Uber : Dara Khosrowshahi officiellement nommé PDG

Âgé de 48 ans, le nouvel homme fort de la plateforme de voitures avec chauffeur aura fort à faire, entre les scandales en interne et les enquêtes judiciaires engagées contre l'entreprise.
Dara Khosrowshahi, 48 ans, était à la tête du voyagiste en ligne Expedia depuis 2005.
Dara Khosrowshahi, 48 ans, était à la tête du voyagiste en ligne Expedia depuis 2005. (Crédits : REUTERS/Lucas Jackson)

Après des semaines d'atermoiements, Uber a nommé comme nouveau PDG Dara Khosrowshahi, jusque là patron d'Expedia, en remplacement de Travis Kalanick qui a démissionné en juin, a annoncé mardi soir le groupe américain, confirmant une information du New York Times.

"Nous sommes ravis d'annoncer que le conseil d'administration d'Uber a voté à l'unanimité pour que Dara Khosrowshahi devienne notre nouveau PDG", a écrit la plateforme de voitures avec chauffeur dans un mail aux employés transmis à la presse. Le conseil et la direction du groupe "sont confiants dans le fait que Dara soit la meilleure personne pour conduire Uber vers l'avenir", poursuit le texte, qui précise que le nouveau patron viendra voir les salariés "demain" mercredi.

Défis en série

Dara Khosrowshahi, 48 ans, était à la tête du voyagiste en ligne Expedia depuis 2005. Il aura la lourde tâche de redorer l'image d'Uber ternie par une cascade de scandales depuis des mois, sur fond d'accusations de harcèlement, de sexisme, de vols de technologies, entre autres. Son prédécesseur, le controversé fondateur Travis Kalanick, accusé d'avoir lui même entretenu une culture d'entreprise brutale, avait été poussé vers la sortie par des investisseurs puissants fin juin.

Le nouveau PDG devra aussi affronter plusieurs enquêtes judiciaires, sur des soupçons de corruption de responsables officiels étrangers ou encore sur l'utilisation d'un logiciel permettant aux chauffeurs d'éviter de se faire repérer par les autorités dans les zones où ils n'ont pas le droit d'opérer. Uber est aussi poursuivi par une filiale de Google, Waymo, spécialisée dans les voitures autonomes, qui l'accuse de vol de technologies.

Le groupe s'est en outre mis à dos les taxis qui voient en lui leur mort programmée, les régulateurs de nombreux pays qui cherchent à lui faire barrage et même ses propres chauffeurs, qui réclament de meilleures rémunérations ou un statut plus protecteur.

(Avec AFP)

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaire 1
à écrit le 03/09/2017 à 2:43
Signaler
Un mystère pour moi sur ce qui fait courir ce gars qui a gagné $ 65 million l’année dernière, donc à l’abri du besoin jusqu’à la fin de sa vie, et qui accepte de sortir de sa zone de confort d’un job de CEO d’Expedia qui doit sans doute lui donner to...

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.