postes dans le monde", explique-t-il.

"La situation déjà fragilisée de TUI France, avec des pertes significatives depuis plusieurs années, et maintenant à nouveau détériorée par la crise, ne laisse pas de marge de manœuvre et augurait un état de cessation des paiements à très court terme", poursuit M. Bruyninckx, qui ajoute que "même si les moyens de TUI sont aujourd'hui limités, le groupe a néanmoins confirmé être disposé à accompagner TUI France afin d'éviter la faillite".

CSE extraordinaire de TUI France

"Monsieur Bruyninckx est dans le monde d'après. Le licenciement de 600 salariés de TUI France, c'est du passé. Pour lui, Il faut se concentrer sur l'essentiel à savoir assurer un bel avenir à TUI France", a commenté  M. Razkallah.

Un CSE extraordinaire de TUI France, qui opère Nouvelles Frontières, Club Marmara, Club Lookéa, Passion des Iles notamment, devait se tenir dans la matinée mercredi et porter notamment sur le choix d'un cabinet de reclassement et les éventuels repreneurs des agences, dont 63 doivent fermer, selon M. Razkallah.

Le plan social pourrait concerner près de 600 postes au total

Une délégation syndicale prévoit également de se rendre jeudi à Lyon sur un site de TUI France opérant Passion des îles et employant 80 personnes, selon lui.

TUI France a annoncé le 17 juin lors d'un comité social et économique (CSE) un projet de réorganisation prévoyant la suppression de 317 postes sur 904, "hors l'impact potentiel dans le réseau d'agences intégrées", soit les 65 points de vente physiques qu'elle détient en propre. Le plan social pourrait concerner près de 600 postes au total.

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Commentaires
a écrit le 09/07/2020 à 4:44 :
Boycott, c'est simple et efficace, mais ca exige il est vrai une certaine reflexion ce qui est une denree rare chez le public qui choisit ce style de loisir, genre la croisiere s'amuse...
a écrit le 08/07/2020 à 16:29 :
Il faut boycotter ce genre de voyagiste et faire de même avec les fournisseurs d’internet qui délocalisent ! ils détruisent notre tissus d’emploi et profitent de nous en France.
a écrit le 08/07/2020 à 13:15 :
Le groupe TUI qui est à l'origine allemand va également supprimer des milliers de postes en Allemagne d’abord pour couper radicalement dans les effectifs.
Le tourisme a été atteint de plein fouet par la crise et c’est de nature que maintenant le groupe cherche de solutions pour survivre.
C’est amer de conduire des plans sociaux mais à mon avis il n’y a pas d’alternative a cela !
a écrit le 08/07/2020 à 11:33 :
Un salarié ça doit travailler toujours plus pour un salaire toujours moindre et fermer sa gueule.

Quand on ne respecte pas les gens qui travaillent pour vous c'est que l'on ne se respecte pas soi-même.

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