Astérix, un gaulois pas très français

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<b>LES FAITS</b> C'est la plus grosse délocalisation de l'histoire des productions françaises : en salles mercredi prochain, la saison 4 d'Astérix, d'un budget de 61 millions d'euros, a été réalisée en Hongrie, en Irlande...<br /> <b>L'ENJEU</b> Le dumping fiscal fait souffrir les industries techniques françaises. La Commission européenne, elle, réfléchit...

Vingt-sept semi- remorques bourrés de matériel de tournage hautement sophistiqué ont fait le tour de l'Europe en 2011. On les a vus à Malte en mars, retrouvés en Hongrie en mai et revus durant l'été en Irlande. Trois pays qui partagent une gentillesse fiscale hors du commun et éprouvent la même tendresse immodérée pour les producteurs de cinéma. Les deux producteurs, Marc Missonnier et Olivier Delbosc, ne leur ont pas résisté. Ils ont tourné Astérix et Obélix au service de sa majesté chez eux. Soixante-deux millions d'euros et pas un seul tour de manivelle dans l'Hexagone. Juste quelques effets spéciaux à Paris (certains ont d'ailleurs été immédiatement sous-traités au Canada dont la fiscalité sur le cinéma est très accueillante). Marc Missonnier et Olivier Delbosc ne sont pourtant pas forcément blâmables. Ils ont essayé de tourner en France. Leur calcul était simple : sur les 61,24 millions du film, entre dix et douze venaient des aides automatiques du Centre national du cinéma (CNC). Celles-ci sont fonction des droits accumulés des producteurs et des distributeurs : plus un film marche, plus il ramène de taxes, plus sa cagnotte pour le film suivant augmente. Et lorsqu'ils...

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