Dans les outre-mer, EDF va abandonner le fioul pour la biomasse liquide
Juliette raynal
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La centrale thermique au fioul de Port-Est (La Réunion) est opérée par EDF PEI. Selon la PPE locale, elle doit être convertie au plus tard en 2023 à la biomasse liquide.
La filiale d'EDF dédiée à la production d'électricité dans les territoires insulaires va convertir trois centrales au fioul en centrales fonctionnant à partir d'huiles végétales. Elle prévoit la construction d'une quatrième centrale de ce genre en Guyane.
Utiliser des biocarburants à la place de produits pétroliers pour produire de l'électricité. C'est le projet de conversion sur lequel planche EDF PEI, filiale à 100% d'EDF dédiée à la production d'électricité dans les territoires insulaires.
Ce projet concerne les trois centrales thermiques à moteur qu'opère aujourd'hui EDF PEI à La Réunion, en Martinique et en Guadeloupe. La centrale thermique qu'EDF PEI doit mettre en service en Guyane sur le site de Larivot fonctionnera, elle aussi, à la biomasse liquide. Elle sera complétée dans un second temps par de la production photovoltaïque.
"Cela correspond à une demande de la ministre de la Transition écologique qui a validé le projet d'une nouvelle centrale en Guyane, à condition qu'elle fonctionne à la biomasse", précise Frédéric Maillard, président d'EDF PEI, alors qu'initialement l'électricien prévoyait un projet, critiqué, de centrale électrique au fioul.
La biomasse liquide sera produite à partir d'huiles végétales, compatibles avec la technologie à moteur choisie il y a plusieurs années par EDF. Les modifications techniques nécessaires à la conversion (système d'injection des combustibles, réglages des moteurs et du système de contrôle commande), devraient être "restreintes", selon la filiale d'EDF, pour qui le coût d'investissement nécessaire sera maîtrisé.
Quelques millions d'euros par centrale
"Ce sera quelques millions d'euros par centrale. Compte tenu de la puissance des centrales [212 mégawatts pour celle de l'île de La Réunion, ndlr] le ratio d'investissement est acceptable", juge Frédéric Maillard.
Selon lui, ce projet de conversion permettra "aux territoires insulaires d'augmenter rapidement le taux d'énergies renouvelables dans leur mix énergétique pour un coût d'investissement relativement faible, avec une solution rapide à mise en œuvre et offrant une production pilotable et garantie".
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Pas question pour EDF de remplacer ces centrales thermiques par des parcs photovoltaïques ou éoliens pour des raisons de sécurité d'approvisionnement de l'électricité, qui pourrait être fragilisée par la trop forte intermittence de ces modes de production.