Édouard Bergeon : « Un agriculteur est un homme libre »
Propos recueillis par Valérie Abrial
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Photo d'illustration
Denis Allard/Leextra pour La Tribune
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Rendez-vous est pris chez Robert, le restaurant qu'il tient avec son ami Loïc Martin dans le 11e arrondissement de Paris. Une bonne table dans laquelle les assiettes sont remplies de produits de la terre, bien sûr. Car notre hôte ne fait pas les choses à moitié. Son engagement à réconcilier le monde urbain et agricole est loin d'être une gageure ; cela relèverait plutôt d'un don, voire d'une vocation. En tous les cas d'un chemin de vie tout tracé, d'un sillon qu'il est très fier et heureux de creuser. Fils d'agriculteurs - ceux qui ont vu Au nom de la Terre avec Guillaume Canet dans le rôle de son père, connaissent la tragique histoire de sa famille - Édouard Bergeon aurait pu le devenir aussi mais le hasard de la vie et la passion du vélo qu'il pratique comme un pro l'ont mené tout droit dans les bureaux de La Nouvelle République puis dans ceux de France 3 Poitiers et enfin de France 2. De documentaires en reportages, le jeune homme se fait sa place et se lance dans des sujets qui le font renouer avec son passé paysan, le sien mais surtout celui de sa famille. Son documentaire Les Fils de la Terre est le début d'une longue histoire, de celle qui donne du sens à la vie. Depuis, Édouard Bergeon est tout à la fois, réalisateur, journaliste, restaurateur, entrepreneur et même cofondateur d'un collège atypique. Cycliste toujours, il faut bien décompresser et se ressourcer en pleine nature quand les activités citadines sont si prenantes. Voilà donc un homme engagé, qui sans s'en apercevoir vraiment est devenu le réconciliateur de deux mondes qui ont toujours eu du mal à se comprendre : la ville et la campagne. Sans doute pour se réconcilier un peu avec la vie aussi. Une vie dans laquelle les projets ne manquent pas, toujours dans le leitmotiv qui est le sien, celui du champ à l'assiette. Rencontre.
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