Climat : comment le président de la COP21 juge les cinq années écoulées
Juliette Raynal
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Laurent Fabius.
© Stephane Mahe / Reuters
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Laurent Fabius.
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Depuis la signature de l'accord de Paris sur le climat lors de la COP21, "les choses n'ont pas évolué dans le bon sens", a regretté Laurent Fabius, lors d'une intervention au Forum Zéro Carbone, organisé par la ville de Paris et La Tribune à l'occasion du cinquième anniversaire de cet accord international, visant à limiter le réchauffement climatique à 1,5°C.
Selon Laurent Fabius, qui a présidé la COP21, cet accord historique a été obtenu grâce à l'alignement de trois planètes : "la planète scientifique", dont les travaux rendent la question climatique crédible, "la planète société civile" et "la planète des gouvernements".
L'ancien ministre des Affaires étrangères a salué les avancées de la société civile et, notamment, les efforts des entreprises.
En revanche, "la planète des gouvernements, c'est là où le bât blesse", a estimé Laurent Fabius. Si, en 2015, tous les pays du monde ont signé l'accord de Paris, "depuis lors, malheureusement les choses n'ont pas évolué dans le bon sens",a-t-il regretté.
Toutefois, "depuis quelques semaines, le vent est en train de tourner vers la bonne direction", a-t-il ajouté, citant les récents engagements climatiques de la Chine, du Japon, de l'Afrique du Sud ou encore du Royaume-Uni et de l'Union européenne, mais aussi l'élection de Joe Biden qui prévoit de revenir à la table des négociations.
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La Chine, premier émetteur mondial d'émissions de gaz à effet de serre (GES), s'est engagée à atteindre la neutralité carbone en 2060, tandis que le Royaume-Uni, qui accueille un sommet sur le climat demain, entend réduire ses émissions de 68% d'ici à 2030. Après une nuit de négociations, les 27 pays membres de l'UE sont, eux, parvenus à trouver un accord, ce vendredi 11 décembre, pour réduire leurs émissions de GES de 55% à l'horizon 2030, contre une baisse de 40% fixée lors du précédent objectif.
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Juliette Raynal