Le capital-investissement est à sec

 |   |  1718  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
<b>LES FAITS - </b>Les ressources financières des fonds d'investissement se raréfient dans l'Hexagone, en raison de la désaffection des banques et des assureurs, principaux pourvoyeurs de ressources. <br /><b>L'ENJEU - </b>Sur les 270 sociétés de capital-investissement que compte la France, plusieurs, notamment les plus petites, n'existeront plus dans les toutes prochaines années.

Si jeune et déjà si mal en point? Le capital-investissement français est âgé d?une trentaine d?années seulement. Pourtant, bien des acteurs de ce métier, qui consiste à investir dans des PME non cotées l?argent d?établissements institutionnels et de particuliers, auront sans doute bientôt disparu. « La France compte aujourd?hui 270 sociétés de capital-investisse-ment. Je doute qu?il en existe encore autant d?ici trois ou cinq ans », prédit François Aguerre, associé au sein du fonds d?investissement Coller Capital. « Des équipes vont devoir mettre la clé sous la porte », renchérit l?un de ses confrères, président d?une société de private equity (capital-investissement) très présente en régions. Et Gonzague de Blignières, l?un des associés du fonds Equistone Partners Europe, et ancien président de l?Association française des investisseurs pour la croissance (Afic, le lobby du capital-investissement), va même plus loin, évoquant une possible « mort du capital-investissement en France », dans un entretien à l?agence Bloomberg, le 4 octobre dernier.
Quel changement de ton avec les années 2000 à 2007, quand le triomphalisme du private equity français, auréolé de levées de fonds records et d?intéressements confortables, confi nait parfois à l?arrogance! C?est que, aujourd?hui, l?argent ? nerf de la guerre dans ce secteur plus encore qu?ailleurs ? vient à manquer. Au cours des six premiers mois de 2012, les fonds de capital-investissement français ont levé 1,8 milliard d?euros seulement. Il leur aurait fallu en récolter pas loin de 5 milliards sur le seul second semestre pour que les levées de l?année 2012 égalent les 6,4 milliards d?euros récoltés en 2011. Mission impossible. Nul doute que, pour la quatrième année consécutive, les fonds levés par le private equity français l?an dernier seront inférieurs à ses investissements, et que l?écart entre ces deux montants se sera encore creusé.

À l'origine, les règles prudentielles

Si le capital-investissement français peine à lever des fonds depuis...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 24/01/2013 à 18:50 :
C'est une bonne chose le capital investissement sauf exception ça ne sert à rien, les fonds n'investissent que dans les belles ou très belles boites donc à quoi ça sert, les capitaux ont peut les trouver n'importe où, chez la famille de dirigeants, les imposés à l'ISF d'ailleurs on devrait supprimer l'avantage fiscal si il y a intermédiaire, l'investissement doit être direct, et quelques institutions publiques comme la CDC et OSEO ou dépendant des régions (il faut remettre en plce les SDR) qui ne demandent qu'à investir.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :