Le maître des horloges Bodet joue la montre... de luxe

Frédéric Thual, à Nantes
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Bodet

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Imaginées il y a trois ans pour célébrer les150 ans - en 2018 - de l'horloger Bodet, et faire entrer le groupe sur le marché du luxe, les premières montres B480-Bodet Trémentines 1868 seront disponibles à la vente le 3 juin prochain... à 10h10 ! On ne se refait pas.
Connue pour avoir donné l'heure à des millions de voyageurs dans les gares, les aéroports ou les églises, l'entreprise, fondée en 1868 à Trémentines (Maine-et-Loire), s'est depuis développée à travers quatre activités : l'horlogerie d'édifices et la restauration de cloches, les tableaux d'affichage sportifs, l'horlogerie industrielle (aéroports, hôpitaux, grands groupes...), le software pour les RH et la gestion d'accès. De la cloche à la synchronisation de données, Bodet a, en 150 ans, créé 788 produits. Un ADN riche. Appuyée sur cinq filiales européennes, présente dans 110 pays, l'entreprise a généré en 2018 un chiffre d'affaires de 92 millions d'euros (+ 5,9 %) dont 23 % à l'export.
Mais pour passer du « B to B » au « B to C » et prendre position sur le marché de l'horlogerie de luxe, le groupe familial s'est tourné vers le savoir-faire du designer horloger bisontin Philippe Lebru, plusieurs fois récompensé par le Grand Prix du concours Lépine de Paris et médaille d'or en horlogerie au salon de l'Invention de Genève. Ensemble, ils ont bâti la collection B480 inspirée de la célèbre horloge analogique BT480 conçue dans les années 1960, qui a fait lever le nez à plus d'un voyageur.
Reconnaissable par sa forme carrée, ses index noirs sur fond blanc et ses aiguilles biseautées, elle a inspiré la collection B480, déclinée en trois modèles, commercialisés de 860 à 960 euros. À l'heure du tout digital, ces modèles mécaniques-automatiques se remontant avec le mouvement du poignet, revendiquent une précision à la nanoseconde.
Frédéric Thual, à Nantes