La jeune chercheuse du CEA-Leti Juliette Simon vient de concevoir un biocapteur qui se veut révolutionnaire, dans le cadre du projet SmartRepro, mené par le CEA-Leti et l'Institut national de la recherche agronomique (INRAE), Ce capteur permet de détecter en temps réel la période de chaleurs des vaches.
Son principe ? Il s'agit d'un patch auriculaire et indolore, qui repère les fluctuations hormonales chez les vaches et permet ainsi aux éleveurs de déceler avec une avance allant jusqu'à 48h, la période optimale pour l'insémination.
"Sur ce projet de recherche, nous devions répondre à une problématique pour laquelle il existe déjà des outils moins précis."
Jusqu'ici, les éleveurs choisissaient la date d'insémination en observant le comportement des vaches. La taille de plus en plus importante des troupeaux rend cette activité chronophage.
De plus, la modification de comportement juste avant l'ovulation se fait plus discrète chez les vaches à fort potentiel laitier, plus nombreuses aujourd'hui. Identifier facilement et avec succès la date d'ovulation sécuriserait ainsi les inséminations artificielles et par conséquent les résultats économiques des exploitations.
Le projet de la thèse de Juliette Simon, porté par l'INRAE, VetAgro Sup et le CEA, était ainsi de créer un premier prototype de monitoring des hormones de la reproduction, sous forme d'un patch, posé sur l'oreille des bovins. Il devient ainsi capable de mesurer les concentrations en hormones au cours du cycle ovarien, à partir de prélèvements de fluides interstitiels. Ce dispositif est en mesure de prédire une ovulation et d'en avertir l'éleveur.