Comment calculer la valeur de l'eau ?
Marine Godelier
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Pixabay License
Marine Godelier
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Pixabay License
Alors que l'eau est essentielle pour la survie de l'être humain, plus de 2 milliards d'entre eux restent confrontés à un stress hydrique. Le constat est d'autant plus alarmant que, pour ceux auxquels elle ne fait pas défaut, « elle est trop souvent tenue comme une évidence acquise, traitée sans parcimonie ni égards », regrettent les auteurs du rapport 2021 de l'Unesco sur la question. Publiée ce lundi à l'occasion de la Journée internationale de l'eau, l'étude déplore son gaspillage et sa mauvaise gestion par les Etats. « L'importance de cette ressource vitale ne transparaît pas de façon appropriée dans l'attention politique et les investissements financiers propres à de nombreuses régions du monde », peut-on lire.
Pourtant, l'eau douce fait de plus en plus figure de ressource rare. Près de 4 milliards de personnes vivent ainsi « dans des zones touchées par une grave pénurie d'eau au moins un mois par an ». Quelque 3,4 milliards d'êtres humains, soit 45% de la population mondiale, n'ont toujours pas accès à des installations d'assainissement suffisamment fiables. Et cela ne va pas en s'améliorant : des études indépendantes établissent que, d'ici à 2030, il nous manquera 40% de l'eau dont nous aurons besoin, à l'échelle planétaire.
À lire également
Pour y remédier, l'Unesco réclame que l'eau soit considérée à sa juste valeur, « souvent largement sous-estimée ». D'abord à sa juste valeur économique puisque l'OMS estime que, dans 136 pays à revenu faible et intermédiaire, le manque de service d'eau et d'assainissement entraîne des pertes économiques annuelles de 260 milliards de dollars - l'équivalent de 1,5% de leur PIB. Mais aussi, plus largement, en ayant en tête la myriade de retombées positives de cette ressource vitale, qui répond à la fois à « un rôle sanitaire, social et culturel, au cœur des sociétés humaines », rappelle la directrice générale de l'Unesco, Audrey Azoulay. Souvent jugée au prisme de son prix ou de son coût, elle rend pourtant des « services écosystémiques », mal pris en compte par des Etats qui les connaissent mal.
Marine Godelier
Jean-Luc Duval, nouveau président de La Coopération Agricole : « Je refuse de faire de la France un parc naturel »
Vins de Bordeaux : les ventes en primeurs, un mécanisme à bout de souffle
Pesticides : l’acétamipride revient au menu de la loi d’urgence agricole
L'Europe approuve une nouvelle génération d'OGM