Nucléaire : pourquoi Emmanuel Macron veut construire de nouveaux réacteurs
Marine Godelier
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EDF peut souffler. Après des années d'ambiguïté et la fermeture de la centrale de Fessenheim, le signal tant attendu par l'électricien est tombé : l'atome trouvera finalement toute sa place dans l'avenir énergétique que l'exécutif entend tracer pour la France, aux côtés des renouvelables et de l'efficacité des procédés. Et ce, malgré l'accumulation des déboires sur le chantier du premier EPR français à Flamanville, entrepris en 2007 et toujours pas achevé, et dont les coûts ont explosé.
Pour le Président de la République, le sujet est si important qu'il s'est glissé dans son allocution télévisée de mardi soir, parmi des déclarations sur la pandémie de coronavirus ou sur l'assurance chômage, même s'il n'est pas entré dans les détails.
L'annonce intervient près de cinquante ans après le plan Messmer, ce vaste programme de construction de centrales révélé le 6 mars 1974 au journal télévisé de 20 heures, dont l'objectif était de réduire la dépendance à l'or noir du Moyen-Orient - à l'époque, la facture énergétique avait plus que triplé du fait du choc pétrolier.
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Hier, Emmanuel Macron a lui aussi justifié cette nouvelle salve par le besoin d'« indépendance énergétique de la France », qui devra se montrer capable d'assurer son « approvisionnement électrique ». Mais loin des grandes préoccupations du vingtième siècle, un autre argument s'est ajouté à sa palette : l'atome représente un atout précieux pour atteindre les objectifs climatiques de la France de neutralité carbone en 2050, celui-ci émettant peu de gaz à effet de serre, a fait valoir le chef de l'Etat.
Marine Godelier