Tourisme: leur patron installé au Maroc refuse de leur parler, des salariés de TUI France se rendent au siège à Bruxelles
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HANNAH MCKAY
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Une délégation du CSE et de salariés du voyagiste TUI France, accompagnés, espèrent-ils, de députés et du sénateur communiste Fabien Gay, souhaite se rendre à Bruxelles-Zaventem, siège social de la Western Region qui gère TUI France, Pays-Bas et Belgique, le 23 juillet, a annoncé mercredi le secrétaire du CSE.
Dans un courrier en réponse à une lettre ouverte du CSE de TUI France, M. Bruyninckx explique que "la crise a rebattu les cartes, fragilisant la situation du groupe" et que "l'urgence de la situation l'a conduit à devoir envisager des mesures drastiques afin de permettre une chance à la poursuite de l'activité".
"La situation déjà fragilisée de TUI France, avec des pertes significatives depuis plusieurs années, et maintenant à nouveau détériorée par la crise, ne laisse pas de marge de manœuvre et augurait un état de cessation des paiements à très court terme", poursuit M. Bruyninckx, qui ajoute que "même si les moyens de TUI sont aujourd'hui limités, le groupe a néanmoins confirmé être disposé à accompagner TUI France afin d'éviter la faillite".
Un CSE extraordinaire de TUI France, qui opère Nouvelles Frontières, Club Marmara, Club Lookéa, Passion des Iles notamment, devait se tenir dans la matinée mercredi et porter notamment sur le choix d'un cabinet de reclassement et les éventuels repreneurs des agences, dont 63 doivent fermer, selon M. Razkallah.
Une délégation syndicale prévoit également de se rendre jeudi à Lyon sur un site de TUI France opérant Passion des îles et employant 80 personnes, selon lui.
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TUI France a annoncé le 17 juin lors d'un comité social et économique (CSE) un projet de réorganisation prévoyant la suppression de 317 postes sur 904, "hors l'impact potentiel dans le réseau d'agences intégrées", soit les 65 points de vente physiques qu'elle détient en propre. Le plan social pourrait concerner près de 600 postes au total.
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