Regain des opérations dans les "green tech"

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Avec 2,9 milliards d'euros, les montants des deals à l'international sont trois fois plus élevés qu'en 2009 et, en France, les 208,5 millions d'euros pèsent quinze fois plus qu'il y a un an.

Depuis le début 2010, le secteur « green » est plus bouillonnant que jamais. A l'international, où l'on recense 35 grosses levées de fonds et fusions-acquisitions pour 2,9 milliards d'euros, les opérations les plus importantes du trimestre concernent le rachat du groupe de transmissions électriques allemand 50Hertz par le belge Elia, la très grosse entrée en Bourse de Sensata, l'ancienne filiale de Texas Instruments spécialisée dans les capteurs, et une nouvelle levée de fonds de Better Place, le spécialiste des stations de recharge pour voitures électriques.

Le solaire reste le secteur le plus actif, avec 25 % des transactions, en particulier les équipementiers. Ainsi, l'américain SunPower rachète le développeur solaire italo-maltais SunRay, et Solutia met la main sur le spécialiste allemand des encapsulants pour panneaux solaires, Etimex. Les autres secteurs des « cleantech » (éolien ? notamment navires-installateurs pour éolien offshore ?, voitures électriques, « smartgrid » et efficacité énergétique) se répartissent assez équitablement le reste des fonds.

Pour le deuxième trimestre, les investisseurs s'attendent à un festival d'introductions en Bourse de stars du solaire et de l'éolien. Aux états-Unis, on parle principalement de Solyndra (tubes solaires), Codexis (biocarburants), Tesla (voitures électriques) et Silver Spring Networks (compteurs intelligents).

En Europe, la compagnie italienne Enel veut coter ses activités d'énergie verte (ce qui pourrait être la plus grosse introduction européenne depuis des années) et le développeur solaire britannique Engyco, qui fait ses emplettes dans les parcs solaires de Méditerranée, veut lever 1  milliard d'euros à la Bourse de Londres.

En Chine, plusieurs groupes, dont Sinovel et Goldwind dans l'éolien, préparent leur cotation sur les Bourses de Shanghai ou Hong Kong.

Séduits par les subventions

En France également, les cleantech attirent toujours plus les investisseurs, notamment les fonds d'investissement généralistes séduits par des subventions et une réglementation favorable, qui concurrencent les fonds spécialisés. Mais le deal le plus important du trimestre est le rachat par Areva de l'américain Ausra, spécialiste du solaire thermique.

Et, malgré les inquiétudes sur le développement de l'éolien en raison du durcissement de la réglementation préconisé par le rapport parlementaire de la Mission Ollier ainsi que les incertitudes sur le solaire avec les nouveaux tarifs d'achat moins favorables à certains types d'installations, les énergies renouvelables restent le secteur vedette des fusions-acquisitions, avec plus de la moitié des deals signés.

La biomasse, soutenue par la création d'un tarif d'achat spécifique, le développement des appels d'offre et l'importance des réserves forestières du pays se distingue aussi avec trois levées de fonds. Dans les transports, le groupe familial de carrosserie Gruau (diversification dans les utilitaires électriques) et la société SP3H (capteurs limitant la consommation et les émissions de CO2 des carburants) lèvent des fonds.

Aucune entreprise française des « cleantech » ne s'est aventurée en Bourse cette année, mais plusieurs introductions sont annoncées ces prochaines semaines, comme Deinove (biocarburants) ou Windeo (mini-éolien).

 

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